Cette page reprend une partie des bâtiments remarquables se trouvant sur le trajet de la ligne 7 du tramway de Bruxelles.

Historique et développement du tracé

La ligne 7 du tramway de Bruxelles a été mise en service le . À l’origine elle était scindée en deux lignes, la 23 et 24, créée respectivement le et le . La ligne relie Vanderkindere, au plateau du Heysel via Montgomery grâce à l’axe de la grande ceinture.

Les trams de la STIB y circulent entre 5h et 1h du matin, tous les jours, et ce sur tout le parcours. Le temps du trajet est de 50 min grâce aux tunnels (prémétro). Le matériel roulant est principalement « T4000 » et exceptionnellement « T3000 », les deux modèles de tram ont été construits par la firme Bombardier « Flexity Outlook ».

La ligne part de la place Vanderkindere, aussi desservie par les trams 3, 4 et 92. Elle remonte ensuite l’avenue Winston Churchill pour ensuite marquer un arrêt au rond-point Churchill, qui est le terminus du tram 3. Elle passe par la suite par une partie de la chaussée de Waterloo pour desservir « Bascule » avant d’emprunter l’avenue Legrand et de s’arrêter au niveau de l’avenue Louise où l’on trouve en correspondance les trams 93 et 8. De là, la ligne 7 prend le même itinéraire que la ligne 8 jusqu’à Buyl en passant par le boulevard de La Cambre ainsi que le carrefour (Cambre Étoile). Les trams 8 et 7 se séparent ensuite et la ligne 25 vient renforcer la ligne 7 sur le boulevard Général Jacques. Sur cette grande artère, elle dessert la gare d’Etterbeek, Arsenal et la station Pétillon ou on trouve la correspondance avec le métro 5. Les trams empruntent les tunnels de l’axe de la grande ceinture pour desservir les stations Boileau et Montgomery. Avant de ressortir à hauteur de la place Meiser, elle dessert Georges Henri et Diamant endroit où se séparent la ligne 25 de la ligne 7. Les trams 7 empruntent ensuite le boulevard Lambermont jusqu’au shopping center « Docks »La ligne 7 et la ligne 3 se rejoignent sur le carrefour Van Praet. Après quoi, la ligne s’engouffre à nouveau dans un tunnel en service depuis le . Elle longe ensuite l’avenue des Croix du Feu ainsi que le domaine royal de Laeken. Elle arrive à De Wand, lieu créé à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958. De nouveau, elle prend un tunnel qui passe sous le parc de Laeken pour arriver à la place Saint Lambert où se trouve l’arrêt du Centenaire. Enfin, elle remonte vers le terminus de la ligne, la station « Heysel » .

En termes d’infrastructure, les voiries qui accueillent le tram 7 étaient présentes bien avant la création de celui-ci. Elles datent de 1923, année de l'inauguration de la ligne 23 lors de laquelle des travaux ont été réalisés afin de permettre un trafic ferroviaire notamment sur de grands axes comme le boulevard Général Jacques.

Dans un même temps, on remarque l’apparition de nombreux lieux publics comme des cafés ou des restaurants sur ce boulevard qui était jusque-là principalement militaire ou résidentiel. Le quartier se développe également autour des universités (ULB et VUB) qui favoriseront l’apparition de nouvelles lignes de tram et de ce fait d’autres travaux, notamment en 2007 pour installer la ligne du 25 et en 2018 pour réhabiliter les routes et les trottoirs du tronçon entre l’avenue des Saisons et l’avenue de la Couronne. Le Boulevard Lambermont aussi connaitra des travaux en 1910 et 1914, mais ce sera qu’en 1923 que la propriété sera achevée et remise à l’état pour l’incorporer dans la Grande Voirie. Le boulevard fait alors de large avec un espace central de . De chaque côté de cette partie centrale, nous avons deux voies. Les voies côté parc sont celles qui contiennent les rails pour le tram. Une fois passé le pont Van Praet où l’on peut localiser le centre commercial « Docks », on peut remarquer lorsqu’on regarde les anciennes cartes du site Urbis que le reste était du domaine agricole. Tout le secteur a connu d’énormes changements notamment avec l’arrivée de l’expo 58. Le site est passé d’un paysage « rural » à un paysage « urbain » en l’espace de quelques années.

