Monika Wyss, née en 1959 à Bâle, est la première « prêtresse catholique » de Suisse, ordination qui n'est pas reconnue valide par l'Église catholique. Elle n'est cependant pas excommuniée, comme les précédentes femmes ordonnées prêtre.
Biographie Monika Wyss nait dans une famille catholique très pratiquante, qui fréquente la messe tous les dimanches. Son père est laborantin chez Sandoz et président du Conseil de sa paroisse, et sa mère catéchiste.
Elle perd la foi à quand son père se suicide. Elle pratique le sport pour rester positive, et effectue des études d’orfèvrerie, matière qu'elle enseigne ensuite pendant huit ans. Elle retrouve la foi plus tard à la naissance de sa fille. Elle s'éloigne de son mari qui préfère continuer à faire du sport que de se consacrer à l'éducation des enfants, et ils divorcent finalement quand elle a . Inscrite au chômage, elle se forme en informatique et finit par l'enseigner, puis entame un bilan de compétence et se tourne alors vers des études de théologie.
Elle critique l'« hypocrisie qui entoure le célibat des prêtres ». Un de ses proches amis, un ancien moine qui lui a fait retrouver la foi, est marié et père de famille. Ils discutent sur la hiérarchie rigide de l'Église catholique. Plus tard elle aborde le sujet avec le directeur du séminaire du diocèse de Bâle. Ils parlent du fait que nombre de prêtres ne vivent pas en célibataires et ont des enfants. . Selon elle, le célibat, arrivé tard dans l'histoire de l'Église, n'est plus défendable, ne serait-ce que parce qu'un prêtre marié est mieux à même de conseiller ses ouailles.
Monika Wyss commence en 2000 une formation à la théologie par Internet ; parallèlement elle travaille pendant un an comme catéchiste à la paroisse de Saint-Gallus à Kriens LU. Elle prend contact avec Gisela Forster et Christine Mayr-Lumetzberger, qui ont créé le mouvement « RK prêtresses Europe occidentale ». Elle doit interrompre ses études en 2003 à la suite d'un accident vasculaire cérébral, mais ses compétences sont adéquates pour procéder à son ordination en tant que prêtresse catholique.
Ordination L'ordination a lieu le à bord d'un navire sur le lac de Constance entre l'Allemagne et la Suisse par trois « évêques » allemandes en tant que « prêtres » du groupe « RK prêtresses Europe occidentale » selon le rite catholique . La consécration n'est pas reconnue par l'Église officielle, mais elle n'entraîne pas d'excommunication, contrairement aux ordinations précédentes. Le par exemple Christine Mayr-Lumetzberger et les sept du Danube sont « ordonnées prêtres » par l'évêque schismatique argentin sur un bateau au milieu du Danube. Elles sont excommuniées par le Vatican.. D'autres femmes sont ordonnées prêtres par les mêmes modalités, non reconnues par l'église catholique par l'Association des femmes prêtres catholiques romaines qui compte en 2025 12 femmes évêques et 300 prêtres dans le monde..
Vie privée Monika Wyss, divorcée, a quatre enfants et vit en 2006 avec une de ses filles à Riehen, près de Bâle. Elle est membre du groupe « RK Priestesses Europe-West ».
Publications Pour vous, Hochwald, dpunkto Verlag, 2006
Références
Voir aussi
Ordination de femmes dans le christianisme Ordination des femmes dans l'Église catholique Place des femmes dans l'Église catholique Roman Catholic Womenpriests Église catholique apostolique charismatique de Jésus-Roi (en) Maria Eitz Ludmila Javorová Christine Mayr-Lumetzberger Les sept du Danube
Ordination des femmes Théologie féministe
Liens externes
Déclaration du département de théologie féministe de Lucerne et du bureau de la femme de l'Église catholique romaine, Bâle, Consacré à la prêtresse , Tages-Anzeiger, Mama est maintenant une prêtresse , Migros Magazine,
Catégorie:Personnalité féminine suisse Catégorie:Théologien catholique suisse Catégorie:Féministe suisse Catégorie:Clergé catholique Catégorie:Étudiant de l'université de Lucerne Catégorie:Naissance en 1959 Catégorie:Naissance à Bâle Catégorie:Pionnière en religion du XXIe siècle