L'ancienne collégiale Saint-Timothée de Reims est une ancienne collégiale de Reims, fondée en 1064 par Gervais, archevêque de Reims, dont la façade était située rue des Cardinaux, aujourd'hui rue des CréneauxLa rue des Créneaux ne comprenait que la partie située entre les rues du Barbâtre, de Sainte-Balsamie aujourd'hui rue des Salines, et de la rue Perdue. La suite, à partir du tournant, s'appelait rue des Cardinaux. La rue Sainte-Balsamie perdit son nom en 1793 pour prendre celui de rue des Salines, presque en face de la rue des martyrs. Elle était associée à l'abbaye Saint-Remi de ReimsRavaux Jean-Pierre, Monastères bénédictins de Reims aux . In: Bulletin Monumental, tome 141, n°1, année 1983. pp. 77-78..
Histoire Une basilique, probablement desservie par une communauté de clercs, existait avant l'épiscopat de saint Remi, celui-ci ayant demandé d'y reposer dans son testament.
L'archevêque Adalbéron avait uni Saint-Timothée à l'abbaye Saint-Remi de Reims.
La liste des cens du Polyptyque de Saint-Remi mentionne vers le milieu du , une abbaye Decima de abbatia Sancti Timothei, ad hospitium Sancti Remigii (décime de l'abbaye Saint-Timothée de Reims, à l'hospice Saint-Remi).
La collégiale est établie par l'archevêque de Reims, Gervais en 1065. Dans la charte de fondation de la collégiale Saint-Timothée, il est indiqué que les chanoines devaient desservir la paroisse Saint-Timothée. L’autel de la paroisse est situé en haut de nef. Les paroissiens se plaignent au que la partie de l’église qui leur est réservée . La paroisse n’a pas l’usage de l’église avant huit heures en été, neuf en hiver. Commence alors la messe paroissiale, et une heure et demie plus tard les chanoines reprennent possession du bâtimentBruno Restif, Les paroisses desservies dans les églises cathédrales et collégiales : enjeux, concurrence et conflits (), in Anne Bonzon, Philippe Guignet et Marc Venard (dir.), La paroisse urbaine. Du Moyen Âge à nos jours, Paris, Cerf, 2014, p. 183-198..
L’abbaye de Saint-Remi exerce sa domination sur les paroisses relevant de son ban et sur deux collégiales, dont celle de Saint-Timothée.
Le , l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. Les douze chanoines sont interdits de leurs fonctions canoniales le . La collégiale est vendue aux enchères et détruite en 1793. Elle donne son nom à la place Saint-Timothée de Reims.
Chanoines Le chapitre de Saint-Timothée était composé de douze chanoines à la collation (droit de conférer un bénéfice ecclésiastique) de l'abbé de Saint-Remi. La charte de fondation prévoit que douze prébendes soient instituées. Guérin de Goujon en 1254 Baugeois de Namps († 1528), clerc du diocèse d'Amiens, curé de Remilly, reçu chanoine du chapitre de Notre-Dame, le , le même jour, il devient chanoine de Saint-Symphorien et, vers 1503, chanoine de Saint-Timothée, épitaphe dans la cathédrale de Reims.
Nicolas Lafricque, receveur en 1611 Robert Le Large (†1684), prêtre rémois, maître es-arts, professeur de théologie et recteur de l’université (1645), était entre au Chapitre métropolitain le , renonçant pour cela, le suivant, à son canonicat de Saint-Timothée. Michel de Blanzy (ca1600-1690), docteur en théologie, professeur de la faculté de théologie de Reims, chanoine et receveur du chapitre de Saint-Timothée, patron de Voncq et de Rilly-aux-Oiesc'est-à-dire l'ayant droit du fondateur primitif de l'église.Henri Jadart, Les Portraits historiques du musée de Reims, Michaud, Reims 1888, puis chanoine de l'église métropolitaine de Reims, il succède, le , à Robert Le Large, doyen et chanoine de l'église cathédrale de Reims, à la prébende 34 laissée vacante par la mort de ce dernier. Quatre mois plus tard, le , il opta pour la , sans doute mieux dotée. Avant la prise de possession, il résigna son canonicat de l'église collégiale de Saint-Timothée, le ., Brice Guyart, chanoine de Saint-Timothée. Daniel Egand (†1696), docteur et professeur en théologie, chanoine de Saint-Timothée, Le , curé de Saint-Sixte et grand maître de l’université. André Cocquebert (†1709), chanoine de Saint-Timothee vers 1696Léon de Marie Aroz, Jean-Baptiste de La Salle : documents bio-bibliographiques (1625-1758), Cahiers Lasalliens (41), Volume II, 669 p. (épuisé). Jean-Baptiste Remi Thièry (1746-1831), chanoine, démissionne en 1784. Jean-François Muiron (1719-1806), chanoine en 1784 en remplacement de Thièry. Nicolas Marlot, chanoine de Saint-Timothée puis chanoine de l'église métropolitaine de Reims Hibère, il prit part aux assemblés de 1789 comme député représentant du clergé J.B. Rousseville, il prit part aux assemblées de 1789 comme représentant du clergé Nicolas-Joseph Villé, il prit part aux assemblées de 1789 comme représentant du clergé
Personnalités Regnier du Champ, censitaire du chapitre Nicolaus de Aubentono, chapelain Claude-Etienne Marot (1757-1816), chapelain
Les émaux
Un ensemble d'émaux fabriqués par Jules Laudin en 1663 pour la collégiale se trouvent actuellement au musée Saint-Remi de Reims.
Droit de patronage Communauté paroissiale Saint-Timothée de Reims. En 1776, le chapitre de Saint-Timothée est décimateur de l'église Saint-Rémi d'Ormes et de l'église Saint-Sébastien de BéthenyCharles Givelet, Henri Jadart et Louis Demaison, Répertoire archéologique de l'arrondissement de Reims, fascicule 1, Michaud, Reims, 1885-1933.
Héraldique
Bibliographie
. . . Patrick Demouy, Genèse d’une cathédrale. Les archevêques de Reims et leur église aux et siècles, ed. Dominique Guéniot, Langres, 2005, 814 p. Marie-Laurence Germain, Les collégiales de Sainte-Balsamie, Saint-Timothée, Saints-Côme-et-Damien, La Trinité de Reims au Moyen Âge, mémoire de Maîtrise, Université de Reims, 2009
Voir aussi Articles connexes Abbaye Saint-Remi de Reims
Liens externes
Nicolas Philippe, « Fiche de la collégiale Saint-Timothée de Reims » sur la Base des collégiales séculières de France (816-1563).
Références et notes Notes
Références
Reims Saint-Timothée Catégorie:Église dédiée à saint Timothée Timothée