Cette page reprend une partie des bâtiments remarquables se trouvant sur le trajet de la ligne 25 du tramway de Bruxelles.
Historique et Développement du tracé
La ligne 25 de Bruxelles est une ligne de tramway récente. En effet, sa création date de 2007, dans le cadre de la quatrième phase de restructuration du réseau de la STIB. La ligne relie, aujourd’hui, Boondael Gare à Ixelles à Rogier, et ce, en empruntant l’axe de la grande ceinture avec un passage souterrain. Cette ligne remplace l’ancienne ligne de tram 90, qui reliait Rogier à la Gare du Midi.
En , interrogé au parlement bruxellois, le ministre régional de la Mobilité confirme qu’une déviation de la ligne 25 est à l’étude. En effet, la Région bruxelloise voudrait améliorer la desserte en transports publics du quartier Meiser étant donné qu’il sera en plein développement ces prochaines années. Dans ce contexte, Bruxelles Mobilité et la STIB étudient différentes possibilités. Dans le but d’augmenter la fréquence et la desserte de la ligne 7, une piste viserait à isoler cette ligne et cela impliquerait la déviation d’autres lignes qui circulent sur le même trajet, dont la ligne 25. Cependant, ce scénario inquiète car la ligne 25 constitue la seule liaison directe entre l’ULB et la gare d’Etterbeek. Actuellement, la STIB et le ministre de la mobilité insistent sur le fait qu’il s’agit du début de la réflexion et d’une option parmi d’autres.
Le trajet en tram de la Place Rogier au Bois de la Cambre a eu plusieurs formes différentes dans le temps. L'évolution urbaine de la ville le long de ces itinéraires est décrite ci-dessous dans la forme d'une série de bâtiments remarquables, se trouvant là ou les trams passent, ou passaient.
Architecture autour de la ligne 25 (Rogier - Boondael Gare)
Centre International Rogier (Tour Martini)
vignette|Centre International Rogier lors de sa construction en 1957-1958|alt=
Construit en 1961 et détruit en 2002
Place Rogier, Saint-Josse-ten-Noode
Semi public
Résidentiel
Après le rachat et la démolition de la Gare du Nord en 1957, le Centre International Rogier, également connu sous le nom de « Tour Martini », est construit selon les plans des architectes Jacques Cuisinier et Serge Lebrun. Les intérieurs sont dessinés par le designer Jules Wabbes, et l’Architecte André Jacqmain. La Tour Martini est le premier bâtiment en Europe à dépasser les de hauteur. Plutôt qu’un monolithe, il s’agit d’un ensemble de quatre volumes. La base comporte, à l’origine, des commerces et des parkings. Aux étages, du côté de la place Rogier, se trouve une tour de bureaux et du côté de la gare du Nord, se trouve une barre de logements à . Les deux entités sont reliées par un théâtre à deux salles. Les appartements de standing bénéficient d’une vue vers l’Est, sur le Botanique, et vers l’Ouest sur la Basilique de Koekelberg, et même l’Atomium. En 1958, le site du Heysel étant occupé par l’Expo 58, General Motors demande à louer le niveau supérieur du parking pour y tenir leur salon de l’auto : c’est le début du CIR comme lieu d’événement. En effet, des expositions automobiles, de maroquinerie, et d’autres produits s’y tiennent fréquemment. Une salle de fête, la salle Vinci, est construite a posteriori pour accueillir de grands bals, et une galerie est installée au rez, dans un espace parking réaffecté. Le siège belge de la société Martini s’installe dans la tour de bureaux dès le départ, et l’enseigne Martini est placée au-dessus, ce qui donne son nom à la tour. Plus tard, l’enseigne Martini est remplacée par l’étoile de Mercedes-Benz. Cependant, durant les années 1980, de plus en plus d’appartements sont illégalement convertis en bureau sous la pression immobilière, les événements se font moins fréquents, et les promoteurs commencent à racheter le bâtiment unité par unité. Les lieux se vident et se dégradent peu-à-peu par manque d’entretien. Une demande de classement n’aboutit nulle part. La tour finira par être détruite en 2002 dans le but de faire place à la tour Rogier (tour Dexia / tour Belfius). Le bâtiment constitue un repère dans la ville, qui était l’aboutissement des voies commerçantes du centre-ville dans un lieu dynamique intégrant commerce, culture, travail et logement.
