à 1953 Statistical Almanac, Statistics Bureau, Ministry of Public Information le nombre de citoyens et citoyennes Sud-Coréens ayant été enlevés par la Corée du Nord pendant la Guerre de Corée.
De plus, les statistiques sud-coréennes affirment que, depuis l'Armistice de Panmunjeom en 1953, environ personnes ont été enlevées par la Corée du Nord (à la fin des années 1970 pour la plupart), dont 489 étaient toujours détenues en 2006.
Terminologie deux types d'enlèvements par la Corée du Nord: ceux ayant eu lieu pendant la guerre de Corée et ceux ayant eu lieu après la guerre.
Otages de guerre comme otages de guerre les coréens du sud ayant été enlevés vers le nord contre leur gré entre 1950 et 1953, pendant la Guerre de Corée, qui y sont morts ou qui y sont toujours détenus. La plupart d'entre eux sont des personnes formées ou qualifiées, telles que des politiciens, des fonctionnaires, des chercheurs, des éducateurs, des médecins, des fonctionnaires de justice, des journalistes ou des hommes d'affaires Selon les témoignages de certains membres de la famille des victimes, la plupart des enlèvements ont été réalisés par des soldats de la Corée du Nord portant des noms spécifiques et mandats spéciaux lorsqu'ils se sont présentés chez eux. Ce qui tant à prouver que les enlèvements ont été effectués intentionnellement et de manière organisée.
Otages d'après-guerre comme otages d'après-guerre les sud-Coréens qui ont été enlevés par des agents Nord-coréens en Corée du Sud, territoire ou pays étrangers, après l'armistice, signée en 1953. La plupart d'entre eux ont été capturés lors de la pêche à proximité de la Zone coréenne démilitarisée (DMZ), même si certains ont été enlevés par des agents Nord-coréens sur le territoire Sud-coréen. La Corée du nord a continué d'enlever des Sud-Coréens dans les années 2000, comme le montre le cas du révérend Kim Dongsik (), qui a été enlevé le et Jin Gyeong-suk (), un transfuge Nord-coréen en Corée du Sud, qui a été enlevée le , lors de son passage par la région frontalière Chine-Corée du Nord, en utilisant son passeport Sud-coréen.
Contexte Pendant la guerre, la Corée du Nord a enlevé des Sud-Coréens pour augmenter sa population, en prévision de l'après-guerre. Elle a recruté des membres de l'intelligentsia, qui était épuisée en Corée du Nord et a enlevé des spécialistes techniques et des ouvriers nécessaires pour à sa réhabilitation d'après-guerre. Il y avait l'intention de vider l'intelligentsia de la société Sud-coréenne, d'exacerber la confusion sociétale et de promouvoir le communisme en Corée du Sud en rendant ainsi sa réadaptation d'après-guerre difficile par une pénurie de spécialistes techniques et de population jeune. L'idée était aussi de déguiser les enlèvements en fuites volontaires vers un système politique plus avancé.
Dans ses Œuvres Complètes, Volume IV , daté du , le leader Nord-coréen Kim Il-sung a écrit : Curious about Those Kidnapped to North Korea during the Korean Wartime, 24 avril 2007, Daily NK.
À propos des otages d'après-guerre, Yoichi Shimada, professeur à l'Université Fukui au Japon, estime que la Corée du Nord enlevait des ressortissants étrangers dans le but de : Éliminer les témoins qui auraient vu des agents Nord-coréens en action. Usurper l'identité de ressortissants étrangers et s'en servir pour infiltrer des agents Nord-coréens dans les pays concernés. Forcer les victimes à enseigner leur langue et les coutumes locales à des agents Nord-coréens. Leur faire subir un lavage de cerveau pour en faire des agents secrets; de simples pêcheurs ne pouvant pas avoir accès à de précieux renseignements, mais pouvant encore être formés comme espions et renvoyés vers le Sud. Utiliser l'expertise ou les compétences particulières des victimes. S'en servir comme époux pour des résidents en Corée du Nord peu communs pour des étrangers isolés tels que des transfuges ou d'autres victimes de rapt.
Ces six modèles ne sont pas incompatibles. En particulier les numéros 2, 3, et 4, qui viennent de l'ordre secret donné par Kim Jong-il en 1976 visant à utiliser les ressortissants étrangers de manière plus systématique et, de ce fait, d'améliorer la qualité de l'espionnage Nord-coréen, contribuant à sa .
En outre, les institutions chargées de mener des campagnes de propagande contre le Sud pourraient employer des personnes plus instruites dans, par exemple, leurs installations de radiodiffusionBody Snatching, North Korean Style, 26 février 2005, Asia Times.
Position de la Corée du nord sur la question des enlèvements La Corée du nord a adopté différentes positions sur la question des enlèvements.
Dans le cas des enlèvements japonais, le , le gouvernement Nord-coréen a officiellement admis, lors d'une réunion entre le leader Nord-coréen Kim Jong-il et le Premier ministre Japonais Koizumi, l'enlèvement de 13 citoyens japonais.
Sur la question des enlèvements de civils sud-coréens, la Corée du Nord a toujours prétendu n'en avoir jamais commis. Après l'Armistice, en 1953, la Corée du Nord a refusé la libération des otages de guerre Sud-coréens, en dépit d'une disposition de l'Article III de l'Accord d'Armistice de la guerre de Corée (document signé par les représentants des États-Unis, de la Corée du Nord et de la Chine) permettant aux civils victimes de rapt de retourner chez euxKorean Armistice Agreement Ils ont, en lieu et place, renvoyé 19 étrangers vers le Sud. Contrairement aux Coréens, les Japonais et les autres étrangers n'ont aucun lien avec la péninsule et la Corée du Nord est donc susceptible de les considérer comme un handicap.
