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Les principaux fondateurs du Touquet-Paris-Plage, personnalités qui ont œuvré à la création de , nom dû à Hippolyte de Villemessant, puis du Touquet-Paris-Plage, commune érigée en 1912 qui, sans eux, n'aurait pas connu le développement de son patrimoine très riche qui en a fait une destination touristique reconnue. Le Touquet-Paris-Page étant aujourd'hui, la première station balnéaire dans les Hauts-de-France.
Alphonse Daloz, le fondateur vignette|upright=0.6|Portrait d'Alphonse Daloz. Alphonse Daloz (1800-1885), né à Paris et mort à Nice, est le créateur de , il plante une forêt et jette les fondations de ce qui donnera naissance en 1912 à la commune du Touquet-Paris-Plage.
Alphonse Jean Baptiste Daloz, notaire parisien, décide de se retirer du notariat et rêve de se livrer à une exploitation agricole et, pour ce faire, achète à l'état, avec d'autres associés, les garennes de Trépied, d'une superficie de , pour la somme de . Après des essais d'agriculture, d'élevage et de distillerie peu rémunérateurs, il décide, avec , son gendre et désormais seul associé, de planter, avec succès, une vaste forêt de pins maritimes, ainsi que des oyats en bord de mer et sur les dunes.
Vers 1864, il fait construire son château, à l'emplacement de l'actuel Casino de la forêt. Hippolyte de Villemessant, directeur du Figaro, lui suggère de créer une plage, de l'appeler Paris-Plage, et de l'aider à lancer ce projet, ce qu'Alphonse Daloz accepte. Vers 1880, il s'adjoint un géomètre, en la personne de Raymond Lens, pour établir le premier lotissement (quadrilatère formé par la rue Jean Monnet, le boulevard Daloz, l'avenue Louis-Hubert et le boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui)), et toutes les rues pour le desservir, il n'y avait plus qu'à attendre les premiers acquéreurs.…
Architectes et entrepreneurs
Le patrimoine architectural de la station tel que les visiteurs le découvrent aujourd'hui est dû aux nombreux architectes qui ont créé le style touquettois »Avec le style touquettois, Le Touquet a pris dans l'architecture des grandes stations la première place, in du mgazine hebdomadaire L'Illustration, numéro spécial intitulé « L'Habitation ». qui, faisant la synthèse de multiples origines, est à l'origine d'une grande diversité de villas dont le dénominateur commun est la fantaisie. En forêt, les Anglais conservent un parc très boisé tout autour de leur villa, d'autant que les clôtures et les limites entre les propriétés privées et le domaine public sont interditesAnne Tomczak, Les années si folles de Paris-Plage, 2000, ..
Autres fondateurs et artisans du développement
A Louis Aboudaram Louis Aboudaram (1893-1946) est banquier et président du conseil d'administration de la « société des grands établissements du Touquet-Paris-Plage », il est très actif dans le développement du Touquet-Paris-Plage.
vignette|upright=0.6 La ville du Touquet-Paris-Plage lui rend hommage en donnant son nom à une avenue, l'avenue Louis-Aboudaram, qui rejoint la place de l'Hermitage.
B Maurice Louis Bandeville Maurice Louis Bandeville (1877-1953) est un homme de lettres et publiciste, il est directeur de la société des sports de de 1904 à 1914.
Arsène Bical vignette|upright=0.6 Arsène Bical (1884-1925) est un architecte, ancien associé d'Albert Pouthier. Il s'installe à en 1907.
Anatole Bienaimé Anatole Bienaimé (1848-1911), est un architecte d'Amiens et . Adjoint au maire de la ville d'Amiens, il est ancien président de la commission des chemins à Paris-Plage.
Il est l'un des huit fondateurs le de la société académique de Paris-Plage..
Il est l'architecte de plus d'une centaine de villas au dont la plupart figurent à l'inventaire général du patrimoine culturel.
C Édouard Champion Édouard Champion (1882-1938) est un éditeur-libraire et écrivain français installé à Paris. Il est aussi impliqué dans l'histoire du Touquet-Paris-Plage, et plus particulièrement de son musée.
Marie Codron
Marie Codron (1840-1898) est dite la « mère nourricière » des Paris-Plageois.
