Le boulevard Haussmann est une voie parisienne qui traverse les et arrondissements de Paris.
Situation et accès vignette|Le boulevard pendant la période de Noël. Long de , le boulevard Haussmann traverse les quartiers de la Madeleine, de l'Europe, du Faubourg-du-Roule, du Faubourg-Montmartre et de la Chaussée-d’Antin situés dans les et arrondissements de Paris et relie, à l’est, le carrefour du boulevard des Italiens et du boulevard Montmartre, où est située la station de métro Richelieu-Drouot, à l'avenue de Friedland qui le prolonge à l’ouest.
Cette voie part du quartier des principaux sièges de banques, longe des grands magasins auxquels on associe souvent son nom aujourd'hui, puis traverse des quartiers comportant surtout des bureaux, mais toujours cossus.
Il fut édifié par une main-d'œuvre constituée en grande partie par des maçons de la Creuse.
Origine du nom vignette|gauche|200px|Le baron Haussmann en 1860. Cette voie porte le nom du baron Georges Eugène Haussmann (1809-1891), administrateur et homme politique français et qui a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en tant que préfet de la Seine.
Historique vignette|gauche|200px|L'angle de la rue du Havre et du boulevard Haussmann vers 1870, photographié par Charles Marville. Dans le cadre de la transformation de Paris, le préfet Haussmann conçoit cet axe de grande circulation comme une voie diagonale reliant le premier cercle des Grands Boulevards à celui du mur des Fermiers généraux. Il doit, pour cela, ordonner la destruction de la maison dans laquelle il est né, à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Comme son prédécesseur Rambuteau, Haussmann voit son activité récompensée dès son vivant par l'attribution de son nom à l'une des principales voies dont il a ordonné le percement. Le boulevard n'est pourtant achevé que bien après sa mort. C'est seulement en 1926 que le boulevard Haussmann, après une vingtaine d'années de travaux, rejoint finalement le boulevard des Italiens, faisant disparaître le passage de l'Opéra où deux ans auparavant flânait un personnage du Paysan de Paris d'Aragon. Anecdote Il est renommé humoristiquement « Boulevard Ousmane » en l'honneur de Ousmane Dembélé, grand artisan pour la première victoire en Ligue des Champions du PSG le Et le le boulevard Hausmann est rebaptisé sur Apple Plans, Dembélé étant une fois de plus l'artisan du succès en Champion's League 2026« PSG. Le Boulevard Ousmane a remplacé le Boulevard Haussmann sur Apple Plans » Ouest France avec MSN
Ouverture des voies vignette|gauche|200px|L'achèvement du percement du boulevard Haussmann, en 1925. Section A : de la rue Drouot et le boulevard des Italiens jusqu'à la rue Laffitte, décret du , ouverte en 1926. Section B : de la rue Laffitte jusqu'à la rue Taitbout et la place Adrien-Oudin, décret du , ouverte en 1926. Section C : de la rue Taitbout et la place Adrien-Oudin, jusqu'à rue La Fayette et la rue de la Chaussée-d'Antin, décret du . Section D : entre la rue de la Chaussée-d'Antin et la rue du Havre, décret du . Section E : entre la rue du Havre et la rue de Miromesnil, décret du . Section F : entre la rue de Miromesnil et la rue du Faubourg-Saint-Honoré, décret du .
Les sections E et F faisaient anciennement partie du boulevard Beaujon.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : ancien siège de la compagnie maritime France-Navigation, créée en 1937 par l'ambassadeur d'Espagne en France Luis Araquistáin et dirigée par le résistant Georges Gosnat pour venir en aide aux républicains espagnols.. : ancien siège social de la Compagnie française du gramophone, distribuant en France les marques de disques anglaises Columbia et His Master's Voice. L'artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987) réalisa ici une fresque dans le bureau de poste. Cette œuvre fut sauvée de la destruction par le musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt en 1992« L'Ange vert (Message heureux) », www.annees30.com.. : hôtel Commodore, ouvert en 1927 (renommé ensuite « hôtel Millennium CommodoreJean-Marc Cambon, « L'hôtel Commodore se veut “intelligent” », www.leparisien.fr, 6 juillet 1998. »). Il est le premier siège de l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg pendant l'occupation allemandeBernard Génies et Jean-Gabriel Fredet, « Le casse de Hitler. À la recherche des chefs-d'œuvre volés aux Juifs », Le Nouvel Observateur, 2575, semaine du 13 mars 2014, .. : siège entre 2005 et 2023 du Groupe Figaro, propriétaire du premier quotidien français Le Figaro. : hôtel Paris Marriott Opera Ambassador, qui fut le siège du commandement du secteur est du Gross Paris sous l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. : dernier domicile de Charles Blondel (1807-1877), maire de Courbevoie de 1865 à 1872. Ancien siège de la Banque Transatlantique. Ancien siège de la librairie Dorbon-Aîné (1912-1938). Siège actuel de la société Danone.
