Charles Jean Bréjaud, né le à Saint-Vallier (Saône-et-Loire) et mort dans la nuit du 2 au dans le camp de Ravensbrück (Allemagne), est un résistant françaisDécès du résistant Jean Bréjaud, LNDVDA, 3 mai 2019..
Biographie
Jeunesse Jean Bréjaud naît le d'un père mineur et d'une mère au foyer à Saint-Vallier (Saône-et-Loire).
De 1928 à 1932, il travaille en tant que cuisinier puis chef de brigade au Majestic et au Miramar, deux hôtels situés sur la Croisette à Cannes (Alpes-Maritimes). En 1933, il prend en gérance l'Hôtel des Voyageurs, rue Jean Bouveri à Gueugnon (Saône-et-Loire).
Bataille de France En 1939, il est mobilisé et combat dans les Ardennes, avant d'être fait prisonnier. Il parvient à s'évader et retourne à Gueugnon..
Résistance L'année suivante, il entre dans la Résistance et son établissement est utilisé comme lieu de rencontre et de repli pour les maquisards de la régionGueugnon et son canton, Éd. La maison du Pays de Canton de Gueugnon, 1995, 332 pages.. L'hôtelier-restaurateur rejoint le Corps Franc Mobile de Saône-et-Loire et il est placé sous le commandement du lieutenant Louis Vincent, dit « Prince », qui le nomme chef-artificier avec le grade d'adjudant du secteur bourbonnais avec lieu d'attache à Gueugnon. Jean Bréjaud assure le transport d'armes et de munitions des lieux de parachutage aux résistants. Il joue également un rôle dans le sabotage systématique des ponts et voies ferrées de la ligne de chemin de fer qui va de Moulins à Mâcon et des canaux du Centre et latéral à la Loire.
Arrestation et internement Le , il est arrêté sur dénonciation dans son hôtel par la Gestapo. Il est transféré à Paray-le-Monial puis à la prison de Chalon-sur-Saône. Le , il est interné au camp de Compiègne-Royallieu (Oise).
Déportation et décès Le , l'aubergiste bourguignon fait partie du grand convoi parti de Compiègne vers le camp de Neuengamme. Il y arrive le et le matricule 39730 lui est attribuéAmicale de Neuengamme et de ses Kommandos.. Il y reste jusqu'au début du mois d' puis est transféré au camp de Ravensbrück où, selon les témoignages de trois autres résistants de Saône-et-Loire qui ont survécu, il « meurt d'épuisement » dans la nuit du 2 au .
Vie privée En 1928, il épouse Magdeleine Miegge. De leur union naîtra une fille, Nadine, en 1932.
Jean Bréjaud et son épouse se séparent en 1939.
Décoration
à titre posthume (décret du )
Hommages En , une plaque en hommage à Jean Bréjaud a été déposée, par sa famille, les membres du Comité départemental des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), ainsi que le Comité gueugnonnais du Souvenir français, sur un mur du cabaret Le Chapeau Claque où se trouvait son hôtelNoémi Predan, L’hommage à Jean Bréjaud, résistant, Journal de Saône-et-Loire, 16 décembre 2018.. Elle porte l'inscription
Notes et références
Lien externe
Catégorie:Naissance en juillet 1904 Catégorie:Résistant français Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance à Saint-Vallier (Drôme) Catégorie:Camp de Royallieu Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté à Ravensