Jean Gabriel Chauvin, né à Rochefort le et mort à Saint-Martin-lès-Melle le , est un sculpteur français.
Il est l’un des premiers à élaborer une sculpture abstraite (La Toilette, 1909). Il est ainsi considéré comme le pionnier dans ce domaine.
Biographie Les thèmes de la naissance et de la gémellité imprègnent tout l'œuvre de Jean Chauvin. Il est le seul survivant d'une fratrie de 6 enfants dont son jumeau André Joseph.
En 1906, à 17 ans, il sculpte au couteau ce qui sera sa première œuvre, un bois de bouleau qu’il dira plus tard avoir caché sous un tas de charbon, son père s'opposant avec fermeté à sa vocation.
Deux ans plus tard, le , il entre à l’école des Arts décoratifs de Paris, puis, le , dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié à l’école des Beaux Arts. Il y restera jusqu’en 1915 car exempté du service des armes le . Il rencontre François Pompon dont il deviendra un proche.
Entre 1913 et 1920, Chauvin participe au Salon d’automne et à celui des indépendants tout en travaillant dans l’atelier de Joseph Bernard où il participe à la taille de la Frise de la danse (actuellement au Musée d’Orsay). Sociétaire du Salon d'automne, Il y expose également deux sculptures en 1928 René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, . S’orientant définitivement vers la sculpture abstraite, il est remarqué par le collectionneur Jacques Doucet qui lui achète une sculpture.
En 1928, Chauvin fait sa première exposition particulière à la galerie Au Sacre du Printemps. Reprise par Jeanne Bucher sous son propre nom, il y exposera jusqu’au décès de celle-ci en 1947. Pendant ces années il se lie d’amitié avec Robert Rey, qui deviendra directeur des Arts plastique en 1944, ainsi qu’avec Jean Cassou, fondateur du Musée National d’Art Moderne.
C’est environ dans les années trente qu’il emménage, 9 rue du chalet à Malakoff et devient propriétaire à Port-des-Barques.
En 1935, à la demande de l’architecte Pierre Patout, il réalise une grande sculpture Fontaine Lumineuse pour le paquebot Normandie.
En 1937, toujours à la demande de Pierre Patout, Chauvin réalise une sculpture monumentale (11 mètres de hauteur) en béton éclaté pour le pavillon des Artistes décorateurs à l’exposition Universelle ainsi que deux grandes vasques en porcelaine pour le pavillon de Sèvres.
Il expose, en 1939, au salon des Réalités Nouvelles à la galerie Charpentier, pour lequel il crée la sculpture Guerre.
De 1947 à 1955, sous l’égide de Cécile Goldscheider (conservateur du Musée Rodin) il expose à Berne (Suisse), Prague(Tchécoslovaquie), Amsterdam (Pays-Bas), Stockholm (Suède), Düsseldorf (Allemagne) . En 1949, il fait une exposition particulière à la galerie Maeght (Paris).
Pendant toutes ces années, Chauvin partageait son temps entre Malakoff où il modelait ses maquettes et dessinait pendant six mois et Port-des-Barques où il sculptait pendant les six autres mois.
Plusieurs expositions suivront jusqu’à la fin de sa vie.
Durant cette période quelques dates importantes sont à retenir : en 1960 Christian Zervos lui consacre une monographie; en 1962 il est choisi pour représenter la France à la 31° Biennale de Venise; en 1976 il fait don au Musée National d’Art Moderne de 162 maquettes de ses sculptures.
Entièrement consacré à son art, sa vie personnelle reste peu connueAgnès Angliviel de La Beaumelle, Nadine Pouillon, La collection du Musée national d'art moderne: catalogue, 1987, .
Collections Publiques
France
Centre Pompidou Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris Centre national des arts plastiques Musée des Beaux-Arts de Dijon Musée Cantini
États-Unis
Smithsonian Institution, Washington D.C. Metropolitan Museum of Art
Belgique
Musée d'Art moderne et d'Art contemporain, Liège
Israël
Tel Aviv Museum of Art
Royaume-Uni
Victoria and Albert Museum
Annexes
Bibliographie Tim Onderbeke, Victor Guénard, Jean Chauvin, L'ombre atomique, 2021, édition MER. B&L Chauvin Sculpteur, Catalogue raisonné, éditions Gourcuff, 2007 Stéphanie Jamet, Jean-Gabriel Chauvin, dans The origins of Modern Art in France, éditions Serge Lemoine pour le Singapore Art Museum, Philippe Camin, Jean Chauvin, une œuvre capitale, dans La Lettre des expositions, éditions du musée de Mont-de-Marsan, Paul Louis Rinuy, Jean Chauvin, éditions Fondation de Coubertin 1992 Sabine Rewald, The Metropolitan Museum Bulletin, New York, automne 1991 Agnès Angliviel de La Beaumelle, Nadine Pouillon, La collection du Musée national d'art moderne: catalogue, 1987, Philippe Garner, Jean Chauvin, dans The Connoisseur, Nicole Barbier, Jean Chauvin, dans Encyclopedia Universalis, 1977 High Style, article du Sunday Times Magazine, Denys Chevalier, Chauvin, le solitaire, Lettres Françaises du et Chauvin, sculptures, éditions l’Enseigne du Cerceau, Paris 1974 Chauvin, éditions Les Cahiers d’Art, Paris 1960 Begründer der Modernen Plastik, éditions Kunsthaus, Zurich, 1954 Collection du Musée National d’Art Moderne, éditions du M.N.A.M. 1950 Christian Zervos, Note sur les sculptures de Chauvin dans les Cahiers d’Art, Paris, année, 1949 Derrière le miroir, éditions galerie Maeght, Paris 1949 René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930,
Liens externes
Archives Jean Chauvin
Notes et références
Catégorie:Sculpteur français du XXe siècle Catégorie:Naissance en mars 1889 Catégorie:Naissance à Rochefort (Charente-Maritime) Catégorie:Décès en mai 1976 Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Naissance en Charente-Inférieure Catégorie:Décès dans les Deux-Sèvres