Au sujet des otages d'après-guerre, la Corée du Nord insiste sur le fait que les Sud-Coréens auraient volontairement fui vers la Corée du Nord, et y resteraient, de leur propre volonté, tout en leur refusant de communiquer avec leurs proches parents restés au sud. Malgré les témoignages d'ex-otages ayant réussi à s'échapper par leurs propres moyens du Nord, la Corée du Nord s'est accrochée à la position actuelle : . L'ex-mari de l'otage japonais Megumi Yokota, lui-même soupçonné d'avoir été enlevé dans le Sud, a été autorisé à rencontrer sa mère sud-coréenne en 2006, mais la famille de Yokota a qualifié cette rencontre de coup médiatique de la part de la Corée du Nord, visant à isoler leur fille de sa famille japonaise, car l'homme s'est remarié à une Nord-Coréenne d'origine et a un fils avec elle.
Pourparlers Inter-Corées Le gouvernement de Séoul a précisé que le règlement de la question des prisonniers de guerre et des personnes enlevées pendant la guerre de Corée ne fait pas seulement partie de la responsabilité fondamentale du gouvernement coréen de protéger ses citoyens mais constitue aussi l'une de ses principales priorités. Mais malgré les pressions officielles du gouvernement sud-coréen pour que le gouvernement nord-coréen s'occupe de la question des enlèvements, il n'y a aucun résultat substantiel à ce jour. Depuis le Sommet Inter-corées tenu en 2000, le Sud et le Nord ont abordé la question des enlèvements lors de pourparlers; ainsi que pendant le deuxième sommet Sud-Nord, lors de tables rondes inter ministérielles ou autres congrès inter-coréens de la Croix-Rouge. Le , lors du premier Sommet Sud-Nord, le Président sud-coréen Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen, Kim Jong-il, sont convenus de régler les questions humanitaires le plus tôt possible, y compris l'échange de groupes de visites de familles et de parents séparés. Mais de la Déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin, il ne ressort aucune référence à la question des enlèvements. La même année, la Corée du Sud a rapatrié 63 espions communistes condamnés et a ensuite fourni des milliards de dollars en aides et échanges commerciaux avec le Nord. Mais elle s'est montrée réticente à contester les dénégations de la Corée du Nord selon lesquelles elle aurait enlevé des Sud-Coréens - même si Kim Jong-il a admis en 2002 que la Corée du Nord avait enlevé treize citoyens japonais et en avait libéré cinq. Le , lors de la quinzième série de pourparlers ministériels inter-coréens qui s'est tenue à Séoul, le Sud et le Nord sont convenus de tenir la sixième série de pourparlers inter-coréens de la Croix-Rouge pour aborder les questions humanitaires, notamment la confirmation du sort des personnes disparues et de l'endroit où elles se trouvaient pendant la guerre de Corée. Au cours des sixièmes pourparlers inter-coréens de la Croix-Rouge, tenus en , le Sud et le Nord ont bel et bien abordé ces questions mais sans parvenir à des résultats concrets. Lors des huitièmes pourparlers inter-coréens de la Croix-Rouge tenus en , les deux Corée se sont mises d'accord sur « le cadre des réunions de regroupement familial », coopérant et traitant la question des personnes disparues « pendant ou après » la guerre de Corée. Cette approche semble plus réaliste, mais montre aussi que la Corée du Nord refuse toujours d'admettre aucun cas d'enlèvement de Sud-Coréens. Lors du deuxième Sommet Sud-Nord, le , Roh Moo-hyun a abordé la question des prisonniers de guerre et des enlèvements avec Kim Jong-il, mais ce dernier évita la question et n'y répondit pasSeoul Considering task force on POWs, 23 février 2008, Korea Herald. Les premiers pourparlers inter-coréens des Premiers ministres, en et la neuvième série de pourparlers inter-coréens avec la Croix-Rouge (en ) ont reconfirmé l'accord conclu lors de la huitième série de pourparlers avec la Croix-Rouge.
Le cas des familles séparées La Corée du Nord niant l'existence d'otages et de prisonniers de guerre sur son territoire, le gouvernement sud-coréen tente depuis de résoudre la question en adoptant une approche plus réaliste consistant à inclure les personnes enlevées et les prisonniers de guerre dans la catégorie des familles séparées. Ce faisant, les familles de prisonniers de guerre ou d'otages peuvent également participer à des événements organisés pour les familles séparées par la guerre.
Grâce à ces efforts, 38 familles de personnes enlevées et de prisonniers de guerre ont pu rencontrer des membres de leur famille en Corée du Nord, et le sort de 88 personnes a été confirmé2008 Unification White Paper, Ministry of Unification, .
Contrairement aux politiques officielles, le rapport 2014 de la commission d'enquête des Nations unies sur les droits de l'homme en RPDC indique que le gouvernement sud-coréen n'a pas voulu soulever la question avec la Corée du Nord, voyant les cas d'enlèvements en termes politiques plutôt qu'humanitaires. En outre, le rapport affirme que et .
La loi concernant les enlèvements En dehors des pourparlers avec la Corée du Nord, le gouvernement sud-coréen a promulgué le la loi pour les victimes d'enlèvements au nord durant l'après-guerre (ou la loi sur l'assistance et l'indemnisation des personnes enlevées depuis la signature de l'armistice). Sur la base de cette loi, les personnes enlevées ont droit, à leur retour en Corée du Sud, à une assistance. Le rapatrié lui-même et les membres de sa famille ont droit à une indemnisation pour les violations des droits de l'homme subies pendant cette période. En vertu de cette loi, le , le gouvernement sud-coréen a créé le Comité d'indemnisation des victimes d'enlèvements au nord.
Nombre de personnes enlevées
Enlèvements en temps de guerre