Charrecey est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Située en Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté) à une quinzaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône.
Communes limitrophes
Accès et transports
Géologie et relief Le territoire communal est caractérisé par un substrat géologique recelant un important réseau de failles affectant le socle Primaire émergeant à l'est des ultimes contreforts du Morvan en bordure de l'effondrement de la Bresse chalonnaise ; tandis que les calcaires du Secondaire dominent à l'ouest la dépression houillère Dheune-Bourbince (bassin houiller de Blanzy). La grande variété de sols offre un paysage contrasté, présentant un effet « balcon » portant la vue du mont Beuvray jusqu'au Mont Blanc.
La végétation va de la forêt profonde de chênes et châtaigniers aux chaumes herbues ou couvertes de buis.
Au , le village a tiré sa richesse des mines de gypse (étage du Trias argileux) avec les plâtrièresÀ la même époque, d'autres importants sites d'exploitation du gypse en Saône-et-Loire se trouvaient, en particulier, à Berzé-la-Ville, Dezize-lès-Maranges et Culles-les-Roches. Source : Michel Bonnot, « Minéralogie buissonnière en Saône-et-Loire (2 partie) », revue Images de Saône-et-Loire de juin 2026, pages 13 à 18. et des carrières de pierre et marbre (étage du Sinémurien), voire du pavé des villes (étage du Trias gréseux). Le vignoble a disparu après un long déclin qui a suivi la crise du phylloxera à la fin du . Il y a aussi des terres agricoles.
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Charrecey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,2 %), forêts (29,5 %), terres arables (18,8 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Histoire À elle seule, la toponymie des lieux-dits indique un riche passé qui remonte à la Protohistoire voire au Néolithique moyen bourguignon (silex taillés et polis, polissoirs, céramique de type chasséen). Des traces de l'occupation gallo-romaine attestent de la présence d'une villa en bordure de la via Agrippa (trajet de la Méditerranée à la mer du Nord).
En 1120-1123, Moranus de la Porte et son frère Bernard Prochilla, vendent ce qu'ils possèdent à Charrecey, au profit de l'abbaye Saint-Marcel-lès-ChalonCartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon Charte LVII.
Il semble que le village primitif ait été déplacé du lieu-dit « ès Saint-Étienne » à son actuelle localisation, au milieu du , probablement à la suite du tremblement de terre de Bâle de 1356 ()Hypothèse avancée par le professeur Jean Pelletier-Thibert de l'Académie de Mâcon dans sa déclaration d'inscription du site archéologique à la DRAC de Dijon, et corroborée par d'autres études scientifiques dans le Chalonnais..
Sous l'Ancien Régime, un prieuré des Dames de Saint-JulienSouche à Saint-Julien-sur-Dheune (Saône et Loire), devenues ensuite Moniales de Rougemont et enfin de Dijon. (Archives épistolaires - entre Jeanne Charpentier-Poquet et Jean Pelletier-Thibert - déposées à l'Académie de Mâcon) occupait un vaste domaine au centre du bourg actuel selon les lieux-dits : Clos des Dames, Fontaine aux Dames et Quart Beau-Belin (ancienne cure) où l'on trouve une galerie couverte sur le porche et des bâtiments aux nombreux réemplois de matériaux en grès taillé. Des squelettes y ont été mis au jour sous l'ancien four.
Héraldique Blasonnement : Parti, au premier de gueules à la fasce d'orqui est de la maison des Jauche, dits Bouton (de Chamilly), au second d'argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes du même, 2 et 2 en chef, 1 et 2 en pointequi est de la maison d’Aumont (en Halatte, près de Senlis), au chef d'or chargé d'un lion léopardé d'azurqui est supposé d’Estrabonne (origine en Franche-Comté à Mercey-le-Grand, 25410 Saint-Vit, près de Dole) donc probablement erroné, car le seigneur d’Estrabonne dit Pourcheresse portait d'or à la fasce de gueules accompagnée de trois hures de sangliers.
