Royer (/ʁwa.je/Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Localisation La commune est entourée de bois. À l'ouest, sur la Montagne, se trouvent les bois du Mont Prevers, de Larry, du Champ-Caillet et de la Rougie. Au nord, la petite et la grande Chassignole. Au nord-est se situent les bois de la Délie (rive gauche du ruisseau de Chanot) et de la Fa (rive droite). À l'est, en forte pente, prend place la côte ouest du bois d’Outry, et au sud les bois du Naz et de la Dame..
Communes limitrophes
Géologie et relief
Paléogéographie Royer se situe sous la mer pendant tout le début et le milieu de l'ère primaire. Le village est émergé à l’époque du carbonifère, sous forme de terrains cristallins avec la chaîne hercynienne. La mer permienne a pu exister mais n’a pas laissé de traces actuellement visibles. L’existence des mers est certaine lors du trias, jurassique et probablement la première moitié du crétacé supérieur (jusqu’au santonien). Un lac d’eau douce recouvre les lieux durant la première partie de l’ère tertiaire (éocène, oligocène). Les terres sont totalement émergées depuis cela (miocène, pliocène, pléistocène)..
Tectonique Après les dépôts des mers secondaires, les mouvements orogéniques donnant au Mâconnais son relief définitif sont une conséquence des plissements alpins. Ils s’étagent à différentes périodes de l’ère tertiaire. Leur résultat est la formation de plissements parallèles orientés N.N.E-S.S.O. Sur le territoire de Royer, ces chaînes sont recoupées de trois à quatre failles.
Stratigraphie Au sommet du bois de la Montagne (colline du côté ouest de Royer) apparaît la partie supérieure du Jurassique inférieur. Puis se succèdent Bajocien, bathonien, callovien, Oxfordien et Kimméridgien. Le bathonien occupe la plus grande superficie du territoire de Royer.
Paléontologie Le sol royat dispose d’une riche faune invertébrée fossile. Il présente un faciès liasique profond à ammonites, un faciès peu profond du bajocien et bathonien à crinoïdes, térébratules, pectens, huîtres et ammonites, et un faciès profond callovo-oxfordien à oursins réguliers et irréguliers, gastéropodes, bélemnites, ammonites, térébratules, rhynchonelles et trigonies.
Relief Royer se situe entre deux plissements parallèles, atteignant 422 mètres d'altitude pour celui de l'ouest et 336 pour celui de l’est. Le village est à environ 260 mètres d’altitude, mais sa hauteur est assez variable : il est en effet construit sur la pente sud du monticule de la Crâ, prairie parsemée de buis culminant à 310 mètres.
Hydrographie Le sol calcaire perméable à la suite de fissures a entraîné la formation de sources rares (trois ou quatre) mais intarissables.. Royer possède la source du ruisseau de Chanot qui se jette dans la rivière Natouze sur la commune de Mancey.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jalogny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports La commune est traversée par la route départementale , et est le point de départ de la route départementale . Une partie de sa frontière avec la commune de Mancey est matérialisée par la route départementale , dans un col appelé col des Chèvres. Y passe aussi une partie du GR 76A, appelé chemin des Moines.
L'autoroute la plus proche est la A6 (« autoroute du Soleil »), avec l'entrée-sortie n° 27 « Tournus » à à l'est.
Urbanisme Typologie Au , Royer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tournus, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,3 %), zones agricoles hétérogènes (43 %), cultures permanentes (10,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Plan local d'urbanisme L'urbanisme sur le territoire de Royer est désormais régi par un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), document d’urbanisme dont le territoire d’effet n'est plus la commune mais l’intercommunalité du Mâconnais-Tournugeois, soit vingt-quatre communes membresL'urbanisme sur le territoire de la commune était précédemment régi par un plan local d'urbanisme, entré en vigueur au début des années 2000 et ayant lui-même succédé à un plan d'occupation des sols (approuvé en juin 1990, et modifié à deux reprises, en mars 1993 et mars 1999). Source : bulletin municipal de Lugny pour l'année 2002..
Ce document stratégique traduit les principes d’aménagement du territoire et constitue un outil réglementaire fixant les règles de construction et d’occupation des sols applicables sur le territoire, d'où son contenu : un rapport de présentation retraçant le diagnostic du territoire, un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) exposant la stratégie intercommunale, des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) définissant les conditions d’aménagements de certains quartiers/ilots (cas particuliers), un règlement fixant les règles d’utilisation et de droit des sols ainsi que des annexes (plan de zonage, liste des servitudes, etc.).
Le PLUi du Mâconnais-Tournugeois, fruit d'un processus lancé par la communauté de communes en 2016, a été définitivement adopté par le conseil communautaire le « Après sept ans de travail, le Plan d'urbanisme a été adopté », article signé Florent Muller paru dans Le Journal de Saône-et-Loire daté du 23 décembre 2023..
La mise en œuvre de ce plan local d'urbanisme intercommunal entré en vigueur le a entraîné l'abrogation de la carte communale de Royer qui avait été approuvée le .
Morphologie urbaine
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 96, alors qu'il était de 90 en 2006..
Parmi ces logements, 68,8 % étaient des résidences principales, 26 % des résidences secondaires et 5,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles.
Risques naturels
Risque sismique La totalité du territoire de la commune de Royer est situé en zone de sismicité ..
Toponymie vignette|Panneau à l'entrée du village. Le village de Royer fut désigné sous les noms Rogiacum en 876, Rogiaco en 976 et Rouyer en 1443.
Ce nom est d'origine gallo-romaine. Il est composé d'un nom de personne (sans doute celui d'un gros propriétaire, fondateur de la villa ou d'une exploitation agricole romaine), suivi du suffixe –acus ou –acos qui indiquait la propriété. Le nom propre primitif à l'origine du nom Royer (en latin Rogiacum) peut être Rocius ou Roscius, noms qui ont pu produire Rogius au moment où, dans certains cas, sous l’Empire romain, le c prit un son adouci pour devenir le g des latins. Royer pourrait donc s’entendre : Rociacum, le village de Rocius. La lettre finale –r ne serait, comme dans Boyer découlant de Boiacum, qu’une orthographe fautive de Royé, les noms en –acus donnant –é dans le Mâconnais (Solutré, Azé, Chaintré)..
Histoire
Moyen Âge La seigneurie de Brancion, ruinée par les croisades, forma à la fin du une châtellenie ducale dont dépendait Royer. Elle était administrée par deux officiers : un capitaine châtelain et un maître forestier. Le premier était nommé par le maréchal de Bourgogne ou par le bailli de Chalon. Le second était chargé de la surveillance des étangs et des bois. Les habitants avaient à supporter de nombreuses charges : péage, redevances, blairie. Celle-ci comprenait Brancion, La Chapelle-sous-Brancion, La Montagne, Martailly et Royer..
Au , la guerre civile entre les Bourguignons et les Armagnacs affecta beaucoup le Mâconnais, et notamment les alentours de Brancion. Après s’être emparé de la ville de Tournus dans la nuit du 22 au , malgré la résistance de la garnison de l’abbaye Saint-Philibert, les Armagnacs se répandirent dans la région où de grands dégâts furent commis. Ne réussissant pas à s’emparer du château de Brancion, ils incendièrent les villages, rançonnèrent les habitants et les voyageurs. Le traité d’Arras, signé en 1435, mit fin aux longues guerres des Bourguignons et des Armagnacs..
Mais la région, dès l'année suivante, fut la proie d'incursions des Écorcheurs. Ils commirent de tels pillages que plusieurs villages de la châtellenie de Brancion furent abandonnés par les habitants. La misère était si importante que les recettes de la châtellenie, pour l'année 1443, s'élevèrent seulement à la somme de 44 livres, contre 260 à 280 lors des années ordinaires..
En 1477, la Bourgogne s'unit à la Couronne de France. La châtellenie ducale devient ainsi une châtellenie royale dont dépendaient, en 1530, les villages de Brancion, La Chapelle-sous-Brancion, Collonges, Martailly, Balleure, Charculbe, Mancey, Royer, Nogent, Ouxy, Dulphey, Fragne, Chissey, Chavy, Messey, Cruzille, Etrigny, Talant et Boyer..
Temps modernes Au , les guerres de Religion causèrent de nombreux dégâts dans la région. Tournus et son abbaye furent saccagées par Poncenac, un capitaine huguenot. Aucune pièce d’archive ne mentionne les dégâts potentiellement occasionnés à Royer..