Les Antigones est un mouvement féminin français créé en 2013. Il se réclame de la défense des femmes mais est largement considéré comme antiféministe ou relevant d'une utilisation du féminisme à des fins réactionnaires et identitaires ou encore « fémonationaliste ».

Historique Création du mouvement Le , à la suite d'une manifestation avortée au local des Femen, une vidéo est publiée sur Youtube, dans laquelle des jeunes femmes vêtues de blanc dénoncent des , des , une et un de la part de Femen. Parmi elles, Iseul Turan (pseudonyme), cofondatrice du mouvement Les Antigones, annonce avoir infiltré les Femen durant deux mois. Le buzz de la vidéo de cette action permet aux Antigones de faire leur entrée sur la scène médiatique.

La doctorante Marie Labussière, de l'université de Maastricht, estime, dans un article universitaire publié en 2017 et intitulé Le féminisme comme « héritage à dépasser » : Les Antigones, un militantisme féminin à la frontière de l’espace de la cause des femmes que le mouvement est né .

Dès le début, ce mouvement est classé à droite sur l'échiquier politique du fait de ses positions sur les valeurs traditionnelles et conservatrices et de sa proximité avec les mouvements identitaires..

Actions militantes Le mouvement prend à ses débuts la forme d'un mouvement militant, avec plusieurs actions coup de poing amplement relayées sur leurs . La plupart des premières actions sont directement dirigées contre le mouvement Femen, avec la première vidéo publiée à la naissance du mouvement ; une lettre ouverte à François Hollande pour dénoncer le timbre à la Marianne supposément inspirée du visage d'Inna Shevchenko ; et une visite aux ambassades des pays qu'aurait offensés Femen. Les Antigones tentent à partir de 2013 de diversifier leurs sujets, avec quelques actions au succès plus relatif. Une action est ainsi menée par le mouvement au Forum des Halles à Paris contre le , d'après la formule de Michel Clouscard. L'action est relayée dans un reportage sur Canal+.

Analyse Un article de L'Obs classe les Antigones dans . Un article de Mediapart les décrit quant à lui aux côtés d'Eugénie Bastié, Marianne Durano, Thérèse Hargot, comme oscillant entre antiféminisme et alter-féminisme, et les considère comme l'un des témoins .

Lors de la création du groupe, les sociologues et politologues interrogés à ce sujet le rapprochent de la mouvance identitaire et conservatrice qui s'est développée lors de la Manif pour tous (Bloc identitaire, Renouveau français).

Selon la journaliste Elvire Emptaz, le mouvement relève de l'antiféminisme et d'une supposée défense des femmes qui devrait être féminine plutôt que féministe. Il insiste sur une identité féminine singulière mais définie relativement aux hommes. En plein essor au moment des débats concernant le mariage entre personnes de même sexe en France, il a également pour motif récurrent l'opposition au libéralisme de mœurs, tout en laissant les combats frontaux contre les droits des communautés LGBT+ à des mouvements parents.

Notes et références

Liens externes

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