vignette|upright=1.6|Médaille pour la victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945. Avers : portrait de Staline avec les mentions (« Notre cause est juste ») et (« Nous avons vaincu »). Verso : (« Pour la victoire sur l'Allemagne ») et au centre (« dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945 »). de Soviétiques ont reçu cette décoration.
Les opérations militaires soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale ont été menées par l'Armée rouge, c'est-à-dire les forces armées de l'Union des républiques socialistes soviétiques, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les noms ci-dessous sont ceux de l'historiographie soviétique puis russe, souvent différents des noms données par les Allemands et par les autres auteurs occidentaux.
Conflits soviéto-japonais Les forces militaires de l'Union soviétique et de l'empire du Japon se sont affrontées lors de « conflits militaires » (en russe : ), appelés aussi les conflits frontaliers soviéto-japonais, de juillet à , puis de mai à , avec notamment : la bataille du lac Khassan, du au ; la bataille de Khalkhin Gol, du au . Un cessez-le-feu est établi le , puis le pacte de neutralité soviéto-japonais est signé le à Moscou et restera en vigueur jusqu'au .
Annexions au début de la guerre vignette|Le partage de l'Europe orientale en 1939-1940, selon le pacte germano-soviétique. Jusqu'au , l'Union soviétique qui avait a signé le pacte de non-agression germano-soviétique (le à Moscou), s'est livrée à une série d'opérations militaires en Europe orientale : contre la Pologne, la « campagne de libération » (), du 17 au , permettant l'annexion de la partie orientale de la Pologne, intégrée aux de Biélorussie et d'Ukraine ; contre la Finlande, la guerre soviéto-finlandaise (), du au , se terminant par le traité de Moscou et la formation de la RSS carélo-finnoise ; contre l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, l'« adhésion des États baltes à l'URSS » () du 16 au , avec création des RSS d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie ; contre la Roumanie, l'« adhésion de la Bessarabie et du Nord de la Bucovine à l'URSS » (), du au , avec formation de la RSS moldave et agrandissement de celle d'Ukraine. Après l'été 1941, l'historiographie soviétique et pro-soviétique ont décrit cette phase comme une « neutralité défensive armée » de l'Union soviétique « cherchant à assurer sa sécurité et à gagner du temps » avant une attaque nazie « prévisible et prévue », mais sur le moment, l'Union soviétique s'est bel et bien officiellement considérée en guerre contre les pays qu'elle a attaqués, comme en témoigne l'incident de l'Orzeł.
Grande Guerre patriotique
Le , l'Allemagne, le royaume d'Italie et le royaume de Roumanie déclarent la guerre à l'Union soviétique, suivis les et par la Finlande (la guerre de Continuation est appelée en Russie la « guerre soviéto-finlandaise » ) et la Hongrie. Cela place l'Union soviétique parmi les nations alliées, la faisant ainsi entrer dans la « Grande Guerre patriotique » (), mieux connue ailleurs sous le nom de front de l'Est de la Seconde Guerre mondiale, qui se termine le par la capitulation allemande (même si l'offensive de Prague se poursuit jusqu'au ). L'URSS bénéficie du soutien du Royaume-Uni, des États-Unis (programme du prêt-bail), de la République populaire mongole (les cavaliers de l'Armée populaire révolutionnaire mongole), du Comité polonais de libération nationale (les unités de l'Armée polonaise de l'Est), des deux divisions roumaines alliées (« Horia-Closca-Crisan » et « Tudor Vladimirescu ») et de la France libre (l'escadrille Normandie-Niémen), tandis que se déroule l'opération iranienne () du au .
En 1944, alors que l'Armée rouge victorieuse avance vers l'ouest, la Roumanie bascule à son tour du côté des nations alliées le ., suivie par la Bulgarie le . et par la Finlande le . La Hongrie, en revanche, continue la lutte au côté de l'Allemagne jusqu'à l'armistice du ..
