Gustave Albert Dupertuis, né le à Champigny-sur-Marne dans le département de la Seine et mort à Lourdes le est un militaire français.

Il s'illustre notamment, lors de la Première Guerre mondiale, au commandement du Régiment de marche de spahis marocains (RMSM).

Biographie Famille vignette|Armoiries Dupertuis (origine d'Ormont Dessous - Suisse) Gustave Albert Dupertuis naît le à Champigny-sur-Marne dans le département de la Seine du mariage de Marc François Emmanuel Dupertuis, chef de bataillon du régiment de Paris et d'Amélie Sophie Hébert, rentière..

Le Grand père de Gustave : le Docteur Abraham Dupertuis s'étant illustré au cours de la guerre de 1870, une rue porte son nom à Champigny sur Marne.

En 1903, il est admis comme membre de la Société de géographieBulletin de la Société de géographie, édition de , , ..

Le « Mariages » in Le Matin, édition du , , . dans le arrondissement de Paris, il épouse Pauline Virginie Berthe Poirrier, divorcée de Paul Marie Léon Regnard. Dans l'acte de mariage, son père (vice-président du Sénat) est déclaré .

Veuf en 1923, Gustave Dupertuis épouse en secondes noces dans le arrondissement de Paris, le , Thérèse Berthe Gresser, divorcée de Charles Gresser depuis le . Thérèse Gresser a deux enfants : Charles Joseph Gresser (né à Tsington en Chine en , mort le Service historique de la Défense, Caen, CoteAC 21 P 177000, .) et Kurt Hans Gresser (né à Tri Nan Tou en Chine en , résistant au sein des forces françaises libres (FFL) durant la Seconde Guerre mondialeService historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 201078, .). Ces deux enfants prennent le nom de Dupertuis en 1935. De son mariage avec Thérèse Gresser, naît Henri en 1928 à AndlauEditions Mollat. qui relatera les souvenirs de son père (Henri Officier de la LH, GIG décédé en 2018), de Henri naissent Catherine Liliane en 1951, Olivier Guy en 1955 et Chantal en 1959.

Un homme de convictions Duel avec M Bauer :

Une rencontre à l'épée a eu lieu, ce matin, aux environs de Paris entre M. Bauer et le capitaine Dupertuis du 83" dragons. Au premier engagement, M. Bauer a été atteint au bras d'une blessure pénétrante de trois centimètres qui a mis fin au combat. Le motif du duel était d'ordre prive.

"Le capitaine Dupertuis, s'étànt jugé gravement offensé par M. Bauer, a chargé M; Le François et le capitaine Mauche' de lui demander une réparation parles armes.- M. Bauer a. mis en rapport les témoins du "capitaine Dupertuis avec MM. Napôleone et le comte de là Noc..

Une rencontre a été jugée inévitable. Elle a eu lieu aux environs de Paris ce matin. À la premiere reprise, • M. Bauer a été atteint au bras d'une blessure, pénétrante de trois centimètres qui de l'avis du docteur, des témoins et du directeur du combat, M.G.Breittnayer, a mis fin à la rencontre.

Duel avec "Le Géant Hit" : vignette Voir la copie de l'article joint "Un duel tragique" Franc-maçonnerie Le , le journal La Libre Parole indique l'appartenance de Gustave Dupertuis à deux loges maçonniques : « Les Amis de la Patrie » et « Les Philanthropes Réunis »La Libre Parole, édition du , , .. Le , la présidence du Conseil fait publier au Journal officiel la : Gustave Dupertuis y figure avec la mention Journal officiel, édition du , , ..

Mort et hommages Gustave Dupertuis meurt à Lourdes le .. Fiché par le régime de Vichy du fait de son appartenance à la Franc Maçonnerie, sa pension lui est supprimée et il se retrouvait alors quasiment sans ressources. Il est enterré à Lourdes. Carrière militaire Services et positions occupées vignette|Le colonel Dupertuis à Auxy-le-Château en 1916.

Avant guerre, il se distingue tout d'abord en Afrique centrale pendant dix ans, du Tchad au Niger, à la tête des spahis ou des méharistes.. Il est cité neuf foisLes positions occupées sont explicitées dans son carnet de la Légion d'honneur : au (engagé volontaire pour cinq ans à la mairie d’Oran le , brigadier le , brigadier fourrier le , maréchal des Logis le ), au (maréchal des Logis le , maréchal des Logis élève officier le ), au (sous-lieutenant le , lieutenant le ), à l'escadron de cavalerie indigène du Chari (mis à la disposition du département des Colonies pour servir à l’escadron, lieutenant le ), au (capitaine le ), au (capitaine le ), au (capitaine commandant), au (capitaine commandant le )..