Architecture autour de la ligne 7 (Vanderkindere-Heysel)

Villa Pelseneer vignette|Villa Pelseneer. 1910 Avenue Winston Churchill , 1180 Uccle Privé Maison d’habitation

La villa Pelseneer est une maison d’habitation construite à l’époque avec deux autres maisons (53-55) à la demande du sénateur Max Lion, beau-père de Edouard Pelseneer l’architecte de cette maison. Aujourd’hui, il ne reste que la maison , les deux autres ont malheureusement été détruites. Le propriétaire actuel l’acheta en . C’est le que la Région de Bruxelles-Capitale décide de la classer, tant les façades extérieures que l’intérieur.

Edouard Pelseneer fait partie des plus grands représentants de l'Art nouveau, il est principalement actif à Bruxelles. La villa est d’ailleurs considérée comme une réalisation charnière dans sa carrière avec son style cottage avec un esprit Arts & Crafts. D’un point de vue esthétique, les façades offrent un jeu complexe de volumes qui forment une composition unie. On peut d’ailleurs remarquer que ce jeu de volumes se reflète dans l’agencement de la maison. L’intérieur et l’extérieur sont donc en accord ce qui rend le tout cohérent. Celle-ci retient particulièrement l’attention par le fait qu’elle possède actuellement le seul intérieur Art Nouveau encore bien conservé de Edouard Pelseneer.

De plus, la menuiserie et toute la boiserie ont été réalisées par l’entreprise Pelseneer. Aujourd’hui, située entre deux immeubles à appartements, elle est l’un des derniers bâtiments qui témoignent encore des habitations qui donnaient le caractère prestigieux de l’avenue Winston Churchill.

Maison Du Bois vignette|241x241px|Maison Du Bois. 1910 Avenue Winston Churchill , 1180 Uccle Privé Maison d’habitation

La maison se situe à l’angle de l'avenue Winston Churchill et de la rue Marianne. Elle a été conçue par l’architecte Jean-Baptiste Dewin.. L’enveloppe du bâtiment ainsi que certaines parties de l’intérieur sont aujourd’hui classées comme monument. On la remarque par le jeu dynamique des volumes qui s’emmêlent en façade ainsi que par la pluralité des formes, des ouvertures et des matériaux. Celle-ci est décorée de mosaïques colorées qui ont été restaurées en 2016-2017.

La restauration des mosaïques n’a pas été chose facile. Les panneaux de mosaïques étaient en piteux état, ils ne tenaient plus et présentaient des fissures. Leur restauration semblait impossible donc il a été décidé d’effectuer des répliques tout en restant fidèle aux panneaux originaux. C’est l’atelier de Mosaico Di Due qui s’est occupé de la restauration. La technique utilisée était de calquer les dessins avec précision sur du papier de mosaïque, les tesselles manquantes ont été taillées à la main et des recherches ont été effectuées pour trouver une couleur identique à celles d’origine. Après restauration, on les a remises en place dans les niches dans lesquelles elles étaient autrefois. D’autres mosaïques présentent en façades ont pu être restaurées in situ.

Jean-Baptiste Dewin, est un architecte belge actif à Bruxelles pendant la période Art Nouveau. Il est surtout connu pour ses constructions destinées à des fins médicales, mais aussi pour ses quelques immeubles d’habitations. Dewin utilise un langage ornemental composé de motifs qui représente le monde floral et animal, il l’exprime le plus souvent dans les mosaïques et le fer forgés pendant la période Art Nouveau et à travers la sculpture pendant la période Art Déco.

Ambassade d'Italie à Bruxelles vignette|Ambassade italienne de Bruxelles. 1910 Avenue Legrand 43, 1050 Ixelles Public Ambassade

L’ambassade est située entre des bâtiments de même style allant du à 45. Elle a été conçue par « Pierre Humbert – architectes (S.C.) – Paris ».

