Les assemblées des amis, appelées plus communément Aa, sont des groupes informels et secrets de jésuites nés au dans un but d'entraide et de soutien spirituel. Les "Aa" existent jusqu'au .
Histoire
Les Assemblées des amis naissent au dans les collèges jésuites et regroupent tout en les chapeautant les groupes fervents et les congrégations mariales apparus antérieurement. La première Aa apparait en 1630 dans le collège de la Flèche.
Dès le départ, ces groupes s'engagent dans une entraide secrète. Cette volonté de discrétion s'explique par le souhait de se retrouver entre personnes animées du même idéal spirituel dans un monde qui se méfie des dévots. Le but est d'avoir un groupe d'amis à qui l'on puisse confier dans une totale discrétion les mouvements de son âme. Les membres d'une Aa, peu nombreux et au maximum une vingtaine font donc preuve d'une très grande solidarité. Au sein de ces groupes, les membres pratiquent des réunions hebdomadaires au cours desquelles chacun s'exhorte et énumère ses propres faiblesses.
Il arrive que les Aas naissent également chez les Sulpiciens.
Aas locales
Paris Sous le premier Empire, l'Aa parisienne serait composée d'une dizaine de clercs âgés de trente-et-un à quarante-quatre ans : les provençaux Gaspard-André Jauffret, Prosper de Tournefort et Paul d'Astros, et d'autres membres formés à Paris comme René-Michel Legris-Duval, Michel Clausel de Coussergues, Jean-François-Étienne Borderies, Charles-André-Toussaint-Bruno de Ramond-Lalande, Jean-Baptiste-Luc Bailly. La plupart d'entre eux deviendront évêques sous la Restauration. D’Astros et Tournefort seront arrêtés en 1811 comme opposants à la poltique religieuse de l’Empire. L'entourage du cardinal Fesch et du supérieur des sulpiciens Jacques-André Émery, auxquels plusieurs membres présumés de l'Aa sont fortement liés, pourrait ainsi être un des pôles majeurs de résistance catholique à la Révolution française et sous l'Empire.
Lyon L'Aa lyonnaise aurait été fondée en 1728 par Jean Jacques Doat et Jean Daguerre.
Parmi les personnalités connues suspectées de faire partie d'une Aa lyonnaise il y a Charles Démia ou Jacques Linsolas. Influentes dès l'époque moderne, les Aas lyonnaises jouent un grand rôle dans la lutte contre la déchristiannisation révolutionnaire, puis dans la reconquête religieuse du . L'influence de ces groupes sur une grande partie des institutions religieuses de la ville existe jusqu'au .
Toulouse
Bibliographie
Généralités Rouquette, Robert, «Congrégations secrètes», dans Dictionnaire de spiritualité, t. II, Paris, 1953, col. 1491-1507. Michel, Joseph, L'influence de l'AA, association secrète de piété, sur Claude François Poullart des Places : aux origines de la Congrégation du Saint-Esprit, Paris : Beauchesne, 1992, 108 p.
Aas locales Begouën, Henri, L'Aa de Toulouse aux : une société secrète émule de la Compagnie du Saint-Sacrement : d'après des documents inédits, Paris : A. Picard, 1913 Poutet, Y., Roubert, J., Les assemblées secrètes des en relation avec l'Aa de Lyon, Ed. Divus Thomas, Piacenza, Collegio alberoni, 1968, VII, 174 p.
Références
Catégorie:Institution jésuite Catégorie:Fondation au XVIIe siècle Catégorie:Association ou groupement de fait