Il était une fois… est un jeu de société de Richard Lambert, et , édité en France en 1995 par Halloween Concept sous licence Atlas Games, puis par Darwin Project, ayant comme principal objectif de narrer un conte de fées.
La version originale anglo-saxonne, qui date de 1994, est éditée par Atlas Games sous le nom de .
Matériel Le jeu est entièrement constitué de cartes : 112 cartes Conte (Il était une fois…) représentant des éléments typiques des contes de fées 56 cartes Dénouement, où sont inscrites des phrases que l'on trouve à la fin des contes (par exemple : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.)
Quelques cartes vierges sont également fournies afin de permettre au propriétaire du jeu d'y introduire ses propres éléments.
Objectifs L'un des objectifs de Il était une fois… est de narrer un conte de fées en groupe ; bien que l'histoire soit développée par l'ensemble du groupe, l'aspect compétitif du jeu fait que chaque joueur a pour objectif individuel d'utiliser toutes les cartes Conte qu'il a en main, et de terminer l'histoire avec sa propre carte spéciale Dénouement.
Un seul joueur à la fois est le conteur actif, ce qui lui donne une chance de jouer ses cartes Conte, tandis que les autres joueurs ont une chance d'« interrompre » l'histoire et de devenir le conteur si, par exemple, le conteur mentionne quelque chose présent sur l'une des cartes du joueur qui l'interrompt.
L'intérêt du jeu se trouve plus dans son aspect créatif que dans ses règles (très simples), et l'objectif des joueurs est généralement autant de raconter une belle histoire que de gagner.
Règles Mise en place d'une partie Chaque joueur reçoit une main de cartes qui représentent des éléments de l'histoire : des objets, des personnes, des événements et des « aspects » souvent impliqués dans les contes de fées (par exemple, il y a des cartes pour « une couronne », « une clé », « une marâtre », « une mort », « le temps passe », « dormir » Ces cartes « Conte » (ou cartes « Il était une fois… ») représentent les ingrédients d'un conte de fées, c'est-à-dire des mots ou des phrases susceptibles d'apparaître dans les contes de fées. Depuis un autre paquet de cartes, chaque joueur reçoit également une carte de fin « Dénouement », qui doit rester secrète pour les autres joueurs jusqu'à ce qu'elle soit utilisée. Le but du jeu pour chaque joueur est d'utiliser ses cartes pour raconter une histoire, et de terminer l'histoire en utilisant sa carte « Dénouement ».
Conventions Un joueur à la fois est le conteur (les règles de la édition suggèrent que le conteur de départ puisse être le « joueur avec la plus longue barbe », mais toute autre méthode sur laquelle les joueurs se mettent d'accord sera convenable Once Upon a Time 2nd edition game rules). Chaque fois qu'un ingrédient de l'histoire est mentionné, si un joueur possède une carte Il était une fois… pour cet ingrédient, il peut la jouer et devenir (ou continuer à être) le conteur. Un joueur peut être amené à piocher des cartes Il était une fois… supplémentaires (par exemple, lorsqu'il est le conteur et qu'il est interrompu par un autre joueur qui devient le nouveau conteur, ou s'il hésite trop longtemps pendant qu'il raconte l'histoire). Si le conteur termine l'histoire avec la fin de sa carte Dénouement et qu'il n'a plus de cartes, il gagne. Les joueurs sont censés coopérer (dans une certaine mesure) afin d'éviter les contradictions.
Déroulement de la partie Le joueur dont c'est le tour doit donc inventer une histoire en y introduisant les éléments des cartes Il était une fois… qu'il a en main, et en menant la narration vers la conclusion inscrite sur sa carte Dénouement. Au moment où il introduit dans l'histoire un élément dont il a la carte Il était une fois…, il pose cette carte devant lui.
Quand il n'a plus de cartes Il était une fois… en main, il doit, en quelques phrases, terminer le récit et poser sa carte Dénouement de façon cohérente avec l'histoire.
Les autres joueurs ont la possibilité de récupérer la main de trois manières : Si le joueur qui conte l'histoire évoque un élément dont un autre joueur a la carte, ce joueur peut immédiatement poser cette carte et continuer la narration. Le joueur qui s'est fait interrompre pioche alors une carte Il était une fois… Certaines cartes Il était une fois… particulières sont appelées interruptions. Il en existe de cinq types : interruption objet, interruption lieu, interruption aspect, interruption personnage et interruption évènement. Elles permettent de récupérer la main au moment où le joueur qui conte l'histoire pose une carte du même type que l'interruption (par exemple, on peut utiliser une interruption objet sur la carte « une épée », ou une interruption évènement sur la carte « une dispute »). La carte interrompue reste jouée, mais la narration passe immédiatement au joueur ayant posé l'interruption, et le joueur qui s'est fait interrompre pioche une carte Il était une fois…. Le joueur actif peut à tout moment décider de passer son tour. Il pioche alors une carte Il était une fois… puis s'en défausse d'une de son choix, et la narration passe au joueur à sa gauche.
