Sabine Barles, née en 1965, est une urbanisteBarles S (1999) « Chapitre III : Urbanistique », p. 45-66, in : Barles, S., Breysse, D., Guillerme, A., Leyval, C. (eds). Le sol urbain. Paris : Anthropos (coll. « Villes »), 1999. 278 p.-prospectivisteGuillerme A & Barles S (2003) « Bâtir la ville », Paris Projet (34-35), « Paris 2020, éléments pour un plan d’aménagement et de développement durable » (2003), p. 198-204 française, spécialisée dans l’étude du « métabolisme urbain »Barles S (2008) « Comprendre et maîtriser le métabolisme urbain et l’empreinte environnementale des villes », Responsabilité & environnement (52), octobre, p. 21-26Barles S (2014) « Urban metabolism : persistent questions and current developements », New Geographies (special issue « Grounding Metabolism ») 6, p. 62-69 (étude des flux d’énergie et de matière dans les environnements urbainsKennedy C.A & al. (2015) « Energy and material flows of megacities », Proceedings of the National Academy of Sciences, 2015, URL : www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1504315112. ), de l'écologie territorialeBarles S (2014) « L’écologie territoriale et les enjeux de la dématérialisation des sociétés : l’apport de l’analyse des flux de matières », Développement durable des territoires 5(1) | UR : http://developpementdurable.revues.org/10090. Repellin, P., Duret, B., Barles, S (2014) Comptabilité des flux de matières dans les régions et les départements. Guide méthodologique. La Défense : Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie – CGDD (coll. « Repères ») | 114 p. | URL:http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2101/1161/comptabilite-flux-matieres-regions-departements-guide.html et des « trajectoires socio-écologiques » des sociétés urbaines sur le long termeBarles s (2015) « The Main Characteristics of Urban Socio-Ecological Trajectories : Paris (France) from the 18th to the 20th Century », Ecological Economics 118, p. 177-185, URL :https://authors.elsevier.com/a/1RU2S3Hb05wSl., notamment aux échelles administratives, par exemple des régions et départements. Pour ses recherches, elle étudie les techniquesBarles S (2015) « L’urbanisme, le génie urbain et l’environnement : une lecture par la technique », Revue internationale d'urbanisme, 1. et ingénierie urbaines (avec comme définition de la technique ), les environnements urbains (dont « aquatiques » et souterrains, égoutsBarles S (2007) « Gestion privée, gestion publique : Des vidanges à l’égout, Paris, », p. 245-264, in : bocquet, D., fettah, S. (eds.). Réseaux techniques et conflits de pouvoir : Les dynamiques historiques des villes contemporaines. Rome : École Française de Rome (« Collection de l’École Française de Rome », 374). 328 p. et cathédrales souterraines de stockage d'eauBarles S (2008) « Architectures de l'eau », p. 10-13, in : Namias O. (ed.). Les cathédrales de l’eau. Paris, Jean-Michel Place/SIAAP. 95 p. y compris), la gestion, les destinations Barles S (2006) « Quelle destination pour les déchets urbains ? L’expérience parisienne, », p. 96-102, in : Lemoine, B. (ed.). Paris en Île-de-France, histoires communes. Paris : éd. du Pavillon de l’Arsenal / Picard, 2006. 