Marie Codron naît à Étaples, le , du mariage, le à Étaples, de Pierre François Codron, marin, et de Marie Antoinette Julie Ramet.. Sa famille paternelle est une famille de pécheurs, les garçons s'en vont à la mer et les filles « les petites matelotes » sont amenées à la plage pour pêcher la crevette et procurer un peu d'argent à la famille. Marie Codron connaît cette pénible existence au début de sa vie. Très jeune, Marie perd son père. Sa mère épouse en secondes noces, le à Étaples, le charpentier de marine Pierre Marie Dachicourt.
Le , elle épouse un marin, Antoine Jean Louis Margollé, futur patron de bateau. De ce mariage, sont nés trois enfants. La pêche, vendue à la criée d'Étaples, étant souvent vendue à des prix dérisoires, c'est ce qui inspire, à Marie Codron l'idée d'aller vendre son poisson au Touquet..
Elle débute la vente de poissons dans une petite échoppe en planches, rue de Paris. Puis elle apporte d'Étaples, le poisson, le pain, les légumes et autres victuailles, qu'elle vend avec beaucoup de bonne humeur, et qui rend bien service aux Paris-Plageois. Elle doit quitter la rue de Paris, et s'installe dans une plus grande boutique, rue Raymond-Lens, à côté du petit chalet Villemessant qui appartenait à Ernest Legendre.
Ensuite, elle décide la construction d'un hôtel café restaurant : l'hôtel café du Nord, à l'angle des rues Saint-Louis et de Londres, elle y continue son commerce d'épicerie. La concurrence, avec l'arrivée de négociants comme la famille Ramet, l'oblige à s'orienter uniquement vers l'hôtellerie, elle agrandit son hôtel qui devint l'hôtel de Paris en 1888.
Malheureusement, pas née pour les affaires et se faisant voler par les uns et « rouler » par les autres, son affaire connaît des difficultés financières, elle doit céder son hôtel aux frères Street. À la suite de cela, elle ouvre une affaire de fruits et primeurs, dans une petite boutique en planche, dénommée Figaretto, rue de Paris.
Elle est également la receveuse de monsieur le curé, pour la perception des droits de chaises.
En 1897, atteinte d'une maladie incurable, elle cesse toute activité, et meurt l'année suivante, le . Elle est inhumée dans le cimetière d'Étaples le ..
Édouard Courchinoux
Édouard Courchinoux (1891-1968) est publicitaire affichiste, il est le créateur du caddy de couleur rouge qui devient l'emblème du Touquet-Paris-Plage.
En 1925, le Touquet-Paris-Plage en quête de notoriété lance un concours d'affiches présidé par Pierre Carrier-Belleuse. Dans le jury, on compte le très sérieux conservateur du musée de Berck, le peintre Jan Lavezzari.. Celle du vainqueur sera placardée dans Paris à . Parmi les sept projets, c'est le caddie d'Édouard Courchinoux (1891-1968) qui remporte le prix de . Le caddy, de dos, tient un drapeau de golf dans sa main gauche, à l'origine, sur l'affiche qui a été primée, il tenait une raquette de tennis, l'objectif étant de montrer que le Touquet-Paris-Plage était une station surtout dédiée aux sports. Désormais décliné, le petit caddy est souvent présent à l'arrière des voitures afin de montrer son attachement à le Touquet-Paris-Plage, il a aussi été décliné, en 1927, par messieurs Charlot et Ferré, en bouchon de radiateur de voiture, il sera également utilisé sur une affiche de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
D Jules Dachicourt
Jules Dachicourt (1864-1949) est loueur de canot à . Il assure par intérim les fonctions de maire du Touquet-Paris-Plage de mars à .
Jules François Dachicourt, dit Bibi, sobriquet donné à sa naissance, par une anglaise qui s'est écriée « oh, le joli petit bibi »., est né le à Étaples, fils de François Marie Joseph, marin, et de Victoire Caloin.
Le à Étaples, il épouse Alice Pauline Roussel, née le à Berck, fille de Norbert Marie Napoléon, marchand, et de Pauline Sylvie Devisse..