Il participe ensuite à la pacification du Maroc à la tête de la cavalerie, notamment aux combats autour de Kénifra (), ou sa conduite lui vaut une nouvelle citation.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, il commande le Régiment de marche de spahis marocains (RMSM). Il est nommé colonel le Annuaire officiel des officiers de l'armée active, édition 1920, , . et s'illustre avec le RMSM sur le front des BalkansLe est le régiment de cavalerie le plus décoré de l'armée française. Sous son commandement, le RMSM obtient ses deux premières citations à l'ordre de l'armée à la suite de la prise de Pogradec en Albanie en septembre 1917 et à la suite des opérations du Skumbi en Albanie en octobre 1917.. Du fait de ses relations tendues avec le général Jouinot-Gambettacommandant la brigade de cavalerie à laquelle appartient le RMSM, il quitte le régiment en , remplacé par le lieutenant-colonel Edmond GuespereauThierry Moné et Mary Moné, Du burnous rouge au burnous bleu : les Spahis du 1er Marocains dans la Grande guerre, Panazol, Lavauzelle, 2004, p.120.

Après guerre, il commande en 1920-1921 la cavalerie de l'Armée du Levantformée des 1er, 2e et 3e régiments de cavalerie du Levant, du 11e régiment de spahis et du 21e régiment de spahis marocains (ex RMSM) et est nommé général de brigade en Nominations dans l'état-major général de l'armée, in le quotidien L'Echo d'Alger, édition du , , .Delphine Étienne et Alain Guéna, Officiers généraux de l'armée de terre et des services (ancien régime-2010), , ..

Il prend sa retraite en 1924 et le général Weygand lui rend hommage dans un ordre généralOrdre général n° 237.0 du 31 mars 1924 de Maxime Weygand, Le Burnous : bulletin de l'Association amicale et philanthropique des anciens spahis, 1924/07 (N15), p.10.

Fait singulier thumb|Fathima la Marocaine et le lieutenant-colonel Dupertuis, photo publiée par l'hebdomadaire Le Miroir le .

Le lieutenant-colonel Dupertuis a eu dans sa troupe, Fatima la Marocaine, intégrée aux spahis, la seule femme combattante connue de l’armée française.« Fathima la Marocaine », Le Miroir, édition du , , .Gilles Tréhel, « XIV. Combattantes de la Grande Guerre et médecins psychanalystes », in Jean Baechler éd., La Guerre et les Femmes. Paris, Hermann, « L'Homme et la Guerre », 2018, , ..

Citations En 1902, Gustave Dupertuis fait l'objet de six citations.. Il est cité à nouveau lors de la Première Guerre mondiale, citation accompagnant la promotion dans le grade de commandeur de la Légion d'Honneur, Journal officiel du 13 juillet 1916, p.6198 et sous son commandement le RMSM est cité deux fois à l'ordre de l'armée en 1917Thierry Moné et Mary Moné, Du burnous rouge au burnous bleu : les Spahis du 1er Marocains dans la Grande guerre, Panazol, Lavauzelle, 2004, pp.109, 123 : une première citation à l'ordre de l'Armée française obtenue à la suite de la prise de Pogradec en Albanie en , Ordre général du général commandant l'Armée Française d'Orient, le , général Grossetti : ; une seconde citation en 1917 à Skumbi (Albanie) :

Décorations Gustave Dupertuis est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le , promu au grade d'officier le ., au grade de commandeur le . et enfin à celui de grand officier le ..

Il est officier de l'ordre de l'Étoile noire (Bénin) et de l'ordre du Nichan el Anouar. et titulaire de la médaille coloniale avec agrafes Congo, Sahara, Tchad.

Sur la photo, on distingue : La croix d’Officier de la Légion d’honneur, la croix de guerre 1914-1918 avec 3 palmes, la croix de guerre des TOE avec 2 palmes, la médaille coloniale avec sept agrafes de campagnes, une croix d’officier d’un ordre étranger (peut être japonais) sur la rangée à droite

De nombreux ordres français et étrangers sur la rangée à droite dont Officier du Nichan Iftikar, Officier du Nichan El Anouar, Officier de l’Etoile Noire du Bénin, Officier d'Académie

De nombreuses croix de Commandeurs autour du cou et en prolongement le long du bord de la tunique : Commandeur de Saint Michel et Saint Georges de Grande-Bretagne, Commandeur du Ouissam Alaouite du Maroc, Commandeur de la Couronne d’Italie, Commandeur du Médjidié de Turquie, Commandeur de Saint Stanislas de Pologne, Commandeur de l’Etoile de Roumanie

Pour approfondir Bibliographie Henri Dupertuis, Un homme d'aventures, 1999, Presses du Midi Henri Dupertuis, fils de Gustave, a recueilli les souvenirs de son père et les relate dans cet ouvrage.

Liens externes

Notes et références Notes

Références Son livret de la Légion d'honneur

Autres sources

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