La garde nationale du Mali est une des composantes des Forces armées maliennes. Placée sous l'autoritée du ministère de la Défense, elle est mise à disposition du ministre chargé de la Sécurité.
Histoire Époque coloniale La garde nationale trace ses origines depuis le corps des gardes indigènes à pied, créé au Soudan français le . Ce corps devient le corps des gardes régionaux en novembre de la même année, puis ses soldats deviennent les gardes cercles territoriaux, gardes goumiers.
Indépendance À l'indépendance du Mali, elle devient la garde autonome du Mali, disposant de 540 hommes, chargés de sécuriser le Nord du Mali. Elle est renommée garde républicaine et goum du Mali en 1971. Elle porte son nom actuel depuis 1994.
Rébellions touarègues Elle participe aux deux guerres contre le Burkina Faso (1974 et 1985) et à la lutte contre toutes les rébellions touarègues. En 1993, 1996 et 2006, les anciens rebelles intègrent pour certains la garde nationale. Pendant la guerre du Mali, la garde nationale reçoit le soutien de la Mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure maliennes.
Objectifs Elle a pour but :
Organisation La garde nationale est présente dans toutes les collectivités territoriales maliennes. Elle compte environ .
Elle est constituée autour d'un état-major basé à N’Tomikorobougou (quartier de Bamako) et de vingt groupements territoriaux, répartis dans chacune des régions et district de Bamako.
La garde nationale compte également un groupement de maintien de l’ordre (GMO) à Bamako. Un groupement d'intervention à Bamako Rive droite, deux groupements d'intervention rapide à Kangaba et à Kolokani enfin plusieurs nouveaux Groupements tactiques d'intervention (GTI) (Scorpion, Tama, Bouna, Touramakan, Etoiles, Nampé,TATA, Seno, Wassoulou) sont créés mais avec comme périmètre d'intervention tout le territoire, six compagnies méharistes et enfin le Groupement spécial de la sécurité présidentielle (GSSP), chargé de protéger le palais de Koulouba.
Unités méharistes Dans les années 1990, des unités méharistes sont reformées, avec l'aide d'anciens militaires méharistes locaux ou français des compagnies méharistes sahariennes. Six compagnies sont créées, dont la mission est le renseignement et non le combat. Elles se délitent lors des rébellions touarègues de 2007 et de 2012.. À la fin des années 2010, les unités méharistes sont affectées aux missions « Patrouilles d'intervention rapide terrestre » (PIRATE).
Commandants de la garde nationale Dates du commandement Nom du commandant Référence1960-1969Lieutenant-colonel Boubacar Traoré1969-1971Capitaine Baba Maiga1971-1983Lieutenant-colonel Adolphdiakité 1983-1991 General de Brigade Amara Danfaga1991-1992 Colonel Toumani Sissoko1992-1994 Colonel Sadio Gassama1994-2001 Colonel Gabriel Poudiougou2001-2002 Colonel Allaye Diakité2002-2005 Colonel Mamadou Adamadiallo2005-2011 Colonel Broulaye Kone2011-2012 Colonel-major Yamoussa Camara2012-2012 Colonel Daouda Sogoba2012-2013 Colonel Moussa Diawara2013-2015 Colonel-major Zoumana Diawara2016-2020Général de brigade Ouahoun Koné2020-2023Général de brigade Élisée Jean Dao2023-2026Général de Brigade Famouké Camara2026-Général de Brigade Daouda TRAORE
Uniformes et équipement vignette|La garde nationale accueille le premier ministre néerlandais Mark Rutte à l'aéroport international de Bamako-Sénou en décembre 2014. Portant à l'origine un chéchia rouge, le couvre-chef de la garde nationale est aujourd'hui le béret marron.
Les gardes nationaux sont équipés d'un armement assez limité, comme des fusils SKS, AK-47 et les mitrailleuses RPD et SGM.
Voir aussi Gendarmerie nationale malienne
Références
Bibliographie
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