Montbellet est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Elle fait désormais partie du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015. Géographie Montbellet, commune du Haut-Mâconnais, est traversée par la Bourbonne et divisée en plusieurs hameaux.
Avec 1 978 hectares (soit 19,78 km²) s'étendant d'ouest en est des premières collines du Mâconnais à la Saône, Montbellet est, par la superficie, la deuxième plus vaste commune de la communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois (derrière Tournus et devant Boyer et Lugny).
Bien que portant le nom de Fleurville, le pont éponyme se situe dans la commune (ainsi que dans celle de Pont-de-Vaux côté Ain).
Montbellet dispose de vignes dont la vendange est majoritairement vinifiée à la cave coopérative de Lugny. La commune dispose toutefois d'un vigneron indépendant : le Domaine Geoffroy-Talmot..
À noter : à la limite des communes de Lugny et de Montbellet, sur le territoire de Lugny, à proximité immédiate du moulin Chevalier (Lugny) et en contrebas du hameau de Thurissey, sont encore visibles, de nos jours, deux bornes de pierre armoriées solidement fichées en terre« Des deux bornes [...], l'une est à sa place d'origine, en plein pré, à une trentaine de mètres de l'angle du bâtiment le plus proche, l'autre côtoie la clôture nord, séparée de la première de 73 mètres. La deuxième a été déplacée de quelques mètres, pour une raison de commodité, par le propriétaire actuel du terrain, dans l'alignement approximatif avec la troisième borne. » Source : Gam Info, bulletin périodique du Groupement archéologique du Mâconnais, article « Bornes armoriées en Mâconnais », 1993 (page 9 et suivantes). et remontant au Moyen Âge, sculptées d'un côté (ouest) des billettes et quintefeuilles du blason des seigneurs de Lugny et, de l'autre (est), des trois tours crénelées composant le blason des seigneurs de Montbellet (famille de La Tour de Montbellet).. Ces bornes ont vraisemblablement été taillées et placées entre 1367 et 1464Source : Armorial des communes, données consultables sur le site internet des Archives départementales de Saône-et-Loire..
Communes limitrophes
Hydrographie Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Montbellet, le principal d'entre eux étant la Bourbonne, affluent de la rive droite de la Saône.
Prenant sa source à Lugny, au pied de la montagne du Château, la Bourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et de Montbellet avant de se jeter dans la Saône, près du hameau de Saint-Oyen.
L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui fait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau de Saône-et-Loire par la densité de ses moulinsSource : Pierre Ponsot, .. Citons, parmi les principaux, le moulin Burdeau, le moulin Vallerot, le moulin BrûléÉgalement dénommé moulin de la Maigrette, et dont il ne reste pas la moindre trace. et le moulin Guillet (devenu moulin Chevalier dans la seconde moitié du ) sur le territoire de la commune de Lugny, le moulin des Essarts, le moulin Jouvent (qui possède encore toute sa machinerie) et le moulin Bourbon (qui a conservé sa machinerie et n'a cessé son activité qu'en 1981) sur celui de Montbellet.
La source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait autrefois en eau les fossés du château de Lugny.
: fondation du Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, auquel appartiennent Montbellet et neuf autres communes (Lugny, Burgy, Clessé, Viré, Saint-Maurice-de-Satonnay, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise, Péronne et Cruzille), rejointes le par Plottes, Chardonnay et Uchizy (puis par Farges et Grevilly en 1938 et par Saint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jalogny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Montbellet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,6 %), prairies (22,1 %), forêts (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), cultures permanentes (5,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,6 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Plan local d'urbanisme L'urbanisme sur le territoire de Montbellet est régi par un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), document d’urbanisme dont le territoire d’effet n'est plus la commune mais l’intercommunalité du Mâconnais-Tournugeois, soit vingt-quatre communes membresL'urbanisme sur le territoire de la commune était précédemment régi par un plan local d'urbanisme, entré en vigueur au début des années 2000 et ayant lui-même succédé à un plan d'occupation des sols (approuvé en juin 1990, et modifié à deux reprises, en mars 1993 et mars 1999). Source : bulletin municipal de Lugny pour l'année 2002..
Ce document stratégique traduit les principes d’aménagement du territoire et constitue un outil réglementaire fixant les règles de construction et d’occupation des sols applicables sur le territoire, d'où son contenu : un rapport de présentation retraçant le diagnostic du territoire, un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) exposant la stratégie intercommunale, des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) définissant les conditions d’aménagements de certains quartiers/ilots (cas particuliers), un règlement fixant les règles d’utilisation et de droit des sols ainsi que des annexes (plan de zonage, liste des servitudes, etc.).
Le PLUi du Mâconnais-Tournugeois, fruit d'un processus lancé par la communauté de communes en 2016, a été définitivement adopté par le conseil communautaire le « Après sept ans de travail, le Plan d'urbanisme a été adopté », article signé Florent Muller paru dans Le Journal de Saône-et-Loire daté du 23 décembre 2023.. Il est entré en vigueur le .
Toponymie
Histoire vignette|110px|Armes de la maison de Montbellet. Époque gallo-romaine Au lieu-dit les Plantes se trouvait une grande villa, ..
Un gisement de poterie se trouve à à l'est de cette villa, au lieu-dit les Grandes Varennes (au sud du hameau de Saint-Oyen), à l'est de la N6 et à de la Saône à hauteur du gué de Jean-de-Saône. Il a été daté du ..
En 1975, des instruments d'oculiste ont été retrouvés dans une tombe de la même époque, près du lit de la Saône. Ces instruments ont été interprétés comme des aiguilles à cataracte, ce qui a permis de mieux évaluer les opérations antiques de la cataracte.
Moyen Âge Montbellet est le berceau des seigneurs de la maison de Montbellet.
Fin du XIII siècle : le château des seigneurs de Montbellet est rasé sur décision du Parlement de Paris suite aux exactions d’Alard de la Tour, propriétaire des lieux, à l’égard de ses vassaux et des voyageurs traversant ses boisSeigneur mort en 1305 et dont la pierre tombale est visible à l'abbaye Saint-Philibert de Tournus. Source : Guillaume Grillon, « Les pierres tombales médiévales de l'abbatiale de Tournus redécouvertes (XIII-XVI siècles) », bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, tome CXX, Tournus, 2022, . .
Révolution Fin : épisode de la Grande Peur en Mâconnais. Le château de Marfontaine, propriété de Giraud de Montbellet, seigneur du lieu, est dévasté par les Brigands, de même que celui de Mercey, propriété d'Émilien Noly, syndic trésorier des États du Mâconnais. Parmi d'autres brigands arrêtés, le Montbellois Bénigne Poizat, tonnelier au hameau de Buffières, âgé de 51 ans, est pendu à Tournus le « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française..
1790 : à la création des cantons, la commune de Montbellet est rattachée au canton de Tournus. Quelques années plus tard, tout comme Grevilly et Chardonnay, Montbellet sera rattachée au canton de Lugny.
En 1845, la Chambre adopte un « projet de loi d'intérêt local autorisant [...] un changement de circonscription territoriale » par lequel la limite entre les communes de Montbellet et de Viré, du canton de Lugny, est modifiée : « En conséquence, les hameaux de Boulaize et de Jean-Large sont distraits de la commune de Montbellet et réunis à celle de Viré. »Source : Gazette nationale ou Le Moniteur universel, 2 juillet 1845.
A Saint-Oyen a longtemps fonctionné une école de hameau (construite en 1902)Alain Dessertenne, Les écoles de hameaux en Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 145 de mars 2006, pages 14 à 18..