vignette|Licence IV sur un débits de boissons vendant de l'alcool en France. vignette|Affiche de prévention « L'alcool ! Voilà l'ennemi » (1910).

Cet article traite de différents aspects de la consommation d'alcool (éthanol) et de l'alcoolisme en France.

Évolution de la consommation La consommation d’alcool a baissé en quatre-vingts ans, passant de 65 grammes d’alcool pur (éthanol) par adulte et par jour à la fin des années 1930, à 26 grammes en 2013. Elle reste actuellement stable. Les Français demeurent parmi les plus gros consommateurs d'alcool au monde.

Dans les années 1950, c'était en France que l'on consommait le plus d'alcool ( d'alcool pur par habitant et par an en 1951)., et dans le pays, la Bretagne détenait le record de consommation.

Vers 2006, environ de personnes avaient un problème avec l'alcool, dont sont alcoolodépendantes. (soit plus de pour ), dont ; d'après une étude de 2007Tableaux de l'Économie Française : Consommation d'alcool - Édition juillet 2007 publié par l'Insee, chaque Français de et plus a consommé en moyenne d'alcool pur en 2003 (ce qui représente trois verres standards d'alcool par jour et par habitant).

Conséquences sur la santé Décès En France, en 2015, 7 % des décès de personnes âgées d’au moins 15 ans sont attribuables à l’alcool, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de . L'alcool tue en France par an...

La précédente estimation fondée sur des chiffres de 2009 évalue à le nombre de décès dus à l’alcool, soit 9 % du total..

Dans ce rapport du BEH de , les épidémiologistes Christophe Bonaldi et Catherine Hillont estimé que et sont morts à cause de l’alcool en 2015 : par cancers, par maladies cardiovasculaires, par maladies digestives, par d’autres maladies (diabète, maladie mentale, épilepsie) et par accident ou suicide. Cela représente 11 % de la mortalité des hommes et 4 % de la mortalité des femmes, avec une moyenne globale de 7 %.

Selon Christophe Bonaldi et Catherine Hillont, 90 % de ces décès sont liés à une consommation de plus de 5 verres par jour. 10 % des buveurs sont à l’origine de 58 % de la consommation d’alcool. À titre d'exemple, un verre (25 cl de bière à 5°, 10 cl de vin à 12°, 2,5 cl de whisky à 40°…) contient environ 10 grammes d’alcool pur. Même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d’alcool pur consommé par jour (soit moins de 2 verres), certains risques sont réduits mais le risque global est augmenté, avec 500 décès par an.

Hospitalisations En 2002, ont comme diagnostic principal des troubles, mentaux et du comportement, liés à la consommation d'alcoolDonnées du PMSI et en 2003, ont consulté dans un centre de cure en alcoologieLutte contre l'alcoolisme, le dispositif spécialisé en 2003, Direction générale de la santé, 2003 et un médecin pour un sevrageObservatoire français des drogues et toxicomanies, Paris, 2005..

Selon une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS) le , plus de dues à l'alcool ont lieu en France en 2012. Le coût estimé de ces hospitalisations est de d'euros..

Coût social Dans une étude financée par la Direction générale de la santé, pilotée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et publiée en 2015, l'économiste Pierre Kopp, qui s'est appuyé sur des données épidémiologiques et sanitaires se rapportant à 2010, évalue le coût social de l'alcool pour la société française à d'euros, prenant en compte le coût des vies perdues ( pour les annuels liés à l'alcoolCe coût se mesure par la valeur de l’année de vie perdue () qu’il est recommandé d’utiliser en France dans les calculs socio-économiques, Single E., Collins D., Easton B., Harwood H., Lapsley H., Kopp P., Wilson E., « International guidelines for estimating the costs of substance abuse », Ottawa, CCSA-CCLAT, 2001, 69 p., et Quinet E., « L'évaluation socioéconomique des investissements publics », Paris, Commissariat général à la stratégie et à la prospective, 2013, 354 p.), des pertes de production () ou de la qualité de vie () des de « consommateurs à problèmes », le montant des dépenses publiques de soins ( d'euros pour soigner liés à la consommation d'alcool), de prévention et de répression (), mais aussi les recettes des taxes () et les économies que représentent les retraites non versées () Étude de Pierre Kopp, « Le coût social des drogues en France », Observatoire français des drogues et des toxicomanies, 10 septembre 2015, .

Associations de lutte contre l'alcoolisme Des associations d'anciens buveurs (Alcool Assistance, Alcooliques anonymes, Croix-Bleue, Vie Libre) participent au traitement de la maladie alcoolique et permettent aux malades de se rétablir durablement.

Lobbyisme Le lobbying des organisations de représentants de producteurs et vendeurs d'alcool, en particulier du milieu vinicole, est critiquée par les associations de lutte contre l'alcoolisme.. Elles s'interrogent notamment sur l'abandon du soutien du gouvernement à Dry January en 2019 ou l'annulation de plusieurs campagne contre la consommation d'alcool en 2023. Selon France Info, les récriminations de Vin et société (lobby des producteurs et acteurs de la filière) envers une campagne de Santé publique France durant les fêtes de fin d'année 2022 auraient été relayées par Emmanuel Macron et créé une des membres du cabinet du ministère de la Santé.

Références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Alcool info service Alcoolisme sur DMOZ Consensus scientifique sur l'Alcool et la Santé un résumé par GreenFacts d'un rapport de l'OMS

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