Étienne Saintenac, né le à Marseille et mort le à Lübeck, est un enseignant et résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie Étienne Saintenac est le fils du pasteur Daniel Saintenac, tué au combat en 1917. Après avoir fait ses classes au lycée Thiers, il poursuit des études à Lyon puis Strasbourg ; il est reçu à l’agrégation de philosophie en 1942..
Il commence à enseigner peu avant la Seconde Guerre mondiale. Il participe alors en parallèle à une association protestante d’étudiants et au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Mobilisé, il ne peut qu’assister impuissant à la débâcle.
En 1941, alors enseignant à Clermont-Ferrand, il entre au réseau Combat. Il est emprisonné en , cadre dans lequel il passe l’agrégation. Ayant bénéficié d’un non-lieu, il est muté en novembre suivant au lycée de garçons de Nîmes. Il poursuit ses activités de résistance dans son enseignement, en proposant des sujets comme . En contact avec Louis Salle, il renoue avec Combat et participe à divers sabotages. Il écrit à cette époque divers poèmes engagés, où il dresse un parallèle entre l’armée de l’ombre et les Camisards.
En , il succède à Jean Bastide comme chef départemental des Mouvements unis de la Résistance. Mais, le , il est arrêté à son domicile par la Gestapo, puis déporté au camp de concentration de Neuengamme. Le camp est évacué via le Cap Arcona, qui est coulé par les Alliés le à Lübeck ; Saintenac y perd la vie.
Reconnaissance Un boulevard de Nîmes porte son nom.
Distinction Il est reconnu « déporté résistant ». à titre posthume par décret du .
Références
Annexes Bibliographie .
Liens externes
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