Le Gaulois est un hebdomadaire littéraire et satirique français, publié à Bordeaux entre 1866 et 1869.
Histoire
Lancé le et paraissant tous les dimanches, Le Gaulois a ses bureaux au de la rue Saint-Sernin, à Bordeaux. Ses articles abordent de manière humoristique des sujets tels que la littérature, le théâtre ou le sport, le journal n'ayant pas demandé l'autorisation de traiter de questions politiques.
À partir du , daté du , le directeur-gérant est Paul Levraud, ancien rédacteur en chef de L'Homme grisÉdouard Féret, Statistique générale du département de la Gironde, t. III, partie, Bordeaux, 1889, .. Ayant donné sa démission le suivant, Levraud est remplacé par Lucien de MarsyLe Gaulois, 24 mars 1867, ..
Interrompue depuis le mois de , la publication reprend le , avec un nouveau format et, en première page, une caricature dessinée par Victor Collodion. Les nouvelles contraintes liées à ces changements compliquent la publication, qui ne se fait plus qu'une semaine sur deux après le . Pour compenser cette diminution du nombre de numéros, un nouveau journal hebdomadaire est créé, le Cadet-RousselLe Gaulois, 17 janvier 1869, ..
Si les premiers dessins de Collodion sont essentiellement des portraits-charge de personnalités locales du théâtre (Halanzier-Dufresnoy, Lambert, Robert Kemp, Martial Léglise, dit Bazas) et de la presse (Crugy), la politique y fait son apparition dès le , avec une caricature de Jules Simon. Cette dernière tendance s'accentue l'année suivante, suscitant ainsi les foudres de la censure impériale, notamment après la charge du , qui représente le célèbre polémiste républicain Henri Rochefort s’apprêtant à cogner sur une tête de turc à l'effigie de Napoléon III. Le , le gérant est ainsi condamné à 50 francs d'amende puis, deux jours plus tard, l'administration interdit la vente du Gaulois sur la voie publiqueLe Gaulois, 14 février 1869, .. Le , la préfecture censure une caricature de Jules Mirès et interdit au journal de la remplacer, en guise de protestation, par une page barbouillée de noir. La semaine suivante, Collodion se dessine donc lui-même, tenant la « une » refusée et s'éloignant sous la menace d'un rasoir géant symbolisant la censure. Quelques jours plus tôt, le Cadet-Roussel a été condamné pour diffamation à l'encontre d'une chanteuse de café-concert, Rose MarieLe Gaulois, 28 mars 1869, ..
Ces procédures ont raison du journal, dont la parution cesse après le numéro du .
La plupart des collaborateurs du Gaulois ont signé leurs textes avec des noms de plume. Si certains de ces derniers sont transparents (Paul Duarvel pour Levraud), d'autres restent plus énigmatiques (Paul Bell, Léon Dash, Gustave Escard, Francus, Alfred Gasck, Gringoire, Étienne Lousteau, Panurge, André Tristan...). L'un de ces rédacteurs est l'avocat Émile-Victor-Adolphe GarnierÉdouard Féret, Statistique générale du département de la Gironde, t. III, partie, Bordeaux, 1889, .. Henri Aimel, futur collaborateur du Don Quichotte, semble également avoir joué un rôle lors de la fondation du GauloisLéonce Praderon (dir.), Le Dossier de M. Aimelafille, député boulangiste de la Gironde, Bordeaux, L'Express, 1890, ..
Références
Voir aussi Liens externes
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