241 p.Le Bozec A., Barles S., Buclet N & Keck G (2012) Que faire des déchets ménagers ? Versailles : Quae. 231 p. et valorisations des déchets urbains « excréta urbains » (excréments humains et animaux) y comprisBarles S (2012) « Fumiers de ville, engrais humains et engrais animalisés à Paris au », Ethnozootechnie (92), 2012, p. 27-33Barles S (2005) « Experts contre experts : Les champs d’épandage de la ville de Paris dans les années 1870 », Histoire urbaine (14), déc., p. 65-80.Barles S (2004) « Entre artisanat et industrie : L’engrais humain à Paris au », p. 187-201, in : Coquery, N., Hilaire-Pérez, L., Sallmann, L., Verna, C. (eds.). Artisanat, industrie, nouvelles révolutions du Moyen Âge à nos jours. Paris : ENS-éditions (Cahiers d’histoire et de philosophie des sciences, 52). 484 p. , l’appel des villes aux ressources alimentaires et énergétiques de plus lointaines et sources de dépendancesBarles (2012) « The Seine and Parisian Metabolism : Growth of Capital Dependencies in the 19th and 20th Centuries », p. 94-112, in : Castonguay, S., Evenden, M. D. (eds.). Urban Waters : Rivers, Cities and the Production of Space in Europe and North America. Pittsburgh : Pittsburgh University Press. 302 p.Sabine Barles (2017) Billet intitulé : « L’idée de nourrir Paris ou Toulouse grâce aux ceintures vertes est une illusion ! » publié par internet Actu, ; en référence à un article de Vincent Tardieu L’idée de nourrir les métropoles grâce aux ceintures verte est une illusion paru sur Colibri / le Mag. le 07 juin 2017] et d’augmentation des empreintes (écologiques, eau, carbone et institutionnelles) des zones urbanisées. Elle s’appuie ou s’est appuyée sur les concepts de l’écologie territoriale, sur l’histoire des techniques urbaines (s), sur l’histoire de l’environnement urbain (s) et de ses mobilités (s) pour étudier les trajectoires, les régimes et les transitions socio-écologiques qui se produisent dans les systèmes urbains. Son approche est donc à la fois rétrospective et prospective, et elle s’inscrit dans l’étude de la coévolution homme-nature et donc dans le champ des anthroposystèmes et de l’anthropocèneBarles S (2013) « Trends in urban biogeochemistry at the Anthropocene », Mineralogical Magazine 77(5), p. 658..
Formation Sabine Barles est diplômée en urbanisme et aménagement acquis à l'INSA de Lyon en juin 1988 et titulaire d'un DEA « Urbanisme et pratiques de l’espace » de l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC) et de l’université Paris-VIII obtenu en . Elle s’est aussi intéressée à l'histoire des techniques DEA, obtenu à l’EHESS en octobre 1990, en « Histoire des techniques » avant de soutenir une thèse de doctorat en urbanisme et aménagement à l'ENPC en février 1993, sous la direction d’André Guillerme. En , elle est habilitée par l'université Paris I à diriger des recherches en lettres et sciences humaines, puis, un an plus tard, en , elle est qualifiée aux fonctions de professeur des universités en section (Aménagement de l’espace, urbanisme) et 72e section (Épistémologie, histoire des sciences et des techniques).
Avec Olivier Coutard, Nathalie Blanc et Jean-Yves Toussaint, elle est membre du groupe d'animation de la Prospective Nationale de Recherche Urbaine engagée par le CNRS (2015-2016).
Enseignement Durant , de septembre 1989 à septembre 1992, Sabine Barles grâce à une bourse du CNRS a obtenu une place à l'ENPC et devint monitrice d’enseignement supérieur à l'Institut français d'urbanisme. D’octobre 1992 à octobre 1993 elle y est attachée temporaire d’enseignement et de recherches, puis d’ à 2005, maîtresse de conférencesIFU, section du CNU, à l’Université Paris-VIII, et enfin de 2006 à 2011 professeure.En 2010, elle enseigne à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, et en 2011, elle retrouve l’université Paris I comme professeure dans la section du CNU et devient membre du laboratoire Géographie-Cités (équipe CRIA).
