Aymar ou (v. 1180 - ), dit par commodité de Poitiers-Valentinois, est un seigneur, comte du Valentinois de la fin du et le début du , issu de la maison de Poitiers-Valentinois.

Biographie Origines Aymar ou AdhemarIl existe plusieurs orthographes occitanes, dont Aimar en vivaro-alpin (perte du -d- intervocalique) et Ademar ou Asemar dans le sud. En français, il y a des variantes comme Aymar, Adhémar, Azémar est le fils de de Poitiers et de sa seconde épouse Béatrix d'Albon, fille du comte ..

Seigneur Aymar de Poitiers est seigneur de Boulogne-en-Velay, de Saint-Vincent et de Barrès.

En 1186, il donne son assentiment lors d'une donation à Saint-Ruph. La même année, il accorde des droits au prieuré du Val-Sainte-Marie, en Royans.

Il est mentionné dans une donation aux côtés de son père, le ..

Participation à un Partimen Il est identifié comme l'un des trois interlocuteurs dans le partimen (tenson ou jeu parti), en langue d'oc, intitulé Senher n'Aymar, chauzetz de tres baros (), vers 1195-1196, aux côtés de Perdigon et Raimbaut de Vaqueiras... Ce tournoi poétique semble s'être dérouler à la cour d'Aymar..

Aymar est traité avec respect, Perdigon l'appelle mosenhor et Raimbaut senher n'Aymar.

Comte de Valentinois Il devient comte de Valentinois (Ademarus Pictaviensis comes Valentinus) à la suite de son père, qui meurt vers après , peut-être vers 1188/1189.

L'évêque de Valence Falcon le désigne comme noble "nobilis Ademarus de Peiteus"., dans un acte non daté (1188/95 ?).

En , , comte de Toulouse et de Provence, lui inféode le comté de Diois.. Cette même année, il accorde des droits aux habitants du Crest..

Aymar soutient le comte dans la croisade des Albigeois, mais en 1214, le duc le force à faire la paix avec , chef de la croisade. Deux ans plus tard, il reprend le combat, le Valentinois est envahi et dévasté. En 1217, lors de l'invasion de et des croisés sur le Valentinois, alors postés à Montélimar, ceux-ci assiègent Crest. Aymar participe à la défense de la ville :

En même temps, les croisés dévastent les châteaux et villages de Rochefort, Roche (sur-Grane), Autichamp, La Baume, Upie, La Rochette, Grane, Montmeyran, Vaunaveys et Montoison. Silvion, au nom de l'évêque de Die, livre son château aux troupes de Simon, mettant les soldats du comte dans l'incapacité de résister. Aymar et négocient une paix, et Simon promet de marier sa fille, Amicie de Montfort à l'un des fils du comte de Valentinois. Simon de Montfort oblige par ailleurs Aymar de Poitiers à se réconcilier avec l'évêque de Valence.

Mariage Avant 1197, il épouse Philippe (Philippa) de Fay, dame de Clerieu(x), fille de Guillaume-Jourdain, seigneur de Fay et Mézenc et de Mételline de Clerieu. Cette dernière lui apporte un nombre important de fiefs en Vivarais, Fay, Bretagne, Gunant, Montréal, Queyrières, Corance, La Forcade, Craneau, La Voulte, Charmagneu. Les actes démontrent qu'elle Philippe de Fay se plaint du comportement de son mari à son égard ainsi que ses tentatives d'ingérence dans ses terres.

Difficiles successions Son fils, Guillaume, meurt vers . Les années qui suivent sont notamment marquées par des querelles familiales. Le troubadour Guillem de Saint-Grégori parle d'avarice le concernant. Son petit-fils, Aymaret, semble avoir pris le contrôle du comté à partir de 1239, bien qu'il ne porte le titre qu'à la mort de son grand-père. La rupture entre les deux proviendrait d'un échange entre Aymaret et la famille de Pouzin datant du mois de . , en avril, reprend ses droits sur cette terre, ainsi que d'autres situées en rive droite du Rhône, et faire appel au comte contre son petit-fils. Aymaret est qualifié de rebelle dans un acte par le comte.

Chevalier (1897) observe qu'à la suite de cet acte, n'apparait plus dans les actes avec son titre, sans que l'on ne sache pourquoi. Son fils étant mort avant lui, c'est son petit-fils Aymaret (1226 † 1277), qui succède à la tête du comté à partir de 1239, mais ce dernier ne prendra le titre qu'à la mort d', sous le nom d'.

meurt vers l'année 1250.

Sa veuve, Philippe de Fay, dans son testament de 1246, lègue principalement ses biens en Vivarais aux enfants de sa fille Jausserande/Josserande qui a épousé d'Anduze, notamment la seigneurie de La Voulte ainsi que quatre autres terres en Vivarais à son petit-fils, Roger Bermond, ainsi que d'autres biens aux frères et sœurs de ce dernier.

En 1250, elle lègue à son autre petit-fils, Aymaret, Fay, Montréal, Queyrières, Mezenc, Chanéac, Chamberliac, La Roche-de-Glun et Clérieu. Toutefois, en raison d'une attitude qu'elle juge irrespectueuse, elle modifie son testament, la même année, puis la suivante, afin de léguer Clérieux à son petit-fils Roger Bermond d'Anduze. Sur cette part d'héritage, Roger Bermond préfère se dessaisir en faveur de Roger de Clérieu et son fils, craignant de ne pouvoir se défendre contre une action d'Aymaret. Cette disposition échouera puisque le nouveau comte entrera en possession de Clerieu.

Famille Vers 1196, Aymar épouse Philippe de Fay. Ils ont :

Semnoresse († avant ), seconde épouse de André Dauphin de Bourgogne ; Guillaume ( ) ∞ Flotte de Royans, fille de Ra(i)mbaud Bérenger, seigneur de Royans ; Jausserande/Josserande ( ou après), mariée vers 1219 à d'Anduze (1204 ), de Sauve, de Saint-Bonnet, de Largentière et de Lecques.

Références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Listes des comtes puis ducs de Valentinois Famille de Poitiers-Valentinois

, dont la notice consacrée à Aymar II de Poitiers.

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