L'Égypte pharaonique est une civilisation fluviale dont le Nil est le centre économique, culturel et spirituel. Que ce soit pour le loisir, la pêche, le commerce, la guerre, dans le ciel ou dans l'au-delà, les bateaux sont omniprésents dans la culture égyptienne antique.
Évolution Bien qu'il existe un modèle de pirogue monoxyle (sculpté d'une seule pièce dans un tronc d'arbre) trouvé en Égypte et datant du milieu du deuxième millénaire avant notre ère (Petrie Museum, University College, Londres, L. Basch, n° 90), on pense que le bois permettant la construction de ces embarcations n'était pas, ou peu, disponible en Égypte. C'est donc en papyrus, que les Égyptiens fabriquaient leurs esquifs pour la pêche et les petites barques de transports.
Bien avant la période prédynastique, les Égyptiens savaient non seulement construire ces embarcations de papyrus, mais également des navires polyxyles (monoxyle assemblé) qui supportaient des cabines et étaient propulsés par plusieurs paires de rameurs.
C'est ainsi que lors de l'Ancien Empire, les Égyptiens avaient déjà une parfaite maîtrise de la construction des voiliers, dont on a retrouvé un exemplaire remarquable, la célèbre barque solaire du pharaon Khéops, devant la grande pyramide de Gizeh. La barque, en bois de cèdre, à bordage cousu, mesure de long, sa proue s'élève à cinq mètres et sa poupe à sept mètres. Si cette barque est un outil de culte funéraire, il est évident qu'elle a été construite par simple copie des techniques alors maîtrisées par les Égyptiens. Selon les dernières études réalisées, il semble très probable que ce voilier ait été théoriquement capable de remonter au vent, et de naviguer en haute mer, mais la démonstration grandeur nature reste à faire.
Avant Khéops, son père Snéfrou avait déjà appelé Louanges des Deux Terres un bateau qui a été le premier à porter un nom.
Ce n'est qu'à partir du avant notre ère que la construction navale égyptienne connut une réelle évolution sous l'influence des Phéniciens et l'ouverture du pays à la navigation en mer Méditerranée et en mer Rouge.
Différents navires Barques et bateaux
Cette écriture est attestée dans les textes des sarcophages, CT CT pour Coffin Texts (textes des sarcophages)., 10f.
Écriture au pluriel dans le conte du paysan, B2 102-103.
Écriture relevée sur le papyrus Westcar.
Pour les promenades, la chasse et la pêche dans les lacs et les marais, les Égyptiens utilisaient des petites embarcations de papyrus.
Pour le commerce, les Égyptiens utilisaient des navires à voiles carrées dont le mât était généralement fait de pin du Liban. Aux époques prospères, les navires marchands étaient très nombreux et les grandes flottes pouvaient compter près de mille navires fluviaux et maritimes.
Pour le transport des pierres dont les obélisques, les Égyptiens utilisaient d'énormes barges pouvant supporter plusieurs centaines de tonnes.
Voir aussi : Dahabieh.
Barques sacrées
On peut dégager deux types de barques sacrées : celles liés au culte solaire et celles liées au culte funéraire.
Barques solaires La barque solaire est un objet symbolique de la mythologie égyptienne lié au cycle journalier du soleil et au démiurge qui lui est associé, Rê. Il existe en fait deux barques solaires : la barque solaire du matin
La barque Mândjyt est pour les douze heures du jour. la barque solaire du soir
La barque Mésektet est pour les douze heures de la nuit.
Barques funéraires
La barque Néchémet est la barque sacrée du dieu Osiris en Abydos. D'après la stèle d'Ikher-nefret (gardien du sceau royal et préposé au trésor sous , ), la barque faisait une sortie lors de la « fête d'Osiris ».
La barque Henou est la barque sacrée du dieu Sokar.
La barque Sekhen.
Galerie photographique
Notes et références
Annexes
Articles connexes Navigation en mer dans l'Égypte antique Navigation dans l'Antiquité Le passeur et sa barque ; (Âqen, Mahaef).
Liens externes Navires antiques
Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Batellerie dans l'Égypte antique