Tour Rogier
vignette|Tour Rogier|alt=
Construit entre 2003 et 2006
Place Rogier, Saint-Josse-Ten-Noode
Privé
Bureau
À la place de la Tour Martini, la tour de bureaux Rogier est projetée par le bureau d’architectes Jaspers-Eyers. Dexia (maintenant Belfius) rachète le projet et charge le bureau Jaspers-Eyers du projet, en collaboration avec le bureau d’ingénieurs Samyn & Partners.
Selon les architectes, l’intégration avec les tours Belgacom et celles de la rue Saint-Lazare, à l’arrière du projet, est un enjeu important dès la conception. Par rapport au Centre International Rogier, la superficie habitable est doublée à cent vingt mille mètres carrés. La tour Rogier compte huit étages de plus et est vingt mètres plus haut que le Centre International Rogier. Avec ses trente-huit étages (et cinq niveaux souterrains) et cent trente-sept mètres de haut, c’est la quatrième tour la plus haute de Bruxelles.
Le projet initial, rejeté pour raison de sa hauteur excessive, propose une nouvelle tour de cent septante-neuf mètres de haut. La construction débute en 2003 et elle est délivrée en 2006. Le long de la rue du Progrès, une arcade piétonne protège l’entrée de la filiale Belfius, seule activité accessible au public dans la tour à l’opposé du Centre International Rogier, la tour Rogier se développe en un volume unique, massif et mono fonctionnel. Le reste du bâtiment est entièrement consacré aux bureaux de Belfius, dont la tour Rogier est le siège. Dans la façade rideau, des LEDs de couleurs sont intégrés et, la nuit, l’allumage des LEDs est contrôlé par ordinateur pour créer des motifs et mouvements lumineux divers sur la façade. Cette intervention donne au bâtiment une visibilité encore plus forte de nuit que de jour.
Hôtel Albert
vignette|Hôtel Albert 1er|alt=
Construit en 1927 par l’architecte Michel Polak.
Saint-Josse-ten-Noode à la Place Charles Rogier 17-21 & Rue Saint- Lazare 20
Semi-privé
Hôtelier
Le bâtiment Art Déco a été construit entre 1927 et 1928 par Michel Polak. La façade possède 6 travées et 9 niveaux, comprenant une mezzanine et une cave place Rogier. L’entrée (aujourd’hui condamnée) se situe sur la travée d’angle, qui est elle-même plus élancée avec un étage supplémentaire, formant une tour d’angle avec une toiture en dôme. Les quatre travées centrales donnant sur la place sont en encorbellement, et reposent sur cinq consoles monumentales au deuxième étage. La pierre blanche a été utilisée au rez-de-chaussée, et des éléments de pierre bleue sont présents aux différents étages. Des balcons en fer forgé travaillé ornent plusieurs fenêtres. Les baies sont rectangulaires, simples ou jumelées. Des bow-windows (de l’anglais bow (arc) et window (fenêtre) sont présentes alternativement sur un ou deux étages : ces éléments en surplomb s’intègrent par leur plan cintré à la façade. Entre 1987 et 1988, l’intérieur de l’hôtel a été entièrement restauré et l’aménagement d’origine n’a pas été conservée.
Tour des Finances
vignette|Tour des Finances|alt=
Construit entre 1968 et 1972
Boulevard du Botanique 50/175 à Bruxelles-Ville
Semi public
Administratif
Conçue à la fin des années 1960, la tour des finances vient terminer la cité administrative dont la construction commence en 1958. Sur un terrain à forte pente, une tour de de haut est projetée par Hugo van Kuyck, Marcel Lambrichs et Léon Stynen.
