La Grande-Verrière est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Situation et description Blottie au fond d'une vallée, que dominent de toutes parts, de hautes montagnes, près de la rive gauche du Méchet, que l'on franchit sur un pont à trois arches, construit en 1851. Ce village est un des plus anciens du Morvan et tire son nom des usines que l'on y remarquait autrefois, et son surnom d'un vieux château fort qui couronnait des rochers à l'aspect curieux, connus sous le nom de Roches de Glaine. Le sol est accidenté et maigre. Il y existe une mine de plomb argentifère et une mine de fer et des indices de houilles aux Trois-Cheminées.
La plus grande commune du canton, elle renferme plusieurs hameaux. Au nord-ouest s'étendent de vastes et profondes forêts, lieux sauvages par excellence. Elles forment une masse compacte de plusieurs milliers d'hectares, propriétés autrefois partagées par les seigneurs de Glaine, de Roussillon, de la Tournelle, l'abbesse de l'abbaye Saint-Andoche d'Autun, l'abbé de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun Elles s'étendent sur les communes de Verrière, de Roussillon, de La Celle, d'Arleuf, de Glux et de Saint-Prix, sur Faulin, La Ranche, La Buisseraie, Le Grand Mizieux, le Turreau, la Grande-Vente, la Grande et Petite-Chassagne, la Bretache, le Reuil, Glaine, La Grande-Goulaine, formant . Verrière en possède à elle .
Les limites reconnues en 1670 sont la rivière de la Maison de Bourgogne, la fontaine de la Chazotte, celle de Montchauveau, dans laquelle était une borne séparant la Bourgogne du Nivernais ; le chemin de Toulon à Château-Chinon, le hameau du Poirier au Chien, le Bois des Jours, le chemin traversant le village de Léchenault, la Fontaine Morte, le ruisseau de Bize, les fontaines du Clouzeau, de Moncelle, le passage du port des Lamberts, le ruisseau de la fontaine d'Yonne, le fossé du Mitay, l'arbre de la Révote, le ruisseau et la fontaine du Pré-Parny, le Pré de la Boiche, le Pré Monge, la planche de Crézanton, la rivière de Canche, jusqu'aux battoirs des Pierres et des Brabeaux.
Sur le territoire de la commune est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt de Glenne d'une superficie totale de , qui mêle conifères et feuillusDirection départementale de l'Office national des forêts, « Les forêts domaniales », Images de Saône-et-Loire, , novembre 1976, ..
Communes limitrophes
Géologie La commune repose sur le gisement de schiste bitumineux d'Autun daté de l'Autunien ( d'années) Volume 1 et Volume 4. ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Autun à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Hydrographie
Voies de communication
Urbanisme Typologie Au , La Grande-Verrière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,4 %), prairies (38,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), terres arables (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Hydrographie Le Méchet. Le Bos, qui descend à l'étang de Poissons. Le ruisseau de la Maison de Bourgogne. L'Arroux, surnommée la Goulaine, depuis la rivière de Bouhin jusqu'aux roches de La Perrière.
Hameaux et lieux-dits
En plus du Bourg, La Grande-Verrière compte une quarantaine de hameaux, dont :
Jouvrain, Vers Les Bois, Savilly, Vautheau, Le Buisson, Les Vernottes, Les Chaumes, Les Briles, Les Dués, Chemardin, Les Tréaux, Les Dufresnes,, Saussey, Jardon, Glenne, Le Bouley, Vers l'eau, Les Baudrans, Vermenot, Boisseau, Senavelle, Les Grands Vernes, Le Reuil, ,Rochegrain, Champot, Montaugey, Chaume, Champéroux, La Thibaudine, Les Rèches, Les Fosses,Le Grand Vernay, Le Petit Verney, Les Mouilles Reneau, Bouton, Le Méchet, Le Buisson, Les Renauds, Les Chevreaux, Les Boulets, Chaumoy, Les Vignes, Mardor, Les Betots, Les Poignants, La Brile, La Mouille Anet, Le Piéjus, Champ Martin, la Mazille, Sirop (indiqué sur la carte de Cassini (), à mi-chemin entre Crot-au-Meunier et Velleret). Sirou, écartDictionnaire des lieux habités de Saône-et-Loire, 1892. ; l'Oche à la Maison ; le Poirier au Chien ; Léchenault.
