Les Renault ADP constituent un type d'anciens autorails construits par Renault, commandés par les réseaux de l'État, du P.O.-Midi et de l'Est en 1935-1936 mais finalement livrés à la SNCF en 1938 et 1939, correspondant aux séries et .

Ces dix-huit autorails puissants pour l'époque () mais au moteur fragile assurent pour certains un service sur des lignes difficiles du Massif central. Le dernier d'entre eux est réformé en 1974.

Genèse de l'autorail et commandes Le moteur à en V monté sur les Renault VH depuis 1933 donne toute satisfaction, mais sa puissance ( soit dans ses premires versions) se révèle limite pour exploiter dans de bonnes conditions des lignes au profil difficile. La solution proposée par Renault est la conception d'un nouveau moteur, le , doté de en V et développant une puissance de () à . Ce moteur tourne au banc d'essai à la mi-1935, et dès le mois de décembre de la même année il est installé sur un prototype où il se montre très performant en vitesse pure. Le prototype réalise un long voyage Paris - Nancy - Strasbourg - Mulhouse - Paris à la vitesse moyenne de ...

Sur la base de ce prototype, Renault construit dix-huit exemplaires du destinés aux réseaux de l'Est, de l'État et du P.O-Midi, mais c'est la SNCF nouvellement créée qui en prend livraison en 1938-1939.

Description Caractéristiques techniques L', réversible, est équipé à l'une de ses extrémités du qui attaque par l'intermédiaire d'un embrayage une boîte de vitesses mécanique transmettant le mouvement à un bogie ; moteur, embrayage et boîte de vitesses constituent un ensemble fixé sur le châssis avec interposition de blocs amortisseurs en caoutchouc. L'autre bogie est porteur. Les radiateurs de refroidissement sont installés à plat en toiture et disposent d'une ventilation forcée. Les ADP sont couplables.

En 1952, l'un des ADP abandonne son moteur Renault pour tester le de et la transmission Mekydro dont des versions évoluées sont plus tard installées sur plus de comme les X 2800 et les BB 63500.. Au bout de plusieurs années d'essais, le moteur et la transmission sont à nouveau changés : l'autorail est équipé d'un moteur d'une puissance de et d'une transmission hydromécanique.

Aménagements intérieurs et livrée Selon les réseaux à l'origine des commandes, les aménagements intérieurs des ADP diffèrent selon le rapport de places entre les classes de voyageurs ( et ), le nombre de cabinets de toilette et la présence ou l'absence d'un compartiment postal. Le chauffage des compartiments voyageurs est assuré par une chaudière et des radiateuurs à eau.

Les autorails sont peints en rouge vermillon (bas de caisse) et crème (ceinture des baies et pavillons). La radiation de la série débutant en 1970, les ADP ne bénéficient pas du toit rouge adopté par beaucoup d'autorails à partir de 1968..

Carrière Dépôts titulaires Les premiers exemplaires sont affectés au dépôt de Caen, les suivants à celui d'Aurillac. Les mêmes dépôts conservent ces autorails jusqu'à la radiation de la série qui intervient en grande partie à partir de 1970, les trois derniers exemplaires étant réformés à Aurillac le .

Carrière La carrière des ADP est perturbée par des problèmes récurrents de fiabilité du moteur 504 (vibrations liées à la longueur du vilebrequin) qui obligent dès 1939 à limiter le régime du moteur à . La survenue de la guerre contraint ces autorails à cesser une grande partie de leurs circulations.

Les ADP caennais circulent vers Cherbourg, Le Mans, Dol-de-Bretagne et Coutances. La dotation aurillacoise se rend à Brive-la-Gaillarde, Tulle, Clermont-Ferrand et doit affronter la difficile ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues.

Aucun autorail de cette série n'est préservé.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie . Le Grand Atlas des trains et locomotives, Éditions Glénat, 2002.

Articles connexes Renault Louis Renault

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