Les travaux débutent en 1968, avec la construction des fondations, profondes de , et du socle, qui couvre la différence de niveau de et comprend les parkings. La proximité de la jonction nord-midi et la présence d’eau dans le sol compliquent ces travaux, qui durent jusqu’en 1972. Une fois la construction de la tour même entamée, le chantier est interrompu à cause de problèmes budgétaires du gouvernement belge en 1974. Ce n’est que quatre ans plus tard que, les budgets débloqués, les travaux continuent jusqu’à l’achèvement de l’ensemble en 1982. Avec ses et son empreinte au sol de , la tour des finances compte un total de presque de surface de plancher, ce qui en fait la tour de bureaux avec le plus de surface de plancher de Bruxelles. La structure est construite en béton armé, le volume principal, un parallélépipède rectangle contenant les bureaux, présente, en 1983, une façade rideau relativement uniforme.
L’utilisation de vitres plus foncées pour les premiers et derniers étages renforce visuellement la largeur du bâtiment. Les circulations verticales se retrouvent dans un plus étroit volume en V au centre de la façade arrière du bâtiment, celui-ci en béton armé apparent. Le plan initial prévoyait de le recouvrir avec du marbre. En 2001 le gouvernement vend le bâtiment, déjà obsolète, à Breevast, une entreprise de promotion immobilière néerlandaise, qui entreprend la rénovation totale du bâtiment avec le bureau Jaspers-Eyers. Les travaux s’effectuent entre 2005 à 2008. La tour d’ascenseur est démolie, de nouveaux ascenseurs sont créés à l’intérieur du volume principal, et l’entièreté des façades est remplacé, et le nouveau revêtement comprend un motif de traits blancs verticaux qui accentue la verticalité du volume. Depuis la rénovation, le bâtiment est loué par le gouvernement, pour 4.600 fonctionnaires du SPF Finances, 1.600 de plus qu’avant la rénovation.
Ancien observatoire royal de Bruxelles
Construit en 1832, agrandi en 1990
Place Quetelet 7, Saint-Josse-ten-Noode
Semi public
Bureau
Originellement conçu par l’Architecte Auguste Payen sur les ordres du Roi des Pays-Bas, l’ancien observatoire est encore en construction au moment de l’indépendance de la Belgique, et en 1832, l’observatoire belge est achevé. Le terrain le long de la place Quetelet fait partie des anciennes fortifications Bruxelloises. L’observatoire est composé de deux volumes rectangulaires à deux niveaux de style néo-classique de trois travées sur les façades Nord et Sud, de cinq sur les façades Est et Ouest. Les deux volumes sont reliées par une galerie couverte.
Pendant plusieurs décennies c’est un haut lieux de l’Astronomie et du monde scientifique belge. C’est pourquoi les toitures originelles comportaient des tourelles tournantes permettant d’observer les astres. Finalement, il est supplanté en 1891 par l’observatoire d’Uccle, et abandonné. En 1921, les jardins sont transformés et ouverts au public. Ce n’est qu’en 1990 que le bâtiment est réaffecté. Des nouvelles toitures en mansarde sont alors construites, et un niveau est rajouté à la galerie qui en compte maintenant deux.
Depuis sa reconversion en bureau, le bâtiment abrite une série d’administrations et de services de la Région Bruxelles Capitale. Récemment, ‘Homegrade’ (un service pour l’amélioration du logement particulier) a investi les lieux.
Maison communale de Saint-Josse-ten-Noode
vignette|Maison Communale St. Josse|alt=
Construit en 1849 et racheté en 1868. : nouvelle maison. 1908/1967 : agrandissement
Avenue de l’Astronomie 13 et Rue de Bériot 2-2a-4, Saint-Josse-ten-Noode
Public
Administration