: immeuble où demeurèrent Gustave Caillebotte et Martial Caillebotte après la mort de leur mère en 1878, jusqu'en 1887 (après le mariage de Martial). Plusieurs tableaux de Gustave Caillebotte reprennent la vue du balcon de l'appartement ; par exemple L'Homme au balcon (1880) ; Homme au balcon, boulevard Haussmann (1880)Vente Christie's à (), cf. « L'Homme au balcon, boulevard Haussmann », vente Christie's, Rockfeller Plaza, 8 mai 2000, New York. ; Un balcon à Paris (1881)« Vue de l'immeuble », www.flickr.com. et l'intérieur, comme La Partie de bésigue (1881). C'est aujourd'hui le siège de la Société générale (entrée d'honneur au 29). : consulat général du Danemark dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 456.. : Galeries Lafayette Haussmann. : ancienne boutique d'Angelo Mariani. : pour le centenaire de l'installation de la banque Worms à cette adresse, en 1978, Georges Albertini publie la monographie Cent ans boulevard Haussmann« Cent ans boulevard Haussmannn », wormsetcie.com, consulté le 21 octobre 2024.. En 1951, l'immeuble est victime d'un attentat.. : galerie Barbazanges (1903-1906). : voir le 35, rue Tronchet. : domicile du sculpteur Eugène-Louis Lequesne, où il est mort le . : Printemps Haussmann. : siège de la Société générale pour la fabrication de la dynamite, ; société fondée par Paul Barbe et Alfred Nobel, durant l'année 1875Christine Salles, Paulilles. La conception d'un territoire-outil. 1870-1911, mémoire de master II, Castaner-Munoz Esteban (dir.), Université de Perpignan Via Domitia, Perpignan, 2009.. Chapelle expiatoire et square Louis-XVI. : siège de la Fédération des amputés de guerre de France. : siège de Radio-Paris entre 1924 et 1933, puis de la Banque commerciale pour l'Europe du Nord, qui sert de relais de financement de l'URSS pour des activités communistes en France pendant la guerre froide, à partir de 1965. : hôtel particulier d'Edgar Mareuse (1848-1926), historien, président de la Société historique du arrondissement et propriétaire d'une belle bibliothèque de livres sur ParisCatalogue : Paris, Gougy, Giraud-Badin, 1928-1929, 3 tomes en 2 vol. gr. , VII-592 p., et (index). (en 1910). : siège du Centre d'archives et de documentation politique et sociale de Georges Albertini à partir de 1951. : consulat général de l'Argentine dans les années 1920« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. -98-98 bis : anciens locaux de la maison de mode Babani. vignette|. : Marcel Proust (1871-1922) a emménagé dans cet immeuble après la mort de ses parents, le , dans un grand appartement de six pièces au deuxième étage entre rue et cour où il voyait . Il y vécut jusqu'en 1919 et y écrivit À la recherche du temps perdu. L'immeuble appartenait à son grand-oncle, Louis Weil. À la mort de son oncle le , Proust en avait hérité pour moitié, l'autre moitié revenant à son frère, l'avoué Denis-Georges Weil. Après la mort des deux cohéritiers, l'immeuble appartint pour une moitié à Marcel et Robert Proust et pour l'autre moitié à la veuve de Denis-Georges Weil, née Amélie Oulman et leur fille Adèle. L'appartement loué par Marcel Proust appartenait à Amélie Oulman. Le , l'immeuble fut vendu aux enchères. Amélie Oulman le racheta entièrement et proposa à Marcel Proust d'acheter l'appartement qu'il occupait, mais ce dernier déclina l'offre et préféra conclure un bail de quinze mois le . Il trouvait à l'appartement de nombreux désagréments : le pollen des marronniers devant sa fenêtre qui lui donnait des crises d'asthme, la proximité des grands magasins et de la gare Saint-Lazare, le bruit du boulevardIl écrit à Catusse : ().. Pour se prémunir contre le bruit, en , il fit clouer sur les murs de sa chambre d'épaisses plaques d'écorce de liège brut, sur les conseils d'Anna de Noailles. L'architecte Louis Parent dirigea l'aménagement. Proust installa dans sa chambre les meubles de la chambre de sa mère plutôt que les siensUn lit de cuivre, un bureau, une bibliothèque, deux fauteuils, un paravent, un tapis, une paire de candélabres, un portrait du docteur Adrien Proust par Louise Brouarel, un jade offert par Anna de Noailles, une canne offerte par le marquis d'Albufera, une table de chevet, un plumier, un encrier, une lampe, un miroir.. En , Amélie Weil revendit l'immeuble, sans prévenir son neveu, à la Société Nancéienne Varin-Bernier qui congédia tous les locataires pour aménager des bureaux et une agence bancaire. La banque a fait reconstituer et ouvert au public en 1996 la chambre de Marcel ProustL'inauguration officielle du « salon de Marcel Proust » eut lieu le . Une convention de partenariat fut alors signée entre la banque SNVB et l'Association des amis de Marcel Proust, présidée par Maurice Schumann ()., privée de son mobilier qui se trouve au musée CarnavaletWilliam Friedkin, « À la recherche de La Recherche », Vanity Fair, 51, octobre 2017, .. Présence d'une plaque commémorative. : légation de Bulgarie dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 453.. À cette adresse se trouvait aussi la galerie Alfred Daber (galerie d'art). : façade ornée de bas-reliefs (1864) par Aimé Millet (1819-1891). : hôtel particulier du Labbé, membre de l'Institut (en 1910). Style néo-Renaissance. : le circassien Charles Franconi y est mort en 1910. Siège parisien de la banque Lazard. vignette|Jules-Élie Delaunay, Madame Georges Bizet (1878), Paris, musée d'Orsay. thumb|François Cogné, Monument au baron Haussmann au . Devant le , à l'angle avec la rue de Laborde : Monument au baron Haussmann par François Cogné.
cet immeuble qui fait l'angle avec l'avenue de Messine abritait au rez-de-chaussée le magasin du tailleur Sutton, spécialisé dans les livrées pour gens de maison, et à qui, selon la duchesse de Clermont-Tonnerre, ;