L'historiographie soviétique puis russe subdivisent la « Grande Guerre patriotique » en trois périodes chronologiques : d'abord du (début de l'opération Barbarossa) au , correspondant à l'invasion allemande, marquée par de vastes batailles d'encerclement, la capture de quatre millions de soldats soviétiques et l'occupation allemande de 40 % de la Russie d'Europe ; ensuite du (début de l'opération Uranus) au (traversée du Dniepr), le tournant de la guerre, l'Armée rouge reprenant difficilement l'initiative ; enfin du (fin du siège de Léningrad le 27) au (capitulation allemande), l'Armée rouge lance une série d'opérations en profondeur, beaucoup plus ambitieuses, se terminant par la destruction des forces armées allemandes. Les différentes opérations sont hiérarchisées, les « opérations stratégiques » () se décomposant en opérations ( plus modestes, communément appelées à l'Ouest des batailles) ; les noms indiquent s'il s'agit, du point de vue soviétique, d'opérations défensives () ou offensives (), portant le plus souvent les noms des deux principaux objectifs (le plus souvent deux villes).
Invasion allemande La première période de la Grande Guerre patriotique va du au .
Campagne d'été-automne 1941 vignette|upright=1.3|Les offensives allemandes de juin à novembre 1941. La campagne de l'été et de l'automne 1941 commence le (déclenchement de l'opération Barbarossa) et se termine au (veille du déclenchement de la contre-offensive soviétique devant Moscou). Elle comprend les opérations suivantes : opération défensive en Lituanie et Lettonie (), du au : défense de la frontière balte, du 22 au ; bataille de Raseiniai, du 23 au ; contre-attaque vers Šiauliai, du 24 au ; siège de Hanko, du au ; opération défensive en Biélorussie (), du au : défense de la frontière biélorusse, du 22 au ; défense de la forteresse de Brest, du au ; contre-attaque de Borisov-Lepel, du 6 au ; opération défensive dans l'Ouest de l'Ukraine, du au : défense de la frontière ukrainienne, du 22 au ; défense de Lvov-Lutsk, du au ; défense de Stanislav-Proskurov, du 3 au ; opérations défensives dans les régions polaires et en Carélie, du au : défense de Mourmansk et de Kandalakcha, du au ; défense de Vyborg-Kexholm, du au ; défense de Petrozavodsk, Oukhta, etc., du au ; opération défensive de Kiev, du au : défense de Korosten, du au ; défense de la périphérie de Kiev, du au ; défense d'Ouman, du au ; défense de Kiev-Priluki, du au ; opération défensive de Léningrad, du au : défense de Tallinn, du au ; défense de Kingissepp-Louga, du au ; contre-attaques de Soltsy, Porkhov et Novorjev, du 15 au ; contre-attaques autour de Staraïa Roussa, du 8 au ; défense de Demiansk, du 6 au ; défense d'Odessa, du au ; entrée des troupes en Iran (), du au ; bataille de Smolensk, du au : défense de Smolensk, du au ; contre-attaque de Rogatchev-Jlobine, du 13 au ; défense de Gomel-Troubtchevsk, du au ; offensive de Smolensk, du au ; offensive d'Ielnia, du au ; opération défensive Donbass-Rostov, du au : défense du Donbass, du au ; opération défensive Sumsko-Kharkov, du au défense de Rostov, du 5 au ; défense de la Crimée, du au : défense de Sébastopol, du au . ; opération défensive de Moscou (), du au : défense d'Orel-Briansk, du au ; défense de Viazma, du 2 au ; défense de Mojaïsk-Maloïaroslavets, du 10 au ; défense de Kalinine, du au ; défense de Toula, du au ; défense de Kline-Solnetchnogorsk, du au ; défense de Naro-Fominsk, du au ; opération offensive de Tikhvine, du au : offensive Tikhvine-Kirishsk, du au ; offensive Malo-Vishersk, du au ; opération offensive de Rostov, du au : offensive de Bolshekrepinsk, du 17 au ; offensive contre Rostov, du au .
Campagne d'hiver 1941-1942 vignette|upright=1.3|Les contre-offensives d'hiver soviétiques, de décembre 1941 à mai 1942. La campagne de l'hiver 1941-1942 commence au (déclenchement de la contre-offensive soviétique devant Moscou) et se termine le . Elle comprend les opérations suivantes : opération offensive de Moscou, du au : offensive de Kalinine, du au ; offensive de Kline-Solnetchnogorsk, du 6 au ; offensive d'Ielnia, du 6 au ; offensive de Toula, du 6 au ; offensive de Kalouga, du au ; offensive de Naro-Fominsk, du au ; opération amphibie Kertch-Théodosie, du au : débarquement de Kertch, du au ; débarquement de Théodosie, du au ; offensive de Liouban, du au ; opération offensive Rjev-Viazma, du au : offensive Sytchiovka-Viazma, du au ; offensive Mojaïsk-Viazma, du au ; Toropets-Kholm, du au ; opération aéroportée de Viazma, du au ; offensive de Rjev, du au ; offensive de Demiansk, du au ; offensive de Barvenkovo-Lozovskaya, du 18 au .