Recherches Sabine Barles travaille en 2010-2011 au Laboratoire Techniques, Territoires & Sociétés (LATTS), UMR 8134 et en est membre associé depuis . À partir de 2000, elle est aussi membre du programme interdisciplinaire de recherche sur le bassin de la Seine (PIREN-Seine, qui est aussi depuis 2002 une « Zone atelier » du CNRS).En 2014, elle est nommée adjointe de Josette Garnier, la directrice de la FIRE (Fédération de recherche Île-de-France en environnement). À partir du début des années 2010, elle est membre de plusieurs conseils scientifiques sur des thèmes du territoire, de l’écologie, de l'agriculture et de l'alimentation, et de la soutenabilité du développement : DIM R2DS depuis 2012, ville de Paris depuis 2011, INSA-Lyon depuis 2011, ALTERRE Bourgogne, agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable depuis 2011, Agence de l’Eau Seine-Normandie depuis 2010. Elle a été membre du comité de lecture des Documents d’histoire des techniques de 2008 à 2012. Son travail de recherche est centré sur l’urbanisme et l'histoire récente, dans leurs relations aux flux d’énergie et de matières, dans un monde en urbanisation croissante (plus de la moitié des habitants sont désormais urbains) où la nature régresse et où il est nécessaire de se préparer et/ou s’adapter au changement climatique (et aux événements climatiques extrêmes rendus plus fréquents et gravesBarles S (2010) « Systèmes urbains et événements climatiques extrêmes », p. 67-72, in : Decamps, H. (ed.). Événements climatiques extrêmes : Réduire les vulnérabilités des systèmes écologiques et sociaux. Paris : EDP / Académie des Sciences (Rapport sur la science et la technologie, n° 29).. xxxiii + 194 p). Son intérêt scientifique est principalement orienté autour de trois grands thèmes: l'histoire des techniques et de l'environnement urbain, le métabolisme urbain et l'écologie territoriale, et les approches socio-économiques.
Histoire des techniques et de l’environnement urbain Sabine Barles étudie les mutations des techniques et des environnements urbains (y compris souterrains), d’abord dans le passé, du , puis au-delà, par exemple, pour la ville de Paris aujourd’huiBarles S (2007) « Le métabolisme parisien aujourd’hui. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », Annales de la recherche urbaine (103) (« La ville dans la transition énergétique »), sept. p. 64-73, et pour le futur. Depuis 2004, elle est membre associé du Centre d’histoire des techniques et de l'environnement du Conservatoire national des arts et métiers et de l'École des hautes études en sciences sociales.Elle a ainsi été menée à s’intéresser à l’évolution de l’encadrement juridique des pollutions industrielles au Barles S, Guillerme A & Lestel L (2009) « Pollution industrielle et réglementation des manufactures et ateliers en France au : les textes fondateurs », Documents pour l’histoire des techniques 17 juin, p. 174-208.
Métabolisme urbain
De 1989 à 2009, Sabine Barles s’intéresse aux théories et mutations urbaines et périurbaines (dont sous l’influence de l’hygiénismeBarles S (2003) « L’hygiénisme face à l’environnement », p. 216-224, in : lévêque, C., van der Leeuw, S. (eds.). Quelles natures voulons-nous ? Pour une approche socio-écologique du champ de l’environnement. Paris : Elsevier (coll. « Environnement »),. 324 p.Barles S (2010) « De l’hygiénisme à la santé environnementale, regards sur la ville », Pollution atmosphérique, numéro spécial, nov. , p. 11-21. Barles S (2011) « La ville et l’hygiénisme », p. 18-19, in : Veyret Y, LeGoix, R. (eds.), Atlas des villes durables. Paris : La DécouverteBarles S (1999) La ville délétère : Médecins et ingénieurs dans l’espace urbain (). Seyssel : Champ Vallon (coll. « Milieux ») | 375 p., au sein de l’équipe du laboratoire Théorie des Mutations Urbaines (LTMULe LTMU est l’ex-laboratoire URA CNRS 1244, devenu département d’UMR puis FRE CNRS 3221 Architecture, Urbanisme, Sociétés, AUS). En 2002, elle publie un article intitulé : « Le métabolisme urbain et la question écologique » où elle montre combien, dans le contexte d'une civilisation devenue industrielle, la ville gaspille et dissipe la nature dont elle se nourrit et qui sert d'exutoire à ses déchets Barles S (2002) « Le métabolisme urbain et la question écologique », in Annales de la recherche urbaine (92)/Persée, septembre, p. 143-150.