thumb|Blason du 100/442 régiment actuel en déploiement dans le Moyen-Orient.
Au sein des forces armées des États-Unis de la Seconde Guerre mondiale, la Regimental Combat Team (, 第442連隊戦闘団 Archives - Rafu Shimpo| NVL - Nisei Veterans Legacy声明:真珠湾攻撃から80周年を迎えるにあたり、全米日系人博物館は、この日に亡くなった米軍に敬意を表し、またこの日以降に強制収容された12万人の日系人に思いを寄せます。ハワイ日本文化センターで知る日系人の歴史(2世、第442連隊)―「ハワイと日本、人々の歴史」第12回 - HUFFPOST. Dai Yonhyakuyonjūni Rentai Sentōdan) était une unité mixte de l'United States Army composée du d'infanterie, du d'artillerie de campagne, de la du génie, d'une compagnie antichar et de diverses unités de soutien, et regroupant principalement des volontaires nippo-américains de deuxième génération engagés pour démontrer leur loyauté et leur patriotisme envers la nation d'adoption de leurs parents, alors que leurs familles ( Nippo-Américains) étaient incarcérées dans dix camps d'internement sur le territoire américain, le gouvernement ayant peur qu'ils ne se livrent à l'espionnage pour le Japon.
La devise de ce groupe de combat était « Go for broke » qui signifie, en argot hawaïen, « Jouer le tout pour le tout » et en latin « Aut Caesar, aut nihil » (Ou César, ou rien).
Introduction thumb|Fantassins du 442nd Regimental Combat Team dans la région de Chambois en France durant l'automne 1944.
Associés dans leur propre pays aux crimes du régime shōwa, ces « combattants de la liberté » (Freedom Fighters) devaient combattre à la fois le racisme des nations de l'Axe Rome-Berlin-Tokyo, mais également le racisme ambiant aux États-Unis, exacerbé par « l'état de guerre ».
Comme nombre d'Américains membres des communautés allemandes et italiennes, la communauté nippo-américaine a subi les préjudices sociaux de l’exclusion et du mépris alliés à des préjudices juridiques d’internement sans procès juste et équitable malgré la constitution des États-Unis qui assure que tous les citoyens naissent libres et égaux. Après la guerre, ils contribueront à faire changer le statut d'Hawaï, de Territoire à État, au sein de l’Union. La population d'Hawaï élira même le lieutenant Daniel Inouye de la RCT et le capitaine Spark Matsunaga du au poste de sénateur de l’État d’Hawaï. Pour la première fois dans l'Histoire américaine, les deux sénateurs d'un même État venaient de la même unité militaire Galerie de photos.
Le 100th Battalion / 442nd Regimental Combat Team
Comportant des soldats parmi les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon fut surnommé le « Bataillon du cœur pourpre » en raison de la médaille militaire du même nom que chaque membre de ce bataillon a reçu à au moins un exemplaire (médaille décernée aux soldats blessés ou tués au feu). Le Bataillon de Nisei (deuxième génération de l’immigration japonaise aux États-Unis née aux États-Unis ou territoires dépendants) d’Hawaï a été rejoint et intégré au RCT (Regimental Combat Team) composé seulement de hommes. Grâce à l'héroïsme des hommes du Bataillon lors des combats en Italie, le Bataillon se voit accorder le privilège de garder son appellation d'origine et le Régiment devient le 100/442ème de ligne. Malgré ce petit nombre, cette unité a reçu décorations à titre individuel.
Contexte
À la suite de l'attaque de Pearl Harbor, au petit matin du par le Service aérien de la Marine impériale japonaise, les États-Unis entrèrent officiellement en guerre contre l'empire du Japon.
Le président Franklin Delano Roosevelt signa le « Executive Order 9066 », donnant les pleins pouvoirs aux militaires pour des questions de sécurité intérieure sur la zone militaire du Pacifique, sans spécifier les communautés d’origine japonaise. Ces pleins pouvoirs étaient à la base des déplacements et des internements des citoyens américains d'origine nipponne. Tout ceci sur fond de racisme inhérent au début du vingtième siècle Galerie de photos.
