L'histoire de la versification russe est relativement courte, et les premiers œuvres en vers se rattachant à la littérature russe datent de la seconde moitié du . Elle a fait appel successivement à trois types de vers, le vers syllabique, le vers syllabo-tonique, et le vers tonique, qui coexistent encore actuellement.

À côté de la poésie savante s'est aussi développée un poésie populaire, faite de poèmes épiques et de chansons. Sa structure rythmique, qui repose sur des groupes accentuels, la rapproche du vers tonique.

Vers syllabique

Historique Les premières formes de poésie savante que l'on puisse rattacher à la littérature russe remontent au . Elles utilisent le vieux slave d'église, et sont caractérisées par un nombre fixe de syllabes. Elles disparaissent rapidement, la poésie est absente de la littérature du Moyen Âge, et le vers ne réapparaît qu'au début du . Ces vers se caractérisent uniquement par le recours à la rime, toujours plate, sans que le nombre des syllabes ne soit fixe. Cette forme semble être un emprunt à la poésie ukrainienne.

Les vers syllabiques apparaissent vers le milieu du . Leur origine est polonaise. Ces vers se caractérisent par un nombre de syllabes fixes, une césure et une rime obligatoirement féminine, c'est-à-dire où l'accent tombe sur l'avant dernière syllabe. La distribution des accents n'y joue sinon aucun rôle, et l'accent est affaibli lors de la lecture des vers, faite à une cadence monotone. Elle est écrite en slavon d'église. Cette forme poétique ne survit que jusqu'au tiers du .

Apogée

L'œuvre du premier poète de cour russe, Siméon de Polotsk (1629-1680) comporte plus de cinquante mille vers syllabiques, en majorité des vers de 13 syllabes, pendants polonais de l'alexandrin, avec une césure après la septième syllabe. La deuxième partie du vers peut comporter une cadence rythmique régulière, de type trochaïque.

À la fin du , le poète (fin des années 1640-1717) est l'auteur d'une encyclopédie rimée, Polis, dans laquelle il recourt à des vers de 8 syllabes, scindées en deux parties égales.

Antioche Cantemir (1708-1744) est un maître de cette poésie syllabique. Il utilise le plus souvent un vers de 13 syllabes, auquel il donne une plus grande souplesse, avec une césure uniformisée, et une distribution plus cadencée des accents dans le vers, en plaçant par exemple la césure après une syllabe accentuée.

Portée La poésie syllabique russe disparaît vers 1740. Elle n'a pas été sans influence sur les formes poétiques qui suivront, au et au début du . Boris Unbegaun considère que c'est à elle que l'on doit .

Vers syllabo-tonique

Vers tonique

Vers libre

Poésie populaire

Notes et références

Annexes

Bibliographie En français

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En anglais

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Articles connexes Versification Dolnik (versification) Taktovik Vers russe accentué Vers russe libéré

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