Vauban est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie vignette|Tombe de Jacques Anne Joseph Le Prestre, comte de Vauban, église Saint-Saturnin de Vauban (Saône-et-Loire). Vauban fait partie du Brionnais.

La commune de Vauban est située dans le département de Saône-et-Loire, l'arrondissement de Charolles et depuis 2015 dans le nouveau canton de Chauffailles considérablement agrandi. Elle relevait jusqu'alors du canton de La Clayette aujourd'hui supprimé. Sa forme générale étirée en latitude (5,70 km) présente à l'ouest une excroissance très individualisée couvrant 1/10 de la superficie globale du territoire communal et s'intercalant entre les communes de Saint-Christophe-en-Brionnais et de Ligny-en-Brionnais. Avec une superficie totale de 13,63 km sensiblement égale à la moyenne des communes du Nord-Est roannais, et inférieure à celle de deux de ses voisines Saint-Christophe-en-Brionnais et Ligny-en-Brionnais. (respectivement 13 et ) Vauban étire son périmètre (23,3 km) sur une distance nettement plus grande (Saint-Christophe 19,2 km, Ligny 16,1 km). Avec trois de ses voisines Vauban confine sur d'importantes distances : à l'est avec Saint-Laurent-en-Brionnais sur 6,32 km, au sud-ouest avec Ligny-en-Brionnais sur 6,98 km, au nord-ouest avec Saint-Christophe-en-Brionnais sur 8,82 km. En revanche le contact avec Vareilles au nord-est et Saint-Maurice-lès-Châteauneuf est beaucoup plus court : 0,62 km avec la première, 0,56 km pour la seconde). Les limites de la commune sont très largement artificielles ; à l'est seulement sur 1,7 km le Ruisseau des Monts est le seul accident naturel caractérisé formant frontière (avec Saint-Laurent-en-Brionnais). Pour autant le territoire de Vauban s'inscrit presque entièrement dans l'interfluve ruisseau des Monts - rivière le Bezo (mis à part l'excroissance occidentale) ce qui lui confère une réelle unité.

Ce territoire correspond à la frange orientale du horst brionnais dôme ovale surbaissé ou plateau sub-horizontal qui occupe tout l'espace compris entre la Loire et le Sornin. Le relief y est modelé en creux par les petits cours d'eau qui coulent en direction du sud. Les altitudes sur les interfluves, plus basses que dans l'ouest du Brionnais, se cantonnent à un niveau à inférieur à 500 mètres (cette altitude n'est atteinte qu'au nord au dessus du village des Crots, 510 m. point culminant). Dans ces conditions les pentes sont faibles : du nord au sud la déclivité est de à 0,26 %. (26 m/km). L'altitude moyenne du territoire communal est de 424 mètres, le point le plus bas - 377 m - correspond à l'aval du Ruisseau des Monts dans la commune. Dans le cas précis de la commune de Vauban on observe d'ailleurs une double déclivité l'une, principale, du nord au sud conforme à la pente générale du bombement brionnais et une autre plus locale liée à la présence de la rivière le Bezo affluent du Sornin coulant justement vers le sud mais dont le talweg est suffisamment enfoncé dans le plateau pour attirer vers l'ouest la presque totalité des eaux courantes de la commune. Le petit compartiment de 1,5 km qui s'étend à l'ouest du Bezo se distingue par le fait que la pente générale s'y incline au contraire d'ouest en est.

Le système hydrographique n'est représenté à Vauban que par des cours d'eau qui concernent marginalement la commune et appartiennent au bassin versant du Sornin. À l'est, le ruisseau des Monts, sous-affluent du Sornin, sert de limite à la commune en face de Saint-Laurent-en-Brionnais sur 1,7 km seulement, passant sur cette distance d'une altitude de 362 m à celle de 335 m soit une pente de 16 m/km. Le Bezo, appelé à devenir en aval une rivière, n'est encore à Vauban qu'un ruisseau qui ne traverse le commune que sur 1 km à une altitude moyenne de 382 m en séparant le compartiment occidental isolé du reste du territoire municipal. Enfin tout au sud de la commune naît dans l'étang de Beauvernay (plan d'eau de ) à 380 m d'altitude un ruisseau qui quitte le territoire de Vauban au bout de 500 m et qui devient plus en val le ruisseau des Équetteries tributaire de Sornin. C'est le Bezo qui attire à lui la quasi-totalité des eaux courantes du territoire de Vauban qui s'écoulent au nord du bourg par des ruisselets se dirigeant vers le sud-ouest.

