Le siège de Landau ( – ) a vu un corps du royaume de Prusse commandé par Frederick Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen assiéger une garnison républicaine française de dirigée d'abord par le général Joseph Gillot puis par le général Joseph Marie Tennet de Laubadère. Comme les Prussiens manquaient de canons de siège, ils tentèrent d'affamer les défenseurs français pour qu'ils se rendent en bloquant la ville.
Malgré plusieurs demandes de réédition, la garnison avait juré de mourir sous les ruines de la ville plutôt que de se rendre. Après plusieurs sorties vigoureusement et heureusement conduites, Gilot, appelé à l'armée active, fut suspendu de ses fonctions et remplacé par Laubadère. Durant toute l'année, la garnison appuya constamment, par ses sorties, les opérations des armées du Rhin et de la Moselle.
Près de deux mois après l'encerclement de Landau, l'armée de la coalition remporte une victoire lors de la première bataille de Wissembourg, repoussant l'armée du Rhin profondément en Alsace. La situation de la ville devient critique, mais la garnison tient bon. Le gouvernement français donne la priorité à la libération de Landau et l'armée du Rhin sous les ordres de Jean-Charles Pichegru entame une offensive soutenue contre l'armée de la Coalition de Dagobert Sigmund von Wurmser lors de la bataille de Haguenau. L'effort est finalement couronné de succès lorsque l'armée de la Moselle sous les ordres de Lazare Hoche déborde Wurmser à la bataille de Wœrth-Frœschwiller. Puis fin décembre, les armées françaises combinées de Moselle et du Rhin remportent la deuxième bataille de Wissembourg sur Wurmser et Charles William Ferdinand, duc de Brunswick-Wolfenbüttel, obligeant les Prussiens à lever le siège de la guerre de la Première Coalition.
La Convention nationale décréta que la garnison avait bien mérité de la patrie, et lui accorda deux journées de solde de gratification.
Voici l'éloge qui fut fait de la garnison de Landau au sein de la Convention :
« La garnison de Landau, enclavée dans le pays ennemi, abandonnée presque à elle-même depuis plus de quatre mois, ignorant ce que la valeur française méditait pour sa délivrance, repoussant les insinuations perfides, les sollicitations corruptrices, ne répondant aux lettres, tour à tour astucieuses et menaçantes des généraux ennemis qu'avec fierté et ironie, bravant 25 000 bombes jetées dans la place, ne vivant pendant six semaines que de chevaux et de chats, mangeant du pain de seigle et de pois, (le pain de munition s'y vendait jusqu'à 14 livres, la livre de sucre 80 livres, une oie 100 livres); voilà le spectacle qu'elle a donné à ses ennemis et les maux qu'elle a soufferts pour la patrie. »
Forces en présence Forces françaises Joseph Gilot puis Joseph Marie Tennet de Laubadère commande la garnison française de Landau, forte de qui comprend
• 2 bataillons du régiment de Guyenne 1 bataillon du de ligne 1 bataillon du de ligne le de la Garde nationale de Seine-et-Marne deux escadrons du de cavalerie et deux escadrons du de hussards.
Forces prussiennes Pour s'opposer aux défenseurs, Frédéric-Louis, prince de Hohenlohe-Ingelfingen dirigeait prussiens appuyés par de campagne de . Les troupes de Hohenlohe étaient composées de trois bataillons de chacun des régiments d'infanterie 3 bataillons du , 3 bataillons du , 3 bataillons du Romberg, 3 bataillons du Kleist, 3 bataillons du , 3 bataillons du Hohenlohe, 3 bataillons du 3 bataillons du , du bataillon de grenadiers et de cinq batteries d'artillerie à pied.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Siège des guerres de la Révolution française Catégorie:Landau Catégorie:Siège impliquant la France Catégorie:Bataille impliquant le royaume de Prusse Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile