Saint-Ythaire est une ancienne commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie du pays du Clunisois.
À partir du , la commune fusionne au sein de la commune nouvelle de Bonnay-Saint-Ythaire, l'ancienne commune conservant le statut de commune déléguée..
Géographie Communes limitrophes
Transports La commune est coupée à l'est par la ligne du TGV sud-est (ligne Paris - Marseille). Les gares TGV les plus proches sont la gare TGV du Creusot à au nord, et la gare TGV de Mâcon à au sud.
Le GR 76b longe la bordure de la commune sur au sud près de Besanceuil, alors qu'il passe entre le sud du bois des Grands Chênes (commune de Saint-Ythaire) et le bois au lieu-dit le Verras (commune de Bonnay). Urbanisme Typologie Saint-Ythaire est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48 %), forêts (21,8 %), prairies (19,3 %), terres arables (10,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Histoire Saint-Ythaire s'appelait autrefois Mont-Aynard. La tradition locale le place sur un autre coteau qui porte maintenant un bois et les ruines du château d’Aynard, indiqué par les anciennes chartes sous le nom de Sanctus Iterius ou Hilarius. De ceci vient le nom de Saint-Ythaire (plus connu sous la forme de Saint Hilaire)Saint-Ythaire. Pastorale Tourisme & Loisir, diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon. 2012..
L’église Saint-Barthélémy est donnée en bénéfice entre 1019 et 1030 à l’archiprêtré du Rousset sous la nomination directe de l’évêque. Besanceuil lui était annexé jusqu’en 1602.
1793 : Saint-Ythaire, dans le contexte révolutionnaire, change de nom et devient Monteynard (ou Mont-Ainard)À l'instar de quelque cent cinquante autres communes de Saône-et-Loire dont le nom se rapportait à la religion ou à l'Ancien Régime. Source : E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13..
Le , Saint-Ythaire devient une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bonnay-Saint-Ythaire.
Politique et administration
Démographie
right|thumb|250px|Les vignobles du Mâconnais. Vignoble
Lieux et monuments Parmi les principaux lieux et monuments de Saint-Ythaire figurent notamment : l'église Saint-Barthélemy, notable par l'alliance entre un clocher roman datant du (aux environs de 1150) et une église néo-gothique du . Deux chapelles latérales ont été fondées : l'une en 1645 dédiée à saint Claude, et l'autre en 1669 dédiée à saint Nicolas. Une note de 1675 indique que le chœur de l’église est "voûté, peint à l’antique et fort effacé". Orientée vers l’est, l'entrée de l'église originelle s'ouvrait sur la rue. La nef rejoignait le clocher situé au-dessus du chœur, avec l'abside placée au-delà. Deux séries de travaux au détruisirent radicalement ce plan originel. Après un agrandissement en 1830, et une large reconstruction entre 1872 et 1875, le chœur ancien a été supprimé et remplacé à l’ouest par un chœur néo-roman, et lentrée transférée sous la face est du clocher, inversant ainsi l'orientation de l'égliseBrochure de présentation de l'église Saint-Barthélemy de Saint-Ythaire éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71). ; un manoir à tourelle et tour carrée et plusieurs maisons bourguignonnes à galerie ; les domaines du Brouillard et de Morlaix ; le point de vue depuis la terrasse de la mairie ; au Chassignot, une table d’orientation.
Personnalités liées à la commune Sont attachés à l'histoire de la commune : Le lieutenant-colonel Charles Gilbert de La Chapelle est décédé à Saint-Ythaire le à l’âge de 86 ans. Il fut chef de corps du étranger de cavalerie ( REC) en 1960 en Algérie. En 1961, il entraîna son régiment dans le putsch des généraux. Lors de son procès, il se présente ainsi : « fils et petit-fils de soldats, né en 1914 en pleine guerre, je peux dire que j’ai appris sur les genoux de ma mère les sentiments de l’Honneur et de la Patrie… Pour moi il n’y a aucun doute, j’ai suivi la voie de l’honneur. Cette voie passe aujourd’hui par les prisons ». A la question du président Patin : « Avez-vous bien compris dans quelle erreur des aventuriers vous ont fait tomber ? » Le colonel répondit après un temps de silence : « On juge une politique à ses résultats, on ne juge pas l’honneur sur des résultats ». Jean Marie Jules Gauthier (Saint-Ythaire 1818-1878), qui construisit le château de Saint-Ythaire, historien et précepteur du comte d'Eu et du duc d'Alençon, petits-fils du roi Louis-Philippe I et de la reine Marie-Amélie (c'est lui qui a contribué à modifier l'église : il y est d'ailleurs enterré). Claudine Dupuis, née à Saint-Ythaire (hameau de Bierre) le , en religion sœur Providence, religieuse de la congrégation du Saint-Enfant-Jésus (Chauffailles) affectée au dispensaire de Neuvy-Grandchamp de 1854 à sa mort le , à qui fut décerné en 1904 le prix Montyon de l'Académie françaisePrix dit « de Vertu » qui lui fut attribué en remerciement d'un demi-siècle passé au service des plus démunis, avec la complicité des paroissiens et du cardinal Adolphe Perraud, évêque d'Autun et académicien. Source : Hélène de Villette, « Le vitrail de Sœur Providence (1831-1908), l'âme du dispensaire de Neuvy-Grandchamp », revue Images de Saône-et-Loire (), ..
Héraldique
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de Saône-et-Loire Art roman en Saône-et-Loire
Liens externes
Saint-Ythaire sur le site de l'Insee
Notes et références Notes
Cartes
Références
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