vignette| (« feuille volante »), page imprimée publiée en 1915 par l'éditeur (1852-1917), illustrée par une gravure de José Guadalupe Posada. (Le Cafard en espagnol) est une chanson traditionnelle de langue espagnole et originaire d'Espagne.
Introduite au Mexique par les Espagnols au moins depuis 1818, elle fut chantée par les partisans du président de la République mexicaine Benito Juárez qui combattaient le gouvernement de l'empereur Maximilien et par certaines factions au début du durant la guerre civile mexicaine..
Certaines strophes sont à la gloire du général juariste Porfirio Díaz, héros de la guerre contre les Français.
Histoire
En espagnol J. Casares, , , , Gustavo Gilli s.a. SADAG, Barcelone, 1942., le mot désigne une blatte mais aussi une cigarette de marijuanaPour l'étymologie voir Wikipédia en anglais : « »..
La version mexicaine affichée en haut à droite de l'article n'est pas une version politique et ne fait pas référence à un acteur de la guerre civile. Datée de 1915, elle est postérieure au départ de Victoriano Huerta, président du Mexique en 1913-1914 ; elle a peut-être été éditée durant la présidence en 1914-1915 d'Eulalio Gutiérrez, ou encore après la victoire militaire de Carranza, président de 1915 à 1920, sur Pancho Villa Luis Pazos, , Diana, Mexico DF, , ..
Cette version ne nomme à aucun moment Victoriano Huerta par son nom mais uniquement par son surnom « », dû à ce qu'il portait des lunettes noires à cause d'une maladie des yeux contractée lors d'une campagne militaire, à sa façon de marcher parfois hésitante attribuée à son alcoolisme, à ce qu'il était peut-être également consommateur de marijuana, et à ce qu'il portait, lorsqu'il n'était pas en uniforme taché de graisse et de vin, une redingote qui accentuait encore sa ressemblance avec cet insecte.
Une autre version faisait référence à Pancho Villa lorsqu'il était en voiture, qui laissait dépasser du véhicule ses bras et ses jambes. Une autre version encore serait que le cafard était la voiture elle-même, un tacot fatigué qui tombait souvent en panne.
Venustiano Carranza, président de 1915 à 1920 est nommément cité dans une autre version. Dans certains couplets, les paroles le prennent à partie personnellement en tant qu'adversaire de Doroteo Arango Arámbula alias Pancho Villa durant la guerre civile qui opposa les partisans de ce dernier au pouvoir en place.
Selon l'Espagnol Francisco Rodríguez Marín, dans son livre de 1883Francisco Rodríguez Marín (Osuna 1855, Madrid 1943), folkloriste et lexicologue espagnol, , Séville, 1883., les premières apparitions de la musique de , avec des strophes différentes, datent du temps de la guerre contre les maures d'Espagne, soit avant 1492 :
Une version en fut aussi chantée en Espagne entre 1871 et 1873 pendant la seconde des guerres carlistes.
Au Mexique, l'écrivain José Joaquín Fernández de Lizardi (1776-1827) mentionne cette chanson dans son livre en 1818. Il y écrit aussi que c'est un capitaine de marine espagnol qui fit connaitre cette chanson aux Mexicains (1818-1819, - , Mexico, DF et une réédition chez Gabriela Micheloti..
Au temps du Second Empire mexicain, soutenu par la France et ses troupes, les armées républicaines de Benito Juárez et les guérilleros sous les ordres de Porfirio Diaz en lutte contre l'empereur Maximilien en chantèrent encore une autre version :
Après le , date de l'assassinat du vice-président Pino Suárez et du président Francisco I. Madero, les paroles de furent encore changées pour l'adapter aux événements. A partir de cette date en effet, les partisans de Madero commencent à brocarder le général Victoriano Huerta :
Les versions des troupes de Pancho Villa en conflit avec Venustiano Carranza ajoutèrent entre autres :
Quand le général Emiliano Zapata entra à son tour en conflit avec Carranza, on y ajouta :
Allusion au général , partisan de Zapata.
Il n'y a donc pas de paroles officielles mais des versions différentes. Chaque camp ou parti y ajouta ses propres paroles selon son idéologie, l'humeur ou les vicissitudes du moment. n'est pas non plus uniquement un chant révolutionnaire ou militant. Il n'est pas non plus une chanson folklorique bien que, connue à l'étranger, elle était chantée aux touristes. Les paroles connues actuellement sont une version très édulcorée de ce qui a pu se chanter autrefois.
Paroles
Cette version est celle des villistes (partisans de Francisco Villa) en lutte contre d'autres révolutionnaires, les carrancistes (partisans de Carranza). Elle est donc postérieure au .
Refrain :Refrain : Le cafard, le cafard, Ne peut plus marcher ; Parce qu'il n'a pas, parce qu'il lui manque De la marijuana à fumerVoici que les Carrancistes s'en vont Ils s'en vont enfin à PeroteVille de l'État de Veracruz. Et ils ne peuvent pas marcher À cause de leurs moustaches(Refrain)(Refrain)Avec les barbes de Carranza Je vais faire une cordelière Que je mettrai au chapeau De monsieur Francisco Villa (connu comme Pancho Villa)
Musique vignette| jouée et chantée (refrain) par Sean Buss et Elisa.
Quelques interprètes Louis Armstrong (1935) Jean Oberlé a fait du refrain de un slogan célèbre contre le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. Sur les ondes de Radio Londres, c'est Pierre Dac qui l'entonnait : « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » () Bill Haley (1966) Doug Sahm James Last (1999) Les Négresses vertes Charlie Parker Speedy Gonzales Motivés ! Lila Downs Los Machucambos André Dussollier la chante dans le film Les Reines du ring (2013) Serge Utgé-Royo Annie Cordy dans une version parodique « La coupe à Ratcha » en 1981
Références
Articles connexes Carlisme Histoire du Mexique Révolution mexicaine Eugène Sue
Liens externes
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