Les autres joueurs peuvent également décider, d'un commun accord, d'interrompre le conteur s'ils estiment que la narration n'est pas assez fluide, que l'histoire devient incohérente, ou qu'une carte Dénouement jouée s'enchaîne mal avec le reste du conte.
Fin de la partie Le jeu se termine dès qu'un des joueurs gagne (en réussissant à poser toutes ses cartes Il était une fois… puis son Dénouement). Une nouvelle partie peut alors débuter et c'est, par convention, le joueur qui a gagné la partie précédente qui commence.
Historique de publication Jeu de base en version originale Richard Lambert a créé le concept du jeu et, avec James Wallis et Andrew Rilstone, a développé en 1990. Le jeu a finalement été publié par Atlas Games en 1994. Une deuxième édition a été publiée en . La troisième édition actuelle est sortie en .
Extensions en version originale Les extensions contiennent 55 cartes supplémentaires. Les extensions de la édition comprennent :
Dark Tales, éléments d'histoires sombres, sortie en Create-Your-Own Storytelling Cards, cartes vierges, sortie en
Les extensions de la édition comprennent :
Create-Your-Own Storytelling Cards, cartes vierges, sortie en Enchanting Tales, éléments prince et princesse, sortie en Seafaring Tales, éléments aquatiques, sortie en Knightly Tales, éléments médiévaux, sortie en Animal Tales, éléments animaliers, sortie en Fairy Tales, éléments de contes de fées, sortie en Fairytale Mashups, éléments de contes de fées, sortie en
La édition dispose également d'un Writer's Handbook (Manuel du scénariste), au format livre de poche. Il a été publié par Atlas Games en .
Version française Il existe trois éditions françaises du jeu, les deux premières sont rigoureusement identiques en termes de fonctionnement et de contenu, seules la boîte et les illustrations des cartes diffèrent. La troisième édition, éditée depuis 2006 par Play Factory, conserve les visuels de Stéphane Poinsot de l'édition précédente mais passe les cartes au format tarot dans un nouveau packaging.
Réception Critiques Écrivant pour le magazine de jeux britannique Arcane, Zy Nicholson a commenté que . Il a conclu en lui attribuant une note globale moyenne de .
Spike Y. Jones a chroniqué Il était une fois… pour 6 (mars/) et a déclaré que . Commentant la deuxième édition dans le 18 de Pyramid, le critique a déclaré que le jeu et , commentant « les paroles en l'air d'insultes occasionnelles [que de nombreuses sociétés de jeux ont payé] pour leur lectorat féminin. ».
La première traduction française, publiée par Halloween Concept, fait l'objet d'une critique élogieuse dans le magazine Casus Belli en 1996, qui en apprécie le concept et les idées ainsi que la convivialité créée par le jeu, et salue le travail d'adaptation réalisé par Halloween Concept, notamment les illustrations de Florence Magnin et Sophie Mounier. Le critique déplore toutefois que les cartes ne soient pas faciles à lire une fois en main et que la boîte soit difficile à refermer.
En 1999, le magazine Pyramid a nommé Il était une fois… l'un des Meilleurs jeux de cartes du millénaire et également l'un des Jeux les plus sous-estimés du millénaire. Le rédacteur a déclaré que .
Il était une fois… a été choisi pour figurer dans le livre de 2007 intitulé . L'auteur et concepteur de jeux britannique a expliqué que Il était une fois… est .
La édition a été présentée dans la web-série avec Wil Wheaton en 2013, et sa couverture est également apparue dans le livre de 2013 Spectrum 20 : The Best in Contemporary Fantastic Art.
Dans son livre Monsters, Aliens, and Holes in the Ground paru en 2023, l'historien des jeux de rôle Stu Horvath note que . Horvath a noté qu'un problème majeur était la question du « trac », mais a commenté .
Récompenses Games a inclus la édition de Il était une fois… dans la liste Games 100 1997 de la section Meilleur jeu de cartes familial du magazine En 2013, la édition du jeu a reçu le Tillywig Best Family Fun Award et a été recommandée pour le Lors de l'édition 2013 du Origins Award, Il était une fois… a été finaliste dans la catégorie « Children's, Family, or Party Game »
Voir aussi Autres critiques et commentaires Casus Belli 84 p.24 (Décembre 1994) 27 (Mai 1996)
Lien connexe The Extraordinary Adventures of Baron Munchausen – Un autre jeu de narration, également conçu par
Liens externes
Fiche du jeu sur BoardGameGeek Règle du jeu sur Ludism Page consacrée au jeu en anglais et à ses extensions sur le site de l'éditeur américain Atlas Games
Notes et références
Catégorie:Jeu de cartes spécifique Catégorie:Jeu de fantasy