Henry Michaud, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et mort en déportation à Buchenwald (Allemagne) le , est un militaire français. Général de division aérienne, il est le premier chef d'état-major général des forces aériennes françaises de à .
Biographie
Famille Henry Gabriel Louis Michaud naît le à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Issu d'une famille de militaires, il est le fils d'Edmond Gaspard Michaud (1838-1907), général d'infanterie, et de Gabrielle Le Maistre (1840-1924). Son grand-père, Benoît Michaud (1899-1853), est également officier d'infanterie.
Formation Henry Michaud est élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr de 1893 à 1895 (promotion de Jeanne d'Arc).
Carrière militaire
Henry Michaud est d'abord affecté au régiment d'infanterie en 1895..
Breveté pilote le , il est affecté l'année suivante à l'Aéronautique militaire au sein du premier groupe d'aviation. Du au , il commande le régiment d'infanterie.
Il est blessé au début de la Première Guerre mondiale. Il intègre ensuite l'état-major du Groupe d'armées du Nord.
Dans les années 1920, il commande successivement le régiment d'aviation de bombardement, la brigade aéronautique et enfin la brigade de bombardement. Stagiaire du Centre des hautes études militaires en 1926-1927, il est promu général de brigade aérienne en .
De à , il commande la division aérienne. Promu général de division aérienne, Henry Michaud devient le premier chef d'état-major général des forces aériennes françaises de à et siège ensuite au Conseil supérieur de l'Air jusqu'en 1933.
Promu général d'armée aérienne en 1933, il exerce comme inspecteur général des Forces aériennes d'outre-mer d'avril à septembre de cette même année.
Retraite et résistance Henry Michaud est admis dans la section des officiers généraux en 1937.
À partir de , il s'engage dans l'Organisation de résistance de l'Armée, dont il devient chef de la région Nord. Le , il est arrêté par la Gestapo, interné puis déporté pour fait de résistance par le convoi parti le 15 août 1944 de Pantin (convoi I.264) au camp de concentration de Buchenwald, où il meurt le .
Reconnu mort pour la France, il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et la médaille de la Résistance à titre posthume.
Vie de famille Il épouse Madeleine Michelin (1883-1964) le 14 juin 1902 dans le . Le couple a trois enfants, dont postérité.
Décorations en 1934 (commandeur en 1926, officier en 1918, chevalier en 1913). ; (4 citations) ;
(décret du 15 octobre 1945).
Références
Voir aussi Bibliographie .
Articles connexes
Chef d'état-major général des forces aériennes Organisation de résistance de l'Armée Convoi des 57000
Liens externes
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