Cette page reprend une partie des bâtiments remarquables se trouvant sur le trajet de la ligne 3 du tramway de Bruxelles.
Historique et développement du tracé La ligne du tram 3 de Bruxelles a été créée en septembre 2000, en tant que prolongement de la ligne 23 (qui reliait alors le plateau du Heysel à Churchill) toutefois sans modification conséquente de celle-ci. La ligne 3 relie Esplanade à Churchill en empruntant l’axe prémétro Nord-Sud, le tout comprenant 25 arrêts à travers la ville. Elle a partagé son parcours avec les lignes 23 et 56, et dépassait les au total, ce qui était le record de longueur dans l’histoire du tramway de BruxellesMusée des transports urbains, interurbains et ruraux, AMTUIR : Les tramways européens en 1950-1960, Bruxelles/Brussel, site internet (https://amtuir.org/05_htu_tw_etrangers/bruxelles/texte_hist_bx.htm), consultation le 10/12/18.. Cette ligne a permis de faire face à des surcharges d’usagers présentes au sein de l’axe Nord-Sud entre autres. La ligne 3 reprend le nord de l’axe Nord-Sud anciennement desservi par la ligne 52. Ainsi la ligne 3 est considérée au même titre que la ligne 4 comme une ligne forte du réseau métro/tram rapide bruxellois mis en œuvre au travers du schéma directeur et du plan tram. Elle fut remise en service depuis le . La plus grande partie de cette ligne est en prémétro ou en site propre, ce qui permet à la fois d'éviter les embouteillages et de garantir une desserte régulière à fréquence élevée, y compris aux heures de pointeSTIB, La STIB sans limites, site internet (https://stibstories.be/2015/05/05/stib-photos-avant-apres/), consultation le 10/12/18..
Architecture autour de la ligne 3 (Esplanade - Churchill) Palais des expositions
vignette|Palais des Expositions
1930 -1935 Avenue Houba de Strooper 692, 1020 Laeken Public Lieu culturel
Construits à l’occasion de l’exposition universelle de 1935, les Palais des Expositions couvrent actuellement une surface totale de répartis sur s’articulant autour de la place du centenaire. Ceux-ci sont également inaugurés à l’occasion du centenaire du pays. Á l’origine, Léopold II était à l’initiative du développement des du site du Heysel. À sa mort, ses propriétés furent cédées à l’État belge qui décida du plateau du Heysel comme site afin d’y accueillir l’exposition de 1935. Joseph Van Neck est nommé architecte en chef de la Société de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles. Véritable laboratoire d’expérimentations, nombreuses furent les innovations constructives et d’architecturales à y voir le jour. Le complexe présente un style Art déco développé lors de l’entre deux guerres. Le bâtiment principal, appelé plus communément le grand palais, couvre une superficie de . Celui-ci fait preuve de nombreuses prouesses techniques, la portée des douze arcs de la structure du hall principal s’étend ainsi sur pas moins de . Cette structure en béton armé se déploie comme un immense vaisseau recouvert d’une verrière disposée en gradins de manière à apporter un maximum de lumièreT. Coomans, Le Heysel et les expositions universelles de 1935 et 1958, 1994, Bruxelles : Solibel Edition. La façade principale est dotée de quatre pilastres rappelant la colonne du Congrès, qui sont eux-mêmes couronnés de quatre statues en bronze de plus de de hauteur symbolisant le progrès technique observé par la Belgique : la navigation, la traction à vapeur, la traction hippomobile et l’aviation. Victor Bourgeois soigna l’aménagement intérieur selon le thème de la gare modèle.
Á l’occasion de l’exposition universelle de 1958, le site fut conservé, le complexe légèrement agrandi et la façade principale du grand palais fut momentanément transformée par les architectes Jacques Dupuis et Albert Bontridder afin de correspondre à l’épanouissement des années 1950. Aujourd’hui, le complexe accueille plus d’une centaine d’événements dont le Salon de l’Auto ou encore Batibouw, attirant environ 2,5 millions de visiteurs à l’annéeP.-L. Flouquet, Heysel 1935 ou propos sur les expositions, dans « Batir », 1935, Bruxelles: éd. H. HIRSCH de la MAR 30, 207p..
Pavillon chinois
vignette |Pavillon chinois.
1901-1910 Avenue Van Praet, 1020 Laeken Public Fabrique de jardin
L’idée de ce complexe asiatique du parc d’Osseghem nait lors de l’exposition universelle de Paris de 1900. Léopold II y assista et fut fort inspiré par la tour japonaise présente lors de celle-ci. Il décida d’en faire réaliser une semblable au domaine de Laeken et commanda au même architecte, Alexandre Marcel, la construction du pavillon chinois ainsi que celle de la tour japonaise. En effet, il avait pour but de présenter ces cultures méconnues afin de stimuler d’éventuels marchés et intérêts commerciaux. La tour japonaise fut construite entre 1901 et 1904. Elle présente une hauteur de composée de six étages. La construction suivit les règles de l’art japonais ne présentant aucun clou à l’assemblage. Une partie de l’élaboration des éléments ornementaux dont les bois sculptés fut confiée à de réels artisans japonais. D’autres artistes européens furent chargés d’une autre partie comme celle des vitraux de l’escalier confectionnés par Jacques GallandThierry Demey, Le domaine royal de Laeken, s.d., Bruxelles : Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale. En ce qui concerne le pavillon chinois, il fut construit quelques années plus tard et accueillit momentanément un restaurant de luxe, mais sans succès. Comme la tour japonaise, certains éléments décoratifs dont la façade polychrome en bois sculpté, proviennent également de Shanghai par souci d’authenticité. Pour l’aménagement intérieur d’appropriation européenne, il est plutôt question du style « chinoiserie » en vogue dans les palais européens du . On y trouve des lustres et des peintures murales aux motifs chinoisDiane Hennebert, Bruxelles revisitée, 2002, Bruxelles: Renaissance Du Livre. Fin du siècle dernier, le pavillon bénéficia d’une rénovation complète en vue d’Europalia Japon grâce à l’aide de l’Institut royal du Patrimoine artistique.