Ils ont une fille Alice Pauline Victoire, née le à Étaples, mariée, à , le avec Léon Georges Ferré, agent de location.. Ils ont trois enfants, Jacques, né en 1913, Maurice, né en 1919 et Jean, né en 1921..
Il exploite, d'une part, le café de la marine face au calvaire et son épouse tient l'épicerie mitoyenne, une salaison qui expédie à Paris et Belfort, et d'autre part, une affaire d'armement pour l'importante marine de pêche à voile de l'époque ; vers 1900, Étaples a une importante flottille d'environ .
En 1904, il fait construire, à l'extrémité nord de ce qui est maintenant l'avenue Jean-Bart, deux villas mitoyennes La Frégate et La Corvette complètement isolées à l'époque de la station balnéaire, situées avenue Duquesne, côté nord, entre l'avenue Jean-Bart et l'avenue de Villemessant aujourd'hui, à , accessible par un chemin de sable qui serpente dans la dune.
Outre ses occupations nautiques, il ouvre en 1905, au , un commerce de photographie pour travaux amateurs, portraits d'art et édition de cartes postales sous l'appellation « clichés Dachicourt ». Ce commerce est tenu par sa fille Alice, qui épouse en 1910 Georges Ferré.
Il construit une estacade à l'emplacement de l'actuel Cercle nautique ; il est l'animateur des premières régates avant la Première Guerre mondiale.
De 1919 à 1925, avec ses amis Jules Water, Léon Duquesnoy et Léon Soucaret, il participe à la création et à l'exploitation de la « société anonyme étaploise de transport maritime » qui transite des marchandises du port d'Étaples vers l'Angleterre, la Suède et la Norvège. cette société possède deux cargos, le Quentovic et le Ville d'Étaples. Les difficultés insurmontables provoquées par l'administration maritime eurent raison de cette société et elle fut alors dissoute.
En 1933, il a l'idée de créer un cercle nautique, il voit le jour en 1934 au cours d'une réunion à la brasserie de la plage. Le Cercle Nautique du Touquet (CNT) a pour président d'honneur le maire : le docteur Jules Pouget, le président est Henri Savignon, le vice-président : le docteur Pierre Ferrier, le secrétaire trésorier : Gustave Porcher, membres de bureau Henri Ternois et Maurice Harraut et capitaine de port Jules Dachicourt.
Le capitaine de port, Jules Dachicourt, développe rapidement le club pour en faire un des plus importants de France quant au nombre de membres.
Il est construit un Club House original constitué d'une péniche coupée en deux, dont les deux parties sont accolées. L'ensemble est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale..
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, bien que complètement sinistré, le CNT est reconstitué sous la présidence du docteur Pierre Ferrier.
Jules Dachicourt meurt le à Montreuil. Il est inhumé au cimetière du Touquet-Paris-Plage.
Charles Delambre
Charles Delambre (1858-1908) est l'éditeur des ouvrages relatifs à et directeur puis propriétaire du journal Paris-Plage Arcachon du Nord.
Il est l'un des huit fondateurs le de la société académique de Paris-Plage.
Joseph Gustave Séraphin Deligny Joseph Gustave Séraphin Deligny (1871-1947) est le curé de la paroisse de puis du Touquet-Paris-Plage.
Il est admis comme membre titulaire de la société académique de Paris-Plage lors de la première assemblée générale le .
Joseph Gustave Séraphin Deligny est né le à Coupelle-Vieille dans le département du Pas-de-Calais. Il est le fils de Constantin Théodore Séraphin, tisserand, et de Stéphanie Célinie Alphonsine Wallet, mariés le à Coupelle-Vieille..
Il est ordonné prêtre à Arras, le .
Il est professeur de seconde au collège de Bapaume de 1895 à 1897.
Il est vicaire à Berck-sur-Mer en ..
Joseph Gustave Séraphin Deligny est le curé de la paroisse du au ..
En 1906, il habite rue de Metz.
Il est le directeur-fondateur de La Voix de Saint-André, écho paroissial de Paris-Plage, depuis .
En 1911, le , il célèbre la première messe de la nouvelle église Jeanne-d'ArcAndré Hanquiez, « Un peu d'histoire de l'église au Touquet » in Si Paris-Plage m'était conté…, ..