Theresa Berkley ou Berkeley (morte en ) est une dominatrice anglaise du dirigeant sur Hallam Street, juste à l'est de Portland Place dans le quartier de Marylebone à Londres, une maison close spécialisée dans la flagellation.
On lui attribue l'invention du « chevalet de Berkley », un instrument de BDSM .
Carrière de dominatrice droite|vignette|Le chevalet de Berkley. Theresa Berkley tient une maison de passe de luxe au 28 Charlotte Street.Actuel 84–94 Hallam Street.. Elle est « gouvernante », c’est-à-dire qu’elle se spécialise dans l'application de châtiments, fessées, flagellations, etc.. Ses talents ès instruments de torture et sa discrétion absolue lui assurent une carrière rapide et lucrative auprès de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie de l'époque..
Elle invente le Berkley Horse, une sorte de chevalet : cet appareil aurait assuré sa fortune en lui permettant de fouetter des hommes et des femmes de la haute société d'alorsGeoffrey Leslie Simons, The Illustrated Book of Sexual Records, 1974, repr. Random House Value Publishing, 1983, , p. 125. À l'étage de son officine, elle fait installer un crochet et une poulie lui permettant de suspendre par les mains un homme au plafond..
Selon une source anonyme citée par Henry Spencer Ashbee :
Il ne subsiste pas de portrait de Theresa Berkley ; les descriptions évoquent une femme attirante, d'un fort tempérament. Un auteur dit d'elleCité dans Hurwood, B. J. The Golden Age of Erotica. :
Elle accepte parfois de se soumettre à certains clients, pour autant que ceux-ci soient disposés à en payer le prix. Quand leurs exigences deviennent trop grandes, elle employé plusieurs femmes à cet effetAu nombre desquelles des femmes répondant aux pseudonymes de Miss Ring, Hannah Jones, Sally Taylor, One-eyed Peg, Bauld-cunted Poll ainsi qu'une Noire surnommée Ebony Bet..
Sa renommée est telle qu'on lui attribue, probablement à tort, un roman pornographique contemporain, Exhibition of Female Flagellants..
Postérité Peu de temps après sa mort en 1836, son frère, missionnaire depuis 30 ans en Australie, arrive en Angleterre. Après avoir appris de quel commerce elle a tiré la propriété qu'elle lui lègue, il y renonce et retourne en Australie. Son auxiliaire médical et exécuteur testamentaire, le docteur Vance, refuse à son tour d'administrer le domaine, évalué à , qui revient finalement à la Couronne.
Ce docteur Vance aurait été en possession de sa correspondance, plusieurs boîtes contenant des lettres de la plus haute aristocratie, tant masculine que féminine, du pays. Ces lettres, si scandaleuses qu’on a prétendu qu’entre de mauvaises mains, elles auraient pu menacer le tissu même de la société, ont finalement été détruites.. Ses mémoires, car elle avait gardé tous ses documents, paraissent avoir subi le même sort. Ces papiers autobiographiques, également désignés sous le nom de Berkley Papers et cités dans plusieurs sources historiques, et dont la publication, sans les noms cités, sous le titre annoncé de The Autobiography of the late Theresa Berkley, of Charlotte St, Portland Place, containing anecdotes of the present Nobility, and others, devoted to erotic pleasures, with numerous platesAutobiographie de feu Theresa Berkley, de Charlotte St, Portland Place, contenant des anecdotes de la noblesse actuelle, et d’autres, consacrées aux plaisirs érotiques, avec de nombreuses planches., était impatiemment attendue, n’ont jamais vu le jour..
Notes et références Notes
Références
Bibliographie . . . . . . . . . . . .
Sources
Catégorie:Inventeur anglais Catégorie:Inventrice Catégorie:Décès en septembre 1836 Catégorie:Dominatrice