Athis est une section de la commune belge de Honnelles située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
Le nom de la commune est attesté sous diverses formes au cours du temps. Au : Astices (année 1018, diplôme de l’empereur Henri-le-Noir). Au : Astigioe, Asticies, Astices, Altiches, Attiches, Astiches (année 1110, charte d'Odon, évêque de Cambrai ; année 1119, bulle du pape, Calixte II ; année 1183, bref du pape Lucius III ; année 1190, Annales de l'abbaye de Saint-Ghislain ; année 1190, bref des papes Innocent et Urbain III). Au : Astices. Au : Astiches. Au : Athise, Athies, Attiche(s).
Depuis le , le nom est Athis.
Athis est issu du bas latin Ategia, d'origine gauloise, qui signifie « cabane, maisonnette ».
Cette commune s'est élevée dans la Charbonnière (la Forêt Charbonnière), des bûcherons y auront établi leurs loges lesquelles, en se multipliant, auront insensiblement formé une petite agglomération (Attiches, en département du Nord, a la même signification et probablement la même origine)A.-G. Chotin, Études étymologiques et archéologiques sur les noms des villes, bourgs,..de la province de Hainaut, Casterman Edit., Tournai, XIXe s., pp. 193-194.. Des tombes gallo-romaines ont été découvertes dans divers points du territoire d'Athis.
Géographie
Ancienne commune indépendante, la plus orientale du Haut Pays, Athis est depuis 1977 une entité de la commune de Honnelles, dans la province de Hainaut. Située sur une élévation de d’altitude au niveau de l’église Saint-Ursmer, Athis se trouve à de Dour, à de Mons et à d’Erquennes, et occupe une superficie de : son terrain est inégal et se compose de sols argileux et rocailleux. La bourgade est traversée par un cours d’eau : le ruisseau (riviérette) du Pont Favart (ou Ruisseau de la Paturette).
Évolution démographique
Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire Chronologie des seigneurs d'Athis depuis 1179 Depuis le Moyen Âge, la seigneurie d'Athis, en prévôté de Mons, était un fief qui relevait directement du comte de HainautComte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601.. La seigneurie d’Athis (anciennement, Attiches) à son origine, a appartenu à une famille qui en portait le nom. Elle passa par mariage dans les familles d’Auberchicourt, de Luxembourg, d’Enghien, de Saint-Pol, de Bourgogne, de Clèves, de Hennin-Liétard, de Boussu, de Roisin, de Bousignies (Busignies), de le Tenre, et de Reding. Cette dernière famille la possédait jusqu’à la Révolution.
Année 1179 : Rainier ou, Reinier d’Attiches, chevalier, vivait encore en 1190D. P. Baudry, Annales de l’abbaye de Saint-Ghislain, p. 391.. Il assista comme témoin en l’année 1179 et signant la charte, à un asservissement de quelques serfs, fait à l’abbé de Saint-Ghislain par Noble homme Gossuin de VilleDom Caffiaux, Trésor généalogique, p. 330.. Malgré moult recherches, nulles traces des origines familiales et armoiries dudit Rainier ne furent rencontrées. Année 1190 : Hugues d’Attiches, chevalier, fut aussi témoin d’une charte de l’abbé de Saint-GhislainD. P. Baudry, Annales de l’abbaye de Saint-Ghislain, p. 391. ; Dom Caffiaux, Trésor généalogique, p. 330.. Il était seigneur d’Attiches à cette date. Année 1277 : Jean d’Astices, cité dans un cartulaire du HainautDe Reiffenberg, Monuments pour servir à l’histoire du Hainaut, t. 1.. Année 1277 : Robert d’Athis, écuyer, en 1277 et 1284De Saint-Genois, Droits primitifs. ; Debove, Recherches historiques.. Années 1350-1350 : Guillaume d’Astiches, chevalier, seigneur dudit lieu d’Astiches, fut père d’une fille nommée Marguerite d’Astiches, qui épousa vers 1350, Eustache d’AuberchicourtLes armoiries de la famille d’Auberchicourt étaient « de sinople au chef d’hermines »., fils de Gilles d’Auberchicourt, , écuyer, bailli de Busigny, de Prémont, etc., et d’Agnès de LouvegniesJ. Le Carpentier, Histoire de Cambrai et du Cambrésis, partie III, p. 114. Par ce mariage, cette ancienne et puissante famille d'Auberchicourt, originaire de l’Ostrevant hainuyer, devint seigneur d’Athis. Année 1400 : Jean d’Athis, écuyer, épousa Jeromette de (la) Fontaine-WicartJ. Le Carpentier, Histoire de Cambray.. Après cette époque, il n’est plus fait mention de la famille d’Athis. Année 1410 : Pierre de Luxembourg, seigneur d'Enghien, comte de Conversan, seigneur d’Athis. En sus de la seigneurie d’Athis, il fit hommage au comte de Hainaut pour les fiefs de : Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601. ; Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx) : le seigneur Pierre de Luxembourg, seigneur d’Enghien, héritier, en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur lesdites villes (plusieurs fiefs) et leurs maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins avec dépendances. Les redevances perçues portant sur : les rentes, revenus en argent, chapons, blé, avoine, mortemains, droits et échéances de bâtards et d'aubains, plusieurs hommages et leurs dépendances. En 1410-1411, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, Bruxelles, 1980, pp. 12-15.) Année 1415-1416 : le fief d’Athis avec ceux d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, et Poix (Poix du Rœulx) passèrent en diverses mains d’une même famille : celle de Luxembourg. (Cependant, à cette époque, le fief de Montignies (-le-Roc) n’est plus mentionné parmi ces fiefs, hérités au sein de cette famille.)Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, et Poix (Poix du Rœulx) : le seigneur en avait toute toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur lesdites villes (plusieurs fiefs) et leurs maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins avec dépendances. Les redevances perçues portant sur : les rentes, revenus en argent, chapons, blé, avoine, mortemains, droits et échéances de bâtards et d'aubains, plusieurs hommages et leurs dépendances.
En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois, lorsqu’Isabelle d’Enghien est citée comme héritière. En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois, lorsque Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol est cité comme héritier par relief. En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 12000 francs à 28 sols tournois le franc, lorsque Louis de Luxembourg, évêque de Thérouane est cité comme vendeur de ces fiefs. En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 12000 francs à 28 sols tournois le franc, lorsque Isabelle d’Enghien (tante de Louis de Luxembourg, évêque de Thérouane) est cité comme acheteuse de ces fiefs. En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 28000 livres tournois argent franc francs, lorsque Claire d’Enghien veuve de Pierre d'Assigny, sénéchal de Provence est citée comme vendeuse de ces fiefs. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, 1980, pp. 12-15.) Année 1419 : Isabeau d’Enghien, dame d’Athis reçut par héritage, après avoir relevé et fait hommage au comte de Hainaut, les seigneuries et fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx). Année 1448 : le fief d’Athis avec ceux d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montigny (-le-Roc) et Poix (Poix du Rœulx) repassèrent progressivement en les mains de Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, Claire d’Enghien s’en réservant les usufruitsLes fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx) : le seigneur Pierre de Luxembourg, comte de St.-Pol, héritier-acheteur, en 1448. Cependant Claire d’Enghien en préserva l’usufruit. Ledit Pierre de Luxembourg en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant le tout en un seul fief : villes, terres, justices, seigneuries: maisons, édifices, jardins, pâturages, prés, aulnaies, terres labourables, bois, eaux, moulins, et autres constructions. Les redevances perçues portant sur : les cens et rentes d'argent, d'avoine, chapons et autres, plusieurs hommages, requêtes, services, droits de serfs, bâtards et aubains, avoir étrangers; toute justice. En 1448, il est fait mention, pour ces fiefs réunis en un seul fief, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 14000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)», par Andrée Scufflaire, AGR,Bruxelles, 1980, pp. 12-15.). Année 1452 : Monseigneur Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, devint le nouveau seigneur d’Athis. Tel ses prédécesseurs, il fit hommage au comte de Hainaut, pour les seigneuries et fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601.. Année 1474 : toujours Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, seigneur d’Athis. Il détenait également les fiefs et seigneuries d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx)Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Rœulx) : en 1474, le seigneur Pierre de Luxembourg, comte de St.-Pol, en était toujours l’héritier possesseur. Ledit Pierre de Luxembourg en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur les villes, terres, justices, seigneuries avec leurs dépendances : maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins. Les redevances perçues portant sur : les rentes et revenus d'argent, blé, avoine, chapons, mortemains, droits et échéances de serfs, bâtards et aubains; toute justice dans chacune des villes et terroirs; plusieurs autres hommages, plusieurs autres membres et parties. En 1474, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roœulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, Bruxelles, 1980, pp. 12-15.). Année 1475 : le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, seigneur d’Athis. Année 1509 : Philippe de Clèves, comte de Ravestein, seigneur d’Athis. Année 1524 : le sire d’Enghien, seigneur d’Athis. Année 1534 : Marie de Luxembourg, duchesse de Vendôme, dame d’Athis.