Le bâtiment qui a d'abord servi d'hôtel, présente un style éclectique aux caractéristiques classiques. Cet hôtel était à l’initial destiné au prince Pierre de Caraman Chimay et c’est seulement depuis 1919 que le bâtiment accueille l’ambassade d’Italie. L’avenue Legrand prend forme en 1871 grâce à la famille Legrand et la rue est soumise au plan particulier d’aménagement approuvé par l’arrêté royal du 07/07/1970 qui concerne l’avenue Louise et ses rues adjacentes.

La façade recouverte de pierre Française est remarquable par son côté sobre et imposant. Elle reprend les idées classiques comme un soubassement travaillé autrement que les étages supérieurs comme les refends ou encore la forme des fenêtres. On peut percevoir que les fenêtres du rez-de-chaussée présentent la forme d’un arc surbaissé tandis que celles du premier étage préfèrent des portes-fenêtres à arc en plein cintre et celles du deuxième sont rectangulaires. La façade affiche aussi des pilastres à Chapiteaux corinthiens qui viennent souligner les travées. D’un point de vue de l’aménagement, le bâtiment révèle encore les caractéristiques de l’hôtel comme au rez-dechaussée, les espaces réservés aux cuisines et aux locaux de services ou encore l’étage dit « noble » où l’on peut voir une enfilade de salons qui longent la façade avec une grande salle des banquets, côté jardin.

Les espaces intérieurs ont été incroyablement conservés et témoignent encore des éléments décoratifs d’origine au style néo-classique. En ce qui concerne le squelette de la bâtisse, on a utilisé le béton armé, une nouvelle technique à l'époque de la construction.

Bois de la Cambre vignette|Bois de la Cambre. 1840 Place Marie-José 12, 1050 Ixelles Public Parc

Le bois de La Cambre est une extension de la forêt de Soignes. Il se divise en deux parties; l’une est plus dense au niveau forestier et est connue pour la pelouse des Anglais et le ravin, l’autre présente le grand lac de six hectares avec au centre un îlot boisé qui accueille le Chalet Robinson auquel on accède grâce à une barque.

Appelé, sous l’ancien régime, bois de Heedge, il était jadis traversé par deux anciennes voies: le Dieweg et le Verkenweg qui permettait de regagner le dieweg depuis l’abbaye de La Cambre. Ce n’est que vers 1840 qu’on le nomme « bois de La Cambre », son nom provient du fait que sous l'ancien régime il était la possession de l’abbaye de la Cambre voisine. En 1844, Jean-Philippe De Jonckere et Jean-Baptiste Jourdan proposent une nouvelle avenue afin de mettre en valeur le quartier Louise. Cette voie relierait le quartier au bois de La Cambre qui sera connue comme une promenade publique. De cette initiative naîtra « l’avenue Louise » dont les travaux commenceront en 1860 (cité dans )..

Le , à la suite de négociations avec le Gouvernement, l’aménagement du bois est accepté. Dès lors, 4 projets sont présentés au conseil communal et c’est celui de Edouard Keilig qui est choisi. Il propose alors un style paysager à l’anglaise qui varie les vues, les scènes et les perspectives. Dès sa transformation, le parc a attisé les foules pour devenir l’endroit de promenade le plus populaire de la capitale; d’abord pour la haute classe sociale pour ensuite un public plus diversifié. Edouard Keiling supervisera le parc pendant près de 40 ans pour ensuite donner le relais à l’inspecteur des plantations de la Ville, Jules Buyssens. Enfin, en 2006, un permis d’urbanisme a été introduit pour la restauration du bois qui a été entre-temps classé. Les travaux ont pris fin en 2010.

Palais de la Cambre

vignette|Palais de la Cambre. 1930 Avenue Émile Duray 60-62, 64, 66, 68, 1050 Ixelles Privé Immeuble à appartements