Kijéour (orthographié aussi Kijeour) ou Kizhoor (en () ; le « bas-bourg ») est un village situé dans la commune de Villenour (Villianur Commune Panchayat), dans le Territoire de Pondichéry au Sud-Est de l'Inde. Peuplé par en 2011, il est distant de environ 22 kilomètres à la ville de Pondichéry, et relève du canton () de Mangalam..

Histoire Kijeour occupe une place importante dans le Mouvement pour l’indépendance de l’Inde. C'est dans ce village que le gouvernement français avait mené un référendum auprès des élus locaux, pour décider du maintien de l'État colonial français ou d'une union à la nation indienne. Au résultat duquel le gouvernement français a concédé la fusion de Pondichéry et d’autres établissements français avec la république indienne.. La fin d'un processus qui avait été commencé avec la cession de l'Établissement de Chandernagor en 1952, où un référendum (le référendum de Chandernagor) s'était tenu en 1949.

Pondichéry a joué un double rôle dans l’histoire du « mouvement pour la liberté ».. Il a lutté pour sa propre liberté et a également apporté un soutien extraordinaire à la lutte d’indépendance de l’Inde britannique, terre d'exil de nombreux activistes recherchés dans cette dernière, tels que Subramanya Bharathi ou Aurobindo Ghose. Le gouvernement indien postindépendance a entamé des discussions pour intégrer les territoires franco-indiens au pays. Le Congrès National des Jeunes a commencé une Satyagraha. Des manifestations pro-fusion étaient organisées par des combattants de la liberté () souvent matraqués à coup de , leurs drapeaux saisis et déchirés par la police franco-indienne. Le se tient le Congrès de Kijéour , tous les membres élus de l’Assemblée représentative et des Conseils municipaux s'y sont réunis pour examiner les propositions conjointes des gouvernements français et indien en vue d’un règlement définitif par le biais d’un référendum. Monsieur Balasubramanian, Président de l’Assemblée représentative, a présidé le congrès qui a voté au scrutin secret. Une majorité écrasante de 170 membres sur 178 ont favorisé la fusion des territoires indiens français avec l’Inde.

Le , les Etablissements français de Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon étaient transférés à l'Union indienne. M. K. Nehru, secrétaire général des Affaires étrangères, a hissé le drapeau indien. Kewal Singh, premier haut-commissaire du nouvel État et Pierre Landy, représentant diplomatique spécial du gouvernement de la République française, ont échangé des signatures lors de la cérémonie de transfert de pouvoir du gouverneur. Le , le gouvernement français a concédé la fusion de Puducherry et d’autres établissements français par le transfert De Facto. C’était une suite directe au verdict enregistré lors du référendum pour la fusion de Pondichéry avec l’Union Indienne..

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Références

Liens externes

L'Inde française en sursis 1947-1954

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