La rivière Magog (en abénaqui : Pskasewantekw ou Pskusewantegw) est une petite rivière parcourant les territoires des villes de Magog et de Sherbrooke, dans la région administrative de l'Estrie, au Québec, au Canada, selon un axe sud-ouest nord-est. Prenant sa source dans le lac Memphrémagog, elle traverse le lac Magog et se déverse dans la rivière Saint-François, au centre-ville de Sherbrooke.
Géographie Le cours de la Magog débute au centre-ville de la ville de Magog. Ce départ, situé à d’altitude, constitue l’unique déversoir du lac Memphrémagog, la rivière Magog puisant sa source via les différents affluents de ce grand lac, jusqu’au-delà de la frontière du pays, aux États-Unis. Ainsi, en comptant notamment les territoires de collecte des différents petits cours d’eau qui suivront son cours, le bassin hydrographique de la Magog couvre une aire approximative de .
Au premier kilomètre et demi de son parcours, se trouve un premier barrage, du nom de Memphrémagog, suivi de la collecte d’un premier ruisseau (km 4,1), nommé le ruisseau Rouge. En aval de celui-ci, s’interpose ensuite un deuxième barrage (km 5,6), du nom de Centrale La Grande-Dame, s’ensuit ensuite l’aboutissement de la rivière dans le lac Magog (km 9,8).
Au niveau de ce lac de de long, l’étendue d’eau reçoit le ruisseau Noir à son extrémité sud et le ruisseau Red Brook à son extrémité nord. La rivière Magog reprend ensuite son cours normal via un petit interstice à l’extrémité nord-est du lac (km 16,3).
La rivière poursuit sa route en collectant les eaux des ruisseaux Grass Island (km 18,5), Gordon (km 19,4) avant d’être interrompue de nouveau par la présence du barrage de Rock Forest (km 19,6). Par la suite, la Magog collecte les eaux des ruisseaux Nick (km 21,5) Dodds (km 23), atteint le barrage Drummond (km 25), avant de s’élargir pour former le lac des Nations (km 29,1), au cœur de Sherbrooke.
La rivière s’enfonce ensuite dans une profonde gorge, au-delà du barrage Paton (km 30,4), d’une déclinaison de , sur une distance d’environ , chevauchant par la même occasion deux autres barrages (Frontenac, et Abénaquis, ), avant de terminer sa course dans la rivière Saint-François, à d’altitude.
La longueur totale de la rivière, incluant la portion du lac Magog, est donc de , sur un dénivelé de et coule principalement selon un axe sud-ouest et nord-est.
Toponymie
Les Abénaquis désignent ce cours d'eau sous l'appellation de Pskasewantekw ou Pskusewantegw, « la rivière qui fait des détours »Commission de toponymie du Québec - Rivière Magog.
Le toponyme rivière Magog a été officialisé le par la Commission de toponymie du Québec.
Histoire thumb|Barrage de la centrale Abénaquis, situé dans la gorge de la rivière Magog Sa source, située à d'altitude et son confluent, se trouvant à d'altitude, lui confèrent une importante dénivellation, considérant ses de longueur. L'écoulement de la rivière, à sa sortie du lac Memphrémagog passait dans un canal naturel entre 92 et de largeur ; le courant était rapide jusqu'au lac Seaswaninepus à une distance approximative de en aval. Ce lac avait une longueur de , et les Grandes Chutes (Great Falls) tombaient ensuite à une distance de avant la Fourche (The Fork) avec la rivière Saint-FrançoisReport of a survey ...from Memphrymagog to Connecticut river. April 12 1826. doc no 154 19th Congress 1st Session. La région a été cartographiée par Joseph Blanchard en 1756. L'importante dénivellation a permis l'édification de sept barrages, dont trois dans les mètres, à même une gorge creusée par la rivière, au cœur de Sherbrooke. L'un d'eux, celui de la Paton Co. a engendré le lac des Nations, un bassin d'eau destiné jadis à offrir une marge de manœuvre lors des périodes d'étiage, afin de permettre un bon fonctionnement continuel des entreprises industrielles, qui utilisaient la force hydraulique de la rivière.
De par son débit régulier et sa déclinaison importante, elle fut le théâtre de diverses activités industrielles, particulièrement à Sherbrooke et Magog, aux . Aujourd'hui, ses berges sont occupées principalement par des résidences privées, des parcs linéaires et quelques secteurs encore boisés, les activités industrielles ayant presque toutes disparu.
+ Les barrages (par ordre chronologique de construction) Barrages Site Dates d'existence Barrage Austin-Taylor Magog 1796-1822 Barrage Hyatt-Ball Sherbrooke 1802-1842 Barrage Weatherbee Magog 1822-1883 (reconstruit en 1853) Barrage Goodhue Sherbrooke 1828-1854 Barrage BALC Sherbrooke 1842-1910 Barrage BALC Sherbrooke 1849-1919 Barrage BALC Sherbrooke 1854-1926 Barrage BALC Sherbrooke 1871-1902 Barrage BALC Sherbrooke 1877-1916 Barrage de la MT&P Magog 1883-1915 Barrage BALC Sherbrooke (Deauville) 1883-1911 Barrage/centrale hydroélectrique Hydro-Magog I Magog 1897-1911 Barrage/centrale hydroélectrique Frontenac I Sherbrooke 1902-1916 Barrage/centrale hydroélectrique Drummond Sherbrooke 1908- Barrage/centrale hydroélectrique Abénaquis (autrefois SR&P) Sherbrooke 1910- Barrage/centrale hydroélectrique La Grande-Dame (ou Hydro-Magog II) Magog 1911- Barrage/centrale hydroélectrique Rock Forest Sherbrooke (Rock Forest) 1911- Barrage/centrale hydroélectrique Frontenac II Sherbrooke 1916- Barrage/centrale hydroélectrique Memphrémagog (ou de la Dominion Textile) Magog 1920- Barrage/centrale hydroélectrique Paton Sherbrooke 1927-
Notes et références
Annexes
Articles connexes Lac Memphrémagog Bassin du lac Saint-Pierre
Bibliographie Kesteman, Jean-Pierre (2004). Tout le long de la rivière Magog. Sherbrooke, Éditions GGC, 246 pages .
Liens externes
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