Campagne d'été-automne 1942 vignette|upright=1.3|Les offensives d'été allemandes de mai à novembre 1942. La campagne de l'été et de l'automne 1942 commence le et se termine au (veille du déclenchement de l'opération Uranus). Elle comprend les opérations suivantes : opération offensive de Kharkov, du 12 au ; défense de Kertch, du 8 au ; défense de Voronej-Vorochilovgrad (première bataille de Voronej, au sein de l'opération Fall Blau ), du au : défense de , du au ; défense de Valpuïsko-Rossochanskaïa, du au ; défense de Vorochilovgrad-Chakhty, du 7 au ; défense de Rostov, du 19 au ; défense de Stalingrad, du au : bataille défensive sur les approches lointaines (dans la boucle du Don), du au ; bataille défensive aux abords et dans Stalingrad, du au ; offensive Rjev-Sytchiovka, du au ; défense du Caucase du Nord, du au : défense de Tikhoretsk-Stavropol, du au ; défense d'Armavir-Maïkop, du 6 au ; défense de Novorossiïsk, du au ; défense de Mozdok-Maglobekskaïa, du au ; défense de Touapsé, du au ; défense de Naltchik-Ordjonikidzé, du au ; opération Siniavino, du au .
Reprise de l'initiative La deuxième période de la Grande Guerre patriotique va du au .
Campagne d'hiver 1942-1943 vignette|upright=1.3|Les contre-offensives d'hiver soviétiques de novembre 1942 à mars 1943. La campagne de l'hiver 1942-1943 commence le et se termine le . Elle comprend les opérations suivantes : offensive de Stalingrad, du au : opération « Uranus » (), du 19 au ; offensive de Kotelnikovo (contre-offensive face à l'opération Wintergewitter), du 12 au ; offensive du moyen-Don, alias opération « Petite Saturne » (), du 16 au ; opération « Anneau » (), du au ; offensive Rjev-Viazma, alias « opération Mars » (), du au ; offensive Rjev-Sytchiovka, du au ; offensive de Velikié Louki, du au ; offensive du Caucase du Nord, alias opération « Don » (), du au ; offensive de Salsk, du au ; offensive de Mozdok-Stavropol, du au ; offensive Novorossiïsk-Maïkop, du au ; offensive de Tikhoretsk-Ieïsk, du au ; offensive de Krasnodar, du au ; percée du blocus de Léningrad, du 12 au : opération « Étincelle » (), du 12 au ; offensive Voronej-Kharkov, du au ; offensive Ostrogojsk-Rossoch, du 13 au ; offensive Voronej-Kastornoye, du au ; offensive de Vorochilovgrad, alias opération « Gallop » (), du au offensive de Kharkov, alias opération « Étoile » (), du 2 au ; offensive de Demiansk, alias opération « Étoile polaire » (), du 15 au ; défense de Kharkov, du 4 au .
Campagne d'été-automne 1943 vignette|upright=1.3|Les offensives d'été allemandes de 1943. La campagne de l'été et de l'automne 1943 commence le et se termine au . Elle comprend les opérations suivantes : défense de Koursk, du 5 au : défensive sur la direction Orel-Koursk, du 5 au ; défensive dans la direction Belgorod-Koursk, du 5 au ; offensive d'Orel, alias opération « Koutouzov » (), du au : offensive Bolkhovsko-Orel, du au : offensive de Kromsko-Orlovskaya, du au : offensive Belgorod-Kharkov, alias opération « Roumiantsev » (), du 3 au : offensive Belgorod-Bogodukhov, du 3 au ; offensive Belgorod-Kharkov, du 3 au ; offensive de Smolensk, alias opération « Souvorov » (), du au : offensive de Spas-Demensk, du 7 au ; offensive de Ielnia-Dorogobouj, du au ; offensive de Smolensk-Roslavl, du au ;