Serres royales de Laeken
vignette|Serres royales de Laeken.
1873-1903 Avenue du Parc royal, 1020 Laeken Public Serres
L’idée d’un jardin d’hiver dans le domaine de Laeken germe dans l’esprit de Léopold II à une époque où un véritable phénomène de mode en architecture voit le jour le Crystal Palace à Londres, le Palais des glaces () à Munich grâce aux nouvelles techniques industrielles du travail de la fonte et de l’acier. Conçu comme un symbole de pouvoir colonial royal au Congo belge, Léopold II envisageait ce projet comme un espace multifonctionnel destiné à recevoir et impressionner tout en faisant la promotion de l’industrie belge.
L’architecte Alphonse Balat est chargé du projet. Il s’agit d’un ensemble de serres et de couloirs couvrant une superficie totale d’1,5 hectare dont le style est qualifié comme étant précurseur de l’Art nouveau. Le Jardin d’hiver - le cœur du projet - consiste en une rotonde de de diamètre pour de haut, ce qui lui permit d’accueillir plusieurs types de palmiers. Couronnée d’une lanterne, la verrière en forme de coupole repose sur 36 piliers de style dorique. Le jardin d’hiver communique via deux galeries avec la serre du Congo et l’orangerie. Celle-ci fut légèrement transformée depuis sa construction sous Guillaume I en 1817. La serre de l’embarcadère reliée à la serre du Congo fait office de hall d’accueil, elle est de forme longitudinale et couverte d’une voute en berceau. Le plateau des palmiers - deuxième partie du complexe composé de la serre des palmiers ainsi que de l’église de fer - est situé au bord de la propriété. L’église de fer présente un plan d’église en croix byzantine à sept chapelles rayonnantes coiffée d’une coupole octogonale.
Le chauffage de cette ville de verre est assuré par quatorze chaudières alimentant un réseau de de tuyaux. Les cheminées de chaudières font d’ailleurs partie de la composition par leur intégration décorativeEdgard Goedleven, Les serres royales de Laeken, 1988 , Bruxelles : Duculot, Inbel. Chaque année au printemps, les serres sont ouvertes au public pendant selon les souhaits de Léopold II.
Familistère Godin de Laeken
vignette|Familistère Godin de Laeken
1880 - 1888 Boulevard Lambermont 1, 1000 Laeken Privé Logement
Le familistère de Laeken se situe le long du canal de Willebroeck, dans le nord de la capitale. C’est grâce à l’émergence des utopies socialistes développées par les philosophes Robert Owen et Charles Fourier que des modèles d’architecture tel que le familistère de Godin voient le jour. Il s’agit d’un phalanstère, lieu promu par des industriels idéalistes destiné à accueillir une communauté avec tous les éléments nécessaires à son bon fonctionnement en vue d’’améliorer les conditions de vies des travailleurs au sein d’un site industriel. Il se présentait comme l’expérimentation d’un palais social pour une société industrielle marquant une transition urbaine entre le parc et la ville. Le familistère était destiné à accueillir les familles d’ouvriers répartis dans un total de 72 appartements agencés autour d’une cour centrale afin d’y organiser des activités collectives. La surface des pièces était de avec une hauteur sous plafond de . On pouvait trouver des espaces culturels et de commerce au rez-de-chaussée tels des bibliothèques, des magasins et des cafés. L’air, l’espace et la lumière étaient considéré comme des besoins humains essentiels au sein de ce projet. Une attention particulière a donc été apporté à la luminosité grâce au patio central couvert d’une verrière. Afin d’éviter l’effet de serre de celle-ci, un système de climatisation permettait de faire pénétrer l’air par le sous sol via des bouches de ventilation, ce qui créait une réserve d’air frais pour l’été et chaud pour l’hiver. Le bâtiment perd sa fonction à partir de 1968. Un projet de reconversion en hôtel d’entreprise voit le jour, cependant il échoua. Vingt années plus tard, en 1988, seul le bâtiment du familistère fut classé contrairement à l’usine dont il était dépendant. Aujourd’hui le bâtiment appartient au centre public d’association sociale de Bruxelles et fut mis en vente en 2018Michel Lallement, Le travail de l’utopie. Godin et le Familistère de Guise, , 2009, Paris: Les Belles LettresSybille Valcke, Les anciennes usines Godin à Bruxelles, dans « Bruxelles patrimoine », numéro 8, 2013, Bruxelles: Direction des Monuments et des Sites, 12p..
Gare du Nord
vignette|Gare du Nord
1952 Rue du Progrès 76, 1030 Schaerbeek Public Gare ferroviaire