Yvonne Lucienne Marie Curvale (1903-1962), née Yvonne Lucienne Marie Calvayrac à Toulouse, est une résistante française à partir de 1940. Arrêtée en , elle est déportée et internée en Allemagne jusqu'en .
Biographie Engagement et rôle dans la résistance Mariée à Albert Curvale, architecte et résistant, militante socialiste, elle s’engage dans la Résistance dès 1940 puis intègre le mouvement Libération-Sud en . Elle prend alors le nom de code "Marie-Paule". Responsable du « service social », elle devient agent de renseignement et participe au noyautage des administrations publiques (NAP). Elle rejoint ensuite le réseau d’évasion Gallia où, en plus de la diffusion de la presse clandestine, du renseignement et des liaisons, elle s’occupe des évadés..
Arrestation et déportation Dénoncée, elle est arrêtée chez elle, rue de Strasbourg (actuelle rue de Quéven), dans la nuit du 13 au , par la Gestapo au cours de ce que la police allemande appela l'« opération de minuit ».
Leur fille Paule Curvale relate que la Gestapo cherche surtout son père Albert Curvale qui réussit à s'enfuir par l'arrière de la maison et à se cacher dans un immeuble voisin. .
Internée à la prison Saint Michel jusqu'au début de , elle est déportée via Compiègne au camp de Ravensbrück. Son convoi pour l'Allemagne part le , cette date est connue grâce à un billet transmis par des cheminots résistants: "Prière prévenir famille Curvale, 3 rue de Strasbourg, partie camp Allemagne. Bon moral, 44". Elle y reste pendant environ 6 mois, avant d'aller à un camp de travail à Hanovre qui est libéré le par les troupes américaines. Elle arrive à Toulouse en train, à la gare Matabiau, le jeudi .
Après-guerre Elle devient présidente de l'Association des Déportés et Internés de la Résistance (ADIR).. Elle s'engage alors pour que soit accordé aux déportés de la Résistance un statut, au même titre que les anciens combattants.
Opposée à la guerre d'Algérie, elle rejoint le Parti socialiste autonome.
Hommage Une place est nommée en son honneur à Toulouse, dans le quartier de la Violette. . Une rue porte également son nom à L'Union dans la banlieue nord-est de Toulouse..
Distinctions
(1960) ; chevalier en 1959 (décret du )
Références
Liens externes
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