L'église de Megiddo est un site archéologique abritant les fondations d'une église antique datant probablement du , près de Megiddo dans le Nord d'Israël.. Il s'agit d'une des églises les plus anciennes jamais mises au jour par des archéologuesUne maison convertie en église, avec des fresques datées de l'an 232, a toutefois été découverte à Doura Europos, en Syrie, datée de l'an 232, citée dans l'article ..
Situation Les ruines de l'église sont mises au jour près de la prison de Megiddo, quelques centaines de mètres au sud du tell et près du dans le Nord d'Israël. Les environs faisaient partie de la ville romaine de Legio, auparavant connue sous son nom hébreu Kefar ‘Otnay..
Découverte et description En 2005, l'archéologue israélien de l'université de Tel Aviv met au jour les restes d'une église datée du , une époque où les chrétiens étaient persécutés par l'Empire romain. La découverte inclut une mosaïque de , très bien conservée, qui comprend des inscriptions, des figures géométriques et des représentations de poissons, un symbole utilisé par les premiers chrétiens..
Les inscriptions, rédigées en grec ancien, sont au nombre de trois : L'une mentionne l'officier romain Gaianus, qui aurait fait don de pour faire réaliser la mosaïque. On peut la traduire ainsi : « Gaïanos, nommé aussi Porphyris, centurion, notre frère [aimé] et dignitaire, a fait faire cette mosaïque à ses propres frais. Broutis l’a réalisée ». Une deuxième se lit : « Commémorez Primilla, Kyriakê, Dorothéa, et encore Khrêstê ». Il est possible que ces quatre femmes aient été des martyrs de cette communauté. Face à la précédente, une inscription se lit : « Akeptous, la pieuse, offrit la table au Dieu Jésus-Christ, en mémorial ». La table désigne un autel où la sainte cène était sans doute célébrée, ce à quoi le terme de mémorial fait allusion. Cette table était probablement au centre de la pièce, à proximité de l'inscription, ce qui correspond à la disposition connue dans les vestiges des églises d’Afrique du Nord, et la cène était ainsi sans doute célébrée au milieu des fidèles, et non dans une partie du sanctuaire qui aurait été réservée au clergé. Le nom d'Akeptous, sans doute dérivé du latin Acceptus, peut faire référence à une esclave.
Controverse à propos de la datation Si la datation initiale du pavement de l’église de Megiddo est correcte, cette découverte confirme les données connues par les sources littéraires, notamment L'"Histoire ecclésiastique" d'Eusèbe de Césarée. En effet, la persécution des chrétiens est sporadique dans l'Empire romain au , le christianisme a même été assez largement toléré à partir de l'an 260. L'édifice pourrait donc dater du dernier quart du ou du premier quart du Vassilios Tzaferis, Oldest Church Found? Inscribed "To God Jesus Christ" Early Christian Prayer Hall... En revanche, l'anthropologue , un ancien conservateur de l'Autorité des antiquités d'Israël, estime que :
Notes et références
Catégorie:Église en Israël (édifice) Catégorie:Église fondée au IIIe siècle Catégorie:Site archéologique en Israël Catégorie:District nord (Israël) Catégorie:Église de l'Antiquité tardive