Éveline Geneviève Anna Garnier, née le et morte le dans le arrondissement de ParisArchives de Paris, État civil de Paris en ligne : Paris , acte de naissance, ., est une figure de la Résistance française. Bibliothécaire, elle fut active dans la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale aux côtés de sa compagne Andrée Jacob, de Henri Frenay et de Claude Bourdet..

Biographie Elle est la fille de Charles Marie Georges Garnier (1869-1956), professeur de littérature et de langue anglaise au lycée Janson-de-Sailly, inspecteur général de l'instruction publique et écrivain. Sa mère, Jeanne Julie Gabrielle Maritain (1875-1955), était la sœur du philosophe catholique Jacques MaritainGuy Caplat. GARNIER (Charles-Marie, Georges) (note biographique). Publications de l'Institut national de recherche pédagogique Année 1997 13 .. Sa grand-mère maternelle, Geneviève Favre (1855-1943), a pu être dépeinte comme une ; elle-même se qualifiait de , , et .

Ses parents, tous deux d'obédience protestante, divorcent peu avant la Première Guerre mondiale..

Éveline Garnier a été la compagne d'une autre résistante, Andrée Jacob, rencontrée dans les milieux chrétiens gravitant autour de son oncle Jacques Maritain.. Ce dernier la désigna comme sa légataire principale. Elle meurt le à l'hôpital Sainte-PérineArchives de Paris, État civil de Paris en ligne : Paris 16e, acte de naissance, ..

Action dans la Résistance Éveline Garnier a pris une part active dans la Résistance intérieure française au cours de la Seconde Guerre mondiale. Son alias est Anne.

Alors que son oncle se trouve bloqué au Canada et aux États-Unis pour cause d'enseignements à dispenser là-bas, elle se tourne rapidement vers la Résistance. Au sein du mouvement Combat, en étroite collaboration avec Claude Bourdet, elle participe à de nombreuses activités : renseignement, recrutement, organisation, action. Elle prête aussi main-forte au Père Riquet qui œuvrait, entre autres, au sein du Réseau Comète chargé de récupérer les aviateurs alliés parachutés sur le sol français.

Avec sa compagne Andrée Jacob, alias Danielle, elle devient secrétaire générale adjointe du réseau NAP (Noyautage des administrations publiques) en septembre 1943, puis cheffe de ce réseau à partir de mars 1944. Elle a également permis de sauver des juifs en leur fabricant de faux papiers.

Après la Libération, Andrée Jacob et elle se mettent au service du ministère des Anciens combattants de la Résistance et des Déportés.

Décorations

(1946)

Reconnaissances posthumes À l’occasion du anniversaire de la Libération de Paris, l'allée Éveline-Garnier et l'allée Andrée-Jacob sont inaugurées dans le arrondissement de Paris le .

Publications Éveline Garnier, « Contraste de New York ou ce que M. Herriot n'aura pas vu », Esprit : revue internationale, Paris, 1933 Éveline Garnier, « Souvenirs sur mon oncle », Cahiers Jacques Maritain, Paris,

Notes et références

Liens externes

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