Toponymie
Histoire Autrefois Verrières-sous-Glaine (Vitriaria villa, Vitriarix, Verrerix, Ecclesiam Verreria), cette paroisse qui dépendait de l'archiprêtré d'Autun, avant la Révolution, remonte au moins au . Charles le Chauve, à la prière de Boson, maire du palais, l'a donnée en 877, à la ville de Verrières. Au temps de la féodalité, le village de Verrières était le siège d'une puissante châtellenie, dont le ressort s'étendait, sur toute la paroisse et sur celles de Saint-Léger-sous-Beuvray, de Saint-Prix, de Glux, de La Comelle, d'Etang, de Laisy, pour les parties situées en deçà de l'Arroux. Haute, moyenne et basse justice s'exerçait au chef-lieu par un châtelain, un procureur du roi, ou un greffier, jugeant sur toutes sortes de causes, même de mutilations ou de mort, sauf appel. Personne à l'exception des vassaux, qui en avaient reçu pouvoir et permission ne pouvait chasser dans les forêts du seigneur, sous peine de se voir affliger une amende arbitraire. De même pour la pêche. Il lui était dû un péage sur les chemins à Leschenault, à la Croix-de-Rebourg, à Montchaumey, aux Chaizes, à Verrières, à Saint-Léger-sous-Beuvray, à la Comelle, ainsi qu'à La Fontaine-de-la-Mer, ou Chazelles ; des droits sur les animaux amenés aux deux foires de Verrières et celle de Saint-Léger ; le droit d'indire dans les quatre cas ordinaires, de banvin pendant le mois d'août. Interdiction était faite aux justiciables de s'assembler au son de la cloche et de jeter des impôts sur eux-mêmes, sans la permission du seigneur sous peine d'amende arbitraire, tout comme de tuer, abattre aucune bête pour la boucherie, sans qu'elle fût visitée au préalable, par les officiers du seigneur ; la langue lui était due, à peine de pour les contrevenants. Le château de cette antique seigneurie occupait la pointe des rochers qui s'élèvent à l'ouest de Verrières.
En 1328, Guillaume de Montholon, fait aveu et dénombrement à l'abbé de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, pour différentes possessions à Sommant, Verrières, Reclesne et Tavernay.
Un Claude de Sirop est seigneur du Crot au Meunier en 1579V. Gueneau, Société Nivernaise des sciences, t.VII, 1876, . ;
Foires et marchés Deux foires se tenaient à Verrières, l’une dite de Sainte-Claire, le et l'autre à la Saint-Marc le , avec louage de domestiques la veille. Aujourd'hui, une grande brocante et marché artisanal a lieu les et , place de la Mairie.
Liste des curés
Politique et administration
Population et société Démographie
Enseignement La commune relève de l’académie de Dijon.
La maison d'école a été bâtie en 1862.
Médias Le Journal de Saône-et-Loire est le quotidien régional diffusé dans toute la Saône-et-Loire et distribué à Autun et ses environs dans son édition d'Autun.
Culte La Grande-Verrière et son église Saint-Martin relèvent de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe seize villages et dont le siège est installé à Étang-sur-Arroux.
Économie
Culture et patrimoine Archéologie L'abbé Baudiau mentionne que des médailles romaines furent découvertes à proximité du château de Glaine dont de Balbin. Roland Niaux écrit que des fouilles furent réalisées à la villa des Buissons, pendant l'hiver de 1847, sous la direction de Desplaces de Charmasse. Y furent trouvées des mosaïques, des morceaux de marbres précieux et du verre de couleur. Cette riche villa gallo-romaine est située sur le bord d'une voie secondaire antique, délimitant les communes et reliant la voie Autun-Bibracte à hauteur du hameau de Méchet. On trouve tout le long de cette voie de nombreux vestiges de cette époque gallo-romaine : au Champ Marin, les vestiges d'une villa gallo-romaine, une autre à la Mazille, à Saint-Léger-sous-Beuvray, la Chazotte, Montmoret, les Monas et les carrières de la Roche-au-Loup, les Fosses (près des Dués) et de Brunesois.. Lieux et monuments vignette|Le château du Vouchot. vignette|Le château de Vautheau. Parmi les principaux lieux et monuments de La Grande-Verrière figurent notamment : l'église Saint-Martin, bâtie dans le style néo-gothique de 1866 à 1868 (et consacrée en 1892 par Monseigneur Perraud, évêque d’Autun), édifice composé de trois nefs hautes, sans transeptBrochure de présentation de l'église Saint-Martin de La Grande-Verrière éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71). ; la croix de l’ancien cimetière érigée en 1857, de très belle facture ; le château de Savilly, propriété de la famille Desplaces de Charmasse ; le château de Vautheau, ancienne maison forte ; près de l'église, au nord, le château du Vouchot (ou château de Verrière), bâti au XV siècle, remanié aux XVII et XVIII siècles et profondément modifié au XIX siècle, disposant de deux tours hexagones sur la façade et deux rondes détachées, partiellement inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du . ; le manoir au hameau de Pouriot ;