NB. Ce blason est une proposition très récente qui peut également s'appliquer à n'importe quelle commune ayant fait partie du comté de Chamilly (Saône-et-Loire).
Politique et administration Tendances politiques
Administration municipale
Listes des maires
Canton et intercommunalité
La commune fait partie du Grand Chalon.
Instance judiciaire et administrative
Jumelages
Population et société Démographie Évolution démographique
Équipements et services publics Enseignement
Santé
Vie locale Culte Charrecey et son église Saint-Maurice relèvent de la paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-chalonnaise, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe dix communes (et totalise treize clochers) et dont le siège est installé à Givry.
Sports
Associations La Médiathèque de Bourgogne - Mémorial Emile Chateau in Académie de Mâcon. Les Amis du Vieux Charrecey. Le Foyer Rural. Les Amis de l'École.
Écologie et recyclage
Économie
Les exploitations agricoles sont davantage tournées vers l'élevage de bovins.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Parmi les principaux lieux et monuments de Charrecey figurent notamment : l'église Saint-Maurice, qui remonte aux XIII-XIV siècles et a été remaniée à plusieurs reprises, édifice composé d’une nef, d’une travée sous clocher, d’un chœur à fond plat et d’une chapelle flamboyante au sud (puis d’une sacristie ajoutée au nord de cette chapelle)Brochure de présentation de l'église Saint-Maurice de Charrecey éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71). ; une portion de la voie romaine d'Agrippa (via Agrippensis), marquant de nos jours la limite communale avec Aluze ; dans le cimetière actuel (créé en 1888), la croix de cimetière de Charrecey, des XV-XVI siècles, classée au titre des Monuments historiques par arrêté du (croix jadis érigée au centre de l’ancien qui entourait l’église) ; le site archéologique ès Saint-Étienne (protohistoire).
Personnalités liées à la commune Les personnes ci-dessous ont des attaches familiales à Charrecey ou ont vécu au village. Philibert Guillaume Duhesme (° 1766 - † 1815). Général d'Empire. La sépulture de ses grands-parents maternels se trouve dans l'église de Charrecey. Antoine Duclaux (° 1783 - † 1868). Peintre paysagiste et animalier de l'École lyonnaise ou École de Lyon. Sous la Terreur, réfugié avec sa mère à Charrecey, il passa une grande partie de son enfance au domaine Chandelux (rue de l'Église). Pierre Trémaux (° 1818 - † 1895). Architecte, orientaliste et photographe est né à Charrecey. Léon-Vivant Moissenet (° 1831 - † 1906). Polytechnicien, ingénieur des Mines. L'un des pères de la carte géologique de France. Il est inhumé au cimetière de Chaumont (Haute-Marne). Émile Chateau (° 1866 - † 1952). Directeur d'écoles. Savant botaniste, inventeur de la phytosociologie. Il est inhumé au cimetière de Charrecey.
Pour approfondir Bibliographie Archives de l'Académie de Mâcon Relevés de l'état civil et des recensements de la population de Paris, du département de Saône-et-Loire et de l'Algérie française au . Archives de l'Association "Les Amis du Vieux Charrecey" (Loi de 1901 - publication au JO de 1989) Archives de "La Médiathèque de Bourgogne" - conservatoire multimédia - (Loi de 1901 - publication au JO de 1996) « Charrecey en Chalonnais (S & L) - Notes et Souvenirs » par Christian Denis, édité en 1905 par la Librairie Vic et Amat à Paris. Réédité en 1989 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Léon Moissenet) « Au Jardin Secret de Maître Chateau » par Jean Pelletier-Thibert (commissaire général du Jubilé 2002, conférencier, biographe du savant), édité en 2002 par « La Médiathèque de Bourgogne » (responsable du Mémorial Emile Chateau) « Charrecey - Histoire et vie d'un village » par Magali Robert (arrière-petite-fille de Moissenet), édité en 2008 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Jean Pelletier-Thibert) Pierre Trémaux et 941 in : « Dictionnaire des orientalistes de langue française » par François Pouillon, édité en 2008 par IISMM & Karthala à Paris -