Le substrat géologique du territoire communal est formé de terrains secondaires calcaires, marnes, grès schistes mais qui n'apparaissent que là où l'érosion fluviatile les a dégagés, essentiellement dans le sillon du Ruisseau des Barres et accessoirement dans le fond de certains vallons du nord de la commune. Ailleurs le plateau est recouvert de larges épandages de formations d'altération ou résiduelles, qui plus à l'ouest dans le Brionnais intéressent également de vastes surfaces, mais aussi de complexes colluviaux à faciès sableux.

Précocement défriché en raison de ses qualités pédologiques cet espace est modestement boisé : 8 % seulement de sa surface est arboré soit un taux pourtant nettement supérieur à celui de ses voisines orientales (cf. Saint-Laurent-en-Brionnais 1,4 %), analogue à celui de Vareilles (6,2 %) ou de Ligny-en-Brionnais (8,9 %) communes placées dans le Brionnais dans une situation semblable mais taux très inférieur à celui de communes de l'ouest brionnais : Saint-Julien-de-Jonzy (24 %), Semur-en-Brionnais (45 %). L'ensemble des surfaces en forêts couvre 71,5 ha pour les feuillus et 2,74 ha pour les forêts mixtes. Les principaux placages forestiers se trouvent concentrés de part et d'autre du Bezo : Grand Bois sur sa rive est (0,38 km, Bois de la Font Dolent sur sa rive ouest (0,65 km).

Comme d'autres localités du Brionnais, Vauban est peu desservie par le réseau routier. Une route départementale en tout et pour tout traverse son territoire, la D 113 qui venant au sud de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf traverse le bourg de la commune et se dirige au nord vers Saint-Christophe-en-Brionnais en un tronçon de 4,5 km. À titre de comparaison et pour prendre l'exemple le cas de deux communes du haut-Beaujolais, un secteur montagneux dont on pourrait supposer qu'il est plus enclavé, communes de superficie comparable à celle de Vauban, Saint-Vincent de-Reins (13,87 km) et Belleroche (13,93 km) le rapport kilométrage de route départementale/superficie est de pour la première et de pour la seconde quand il est de 330 m pour Vauban. À cette voirie départementale s'ajoute il est vrai 1,25 km d'un chemin communal (C 7) reliant le lieudit la Place à Vauban à Saint-Laurent-en-Brionnais.

Privilégié par rapport à bien des communes du Nord-Est roannais, Vauban a un accès aisé au chemin de fer puisque la gare. La Clayette-Baudemont se trouve à moins de 9 km. Plusieurs trains circulant dans les deux sens s'arrêtent chaque jour dans cette gare.

La ligne TGV de Paris à Marseille peut être rejointe en direction de Lyon à la gare de Mâcon-Loché distante de 64 km de Vauban ou en direction de Paris à la gare de Montchanin - Le Creusot à 78 km.

L'aéroport le plus proche, celui de Lyon-Saint-Exupéry, se trouve à 127 km de la commune.

Vauban subit naturellement l'attraction de La Clayette petite cité économiquement active et très proche (10 km) ainsi que de son chef-lieu de canton Chauffailles à peine plus éloigné (14 km). Dans un cadre spatial plus étendu Roanne distant de 34 km et où conduit facilement la pente au sein du bassin du Sornin exerce une influence qui se fait sentir dans les domaines commercial, culturel, sanitaire ; Mâcon plus éloigné que Roanne (65 km) mais chef-lieu du département auquel appartient Vauban vient quelque peu empiéter sur la zone d'attraction de la sous-préfecture ligérienne. La petite ville de Paray-le-Monial bénéficie de sa relative proximité (26 km) et l'attraction de ses commerces et de son hôpital n'est pas négligeable.

Enfin, le rôle de la métropole régionale rhônalpine, Lyon, qui ne se trouve qu'à 93 km de la commune est considérable dans les habitudes sociales des Vaubanais éclipsant celui de Dijon trop éloigné - 165 km - de ce coin périphérique de l'espace bourguignon.

La commune de Vauban appartient à une région dont le paysage rural est le bocage caractérisé par une forte dispersion de l'habitat ; les écarts y sont nombreux et le bourg ne rassemble généralement qu'une fraction assez limitée de la population. Le territoire municipal est ainsi parsemé de simples écarts constitués d'un petit nombre de maisons mais aussi de hameaux groupant un nombre d'habitations plus considérable.

À Vauban, une trentaine de lieuxdits habités peuvent être mentionnés. Ce sont, dans la partie essentielle de la commune à l'est du Bezo et du nord au sud, en relation donc avec l'altitude décroissante, : les Crots, Mussy, les Places de Mussy, les Auges, En Bouzu, la Croix des Crots, les Teureaux, la Pacaudière le Grand Bois, la Reuille la Velle, le Fournet, la Place, ces deux derniers pouvant passer, étirés le long de la route départementale, pour des faubourgs du village de Vauban qui occupe une position assez centrale ; la Mornière, les Grands Prés, le Spey, la Malbrossse, la Cocardière, En Bouraillon, la Lande, En Beauvernay, Bois de la Jugnon, l'Herse et en Ronde. Seul Mussy est un écart assez étoffé pour faire figure de hameau véritable.

La partie située à l'ouest du Bezo ne réunit que la Croix de Maubeuil, Foumoux, la Chaise et Pleinecey.

Portent également des noms certains secteurs non habités comme, du nord au sud également, Prés de la Côte, les Grands Crais, Pré Perret, Pré des Vignes, le Fromental, Champ Mouton, Bon Repoux, Brosse d'Avallon le Chambon et des zones forestières comme le Taillis des Glands, le Grand Bois et le Bois de la Font Dolent mentionnés plus haut et le Bois des Chaintres.

L'INSEE ne fournit plus le nombre d'habitants agglomérés d'une commune. En 1968, à une date où le chiffre était disponible 60 personnes vivaient dans le bourg de Vauban l'ensemble de la commune étant alors peuplé de 298 habitants ; la population agglomérée au chef-lieu représentait ainsi 20 % du total. Compte tenu de l'existence aujourd'hui de nombreuses résidences secondaires dans le bourg-même on peut estimer que la population dite « municipale » n'y est plus que d'une trentaine de personnes soit moins de 15 % du total.

L'histoire démographique de la commune présente un décalage par rapport à l'évolution de la population dans la plupart des localités rurales de la région depuis deux siècles. Cette évolution s'est déroulée ailleurs le plus souvent en trois phases ; la première couvrant la période 1800-1850 ou 1800-1875 marquée par une forte croissance de la population, la seconde généralement longue d'un siècle caractérisée par une érosion démographique importante parfois spectaculaire, la troisième qui a vu une notable reprise de la croissance depuis les plus récentes décennies.

Si les causes qui ont déterminé l'existence de plusieurs phases dans l'histoire démographique de la commune sont pour une bonne part identiques à celles qui se sont manifestées dans les campagnes de la région en général du moins n'y a t-il pas concordance avec le déroulement de cette histoire telle que décrite ci-dessus en ce qui concerne tant le nombre de phases que les dates initiales et finales et la durée de chacune d'elles.

La première moitié du a certes connu à Vauban comme ailleurs une croissance de la population, d'ailleurs sinon régulière du moins continue, due au maintien d'une forte natalité au sein d'une société paysanne mais qui s'est révélée ici relativement modeste (746 hab. en 1800, en 1866 soit seulement + 43 % en trois-quarts de siècle)).