Au total, ce sont personnes d’origine japonaise, dont nées aux États-Unis, qui ont été sommairement expulsées de leur foyer et rassemblées dans des centres de triage improvisés puis déplacées dans des endroits désolés. Les conditions variaient selon les camps, on allait des étables aux villes fantômes du désert. Ces camps étaient entourés de miradors et de fil de fer barbelé. À ce moment, pour expliquer ces mesures, le gouvernement prétextait la protection de gens à qui la propriété et la dignité avaient été enlevées. Ces camps d’internement étaient alors pudiquement nommés de « camp de relocalisation ».
On dénombre citoyens américains d’origine japonaise qui ont renoncé à leur citoyenneté américaine. Cette population fut une sorte de victime émissaire sacrifiée pour ramener la paix sociale à la suite de la crise engendrée par l'attaque aéronavale japonaise sur Pearl Harbor et le débat sur l'isolationnisme et l'interventionnisme aux États-Unis. Aujourd'hui encore, la population asiatique de diverses provenances compte pour 7 % de la population totale de Californie, et 30 % des Philosophiæ doctor de cet État.
À Hawaï, le gouvernement ne pouvait pas établir de camp d’internement pour la population nippo-américaine qui formait l'ossature de l’économie des îles. Le traitement des nippo-américains d’Hawaï était nettement meilleur que celui réservé à ceux du continent.
Genèse C’était d’Hawaï que venaient les volontaires du . Après l'attaque de Pearl Harbor, le gouvernement des États-Unis doutait de la loyauté des Nippo-Américains et les classait dans la catégorie 4C (étrangers ennemis) et ainsi la population nippo-américaine n’était pas éligible pour la conscription. Le Général Delos C. Emmons, commandant des forces armées d’Hawaï, a radié les Nippo-Américains de la Garde Territoriale d’Hawaï tout comme ceux des et de la Garde nationale d’Hawaï. Les vétérans de la Garde territoriale qui offraient leur service étaient affectés à des tâches mineures de nettoyage ou de constructions de nouveaux bâtiments. Quoiqu'ils aient été déçus par ce manque de confiance, ils effectuaient avec soin et détermination, sans se plaindre — à la japonaise — les besognes qu'on leur avait dévolues. À la vue de leur implication, le Général Emmons revint sur sa décision et recommanda au département de la Guerre de former une unité spéciale composée de Nippo-Américains et de l'envoyer sur le continent pour l’entraînement et pour assurer la surveillance en cas d’attaque japonaise durant cette période de grande peur.
Le , le Général George C. Marshall donna l’ordre de constituer un bataillon et de l'envoyer sur le continent pour un entraînement de base, de juin à décembre. C'était un gaspillage de temps puisqu’ils étaient des vétérans aguerris. Mais c’était aussi un prétexte pour les renvoyer. Malgré cela, ils ont obtenu les meilleurs résultats de tous les camps d’entraînement en toute condition et cinq d'entre eux ont gagné la « médaille d’héroïsme hors des zones de combat » pour avoir sauvé plusieurs personnes de la noyade dans un lac gelé. On les nommait les « cobayes de Pearl Harbor ». Leurs résultats furent tels que le recrutement a été ouvert aux autres Nippo-Américains à la demande du chef de l’état major et des personnalités civiles et militaires. C’était les « Samouraïs américains » Defense Link News Article: The "Go for Broke" Regiment Lives Duty, Honor, Country.
Naissance du RCT En raison de sa réussite, l’armée procède à la formation accélérée d’une unité de combat à l’échelle du régiment ; le président Roosevelt annonça le la formation du RCT par célèbre phrase : « L’américanisme n’est pas et ne peut être une question de race ou d’ancêtre ».
À la même époque, considérant l'effort de guerre de ces hommes, il a déclaré que les États-Unis étaient une « nation d’immigrants ». Sans doute aussi parce que lui-même était d'origine néerlandaise par son père et huguenote française par sa mère.
L’appel aux armes a été entendu et le résultat fut au-delà de toute espérance et même contrariant pour l’administration militaire traditionaliste. Le plan de départ prévoyait volontaires sur le continent et venant d’Hawaï alors qu'on en attendait à peine en provenance des camps d’internement. En réalité, ce sont Nisei de la deuxième génération née aux États-Unis qui se sont présentés. On a pu noter d'importantes rivalités « corporatives » entre ceux des îles du , déjà aguerris, et les « pieds tendres » du continent surnommés également « têtes de cochon » (Buddhaheads) par les insulaires et « kotonks » (têtes de pierre, souvent décrites comme le son d’une tête vide au choc) par les continentaux. Les plus endurcis et expérimentés du guidaient, conseillaient et protégeaient les novices de la RTC, à la façon japonaise. En , le a reçu ses couleurs frappées de sa devise « Remember Pearl Harbor ». Il fut envoyé le en Afrique du Nord, neuf mois de durs combats avec les jeunes du RCT.
Arrivé à Oran, en Algérie, le s’engageait directement dans les combats et était attaché à la fameuse d’infanterie « Red Bull ». Il entrait en Tunisie et combattait avec les Britanniques venus d’Égypte par la Libye pour la poussée finale et la capitulation des forces de l’Axe. Grâce à ses glorieuses actions, le Bataillon a été nommé « Garde d’Honneur » par le Général Eisenhower.
Opérations militaires
Le , la quittait Oran pour l’Italie et le recevait son premier objectif européen : Monte Marano. Le , le lieutenant Conrad Tsukayama, blessé à la face par un éclat de mine, fut la première victime. Le 29, l’avance sur Monte Marano se faisait sous un bombardement d’artillerie et de mortier et le Sergent Shigeo « Joe » Takata fut atteint par un tir de mitrailleuse. En mourant de ses blessures, il a pointé de la main pour indiquer la position de la mitrailleuse qui fut réduite au silence par ses hommes. Le soldat Tanaka du fut le deuxième tué au combat et ainsi le eût son premier héros ; c'est ainsi que commença la série légendaire de médailles « Purple Heart ». Ils ont eu deux morts et sept blessés au combat en forçant les Allemands à reculer de , à abandonner un pont, deux villes et plusieurs nœuds routiers. Durant la première semaine de combat, du au , ils ont déploré trois morts, 23 blessés au combat et 13 blessés par accident.
En montant vers le nord, le , ils se sont heurtés au Régiment de « Panzer Grenadier » (division allemande d'infanterie mécanisée) retranché qui défendait le nœud routier, près de San Angelo d’Alife, défendu par des champs de mines, des nids de mitrailleuses fortifiés, l’artillerie et six batteries de lanceurs de roquettes surnommées « vaches hurlantes » par les Allemands. Après deux jours de combat, ils ont réduit les Allemands et nettoyé la zone. Là, le soldat Masao Awakuni, de son seul bras valide, a détruit un char allemand avec son bazooka et gagné ainsi la « Distinguished Service Cross ». Pendant ce temps, au moment de la traversée de la rivière Volturno, rendue torrentielle par la montée des eaux, le peloton mené par le sergent Ozaki a chargé à la baïonnette à travers les haies. Ce jour-là, le major Lowell a été blessé de nouveau et le Major Clough, remis de ses blessures, reprenait le commandement du bataillon avant d’être à nouveau blessé et passer le commandement au sous-lieutenant d'origine coréenne Young Oak KimEnvahie en 1905 et annexée à l'empire du Japon en 1910, la Corée était une colonie japonaise jusqu'à la libération en 1945 et tout Coréen était considérée sujet japonais) qui devint alors le commandant du Bataillon. Jusqu’à la fin de la guerre, le Bataillon a changé 13 fois de commandement par mortalité ou blessure.
Dans ce bataillon, presque chacun a gagné au moins une médaille « Purple Heart » et certains deux ou même trois conformément à la légende.
Ainsi se passait la montée vers le nord jusqu’à Cassino qui barrait la route de Rome Galerie de photos.
Attaquer Cassino - la bataille du mont Cassin