Gabriel-Alexandre Paquette, né le à Saint-Saulge dans la Nièvre, est un général de l'armée française ayant servi pendant la Première Guerre mondiale et ayant commandé un corps d'armée. Il est décédé le .

Carrière militaire Formation et premières années Gabriel Paquette s'engage comme volontaire et entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en . Il fait partie de la promotion de l'Annam dont il sort sur 384. Il est alors nommé lieutenant au d'infanterie à Verdun, puis officier d'ordonnance du général Godart, commandant de la d'infanterie le .

en 1896, Gabriel Paquette entre à l'École supérieure de guerre et est nommé capitaine en . Il est breveté le . Puis il est successivement stagiaire à l'état-major du d'armée, puis à l'état-major de la d'infanterie à Bourges.

Le , il va faire son temps de capitanat au d'infanterie à Cosne-sur-Loire. En , il est nommé chef du du d'infanterie à La Flèche.

À l'issue de ce temps de commandement, Gabriel Paquette est affecté à l'état-major du général Maunoury, Gouverneur Militaire de Paris et membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Le , il est affecté à l'état-major du général de Langle de Cary, membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Enfin le , il est nommé attaché à la maison militaire du Président de la République, Raymond Poincaré.

Première Guerre mondiale Lorsque la guerre éclate, le , Gabriel Paquette est affecté au GQG du général Joffre, au comme officier de liaison avec la commandée par le général de Langle de Cary.

Le , il est nommé chef d'état-major de la , en remplacement du général Nudant. À ce poste, il participe à l'organisation des et de Champagne, sous les ordres du général de Langle de Cary. Il est nommé colonel le .

Le 1916, Gabriel Paquette est nommé commandant de l'infanterie divisionnaire de la d'infanterie, adjoint du général commandant la division. À ce titre, il va s'illustrer lors de la bataille de Verdun, sur la cote 304, du 5 au , avec les et .

Le , il est promu général de brigade et prend le commandement de la d'infanterie. Il prend part à la tête de cette unité à l'offensive Nivelle au chemin des dames en prenant Craonne le puis les plateaux de Californie et de Vauclerc les 5 et .

Le , Gabriel Paquette fait face à des mutineries au . Il ordonne une enquête, fait arrêter plusieurs mutins qu'il fait juger en conseil de Guerre. Il exécute ensuite les condamnations ainsi que l'exécution des : 3 soldats sont fusillés, un gracié par le président Poincaré et le dernier, Vincent Moulia, s'échappera.

Lors du déclenchement de la allemande du printemps 1918 le , la d'infanterie du général Paquette est envoyée en renfort et participe à la stabilisation du front au sud de Montdidier. La division contre-attaque en direction d'Ayencourt et Assainvillers.

Le 1918, le général Paquette est nommé chef d'état-major du général Fayolle, alors commandant du groupe d’armées de réserve. Il participe ainsi à la victoire finale sur les armées allemandes, puis à l'occupation de l'Allemagne à Mayence.

Après-guerre Le 1919, général Paquette prend le commandement de la d'infanterie à Strasbourg. Le , il est nommé à la tête du d'armée à Besançon et de la militaire.

Il quitte l'armée le , et décède le dans sa propriété de Saint-Saulge.

Vie privée Il épouse le Madeleine Marie Rouillard, dont il aura trois enfants, Jean, Pierre et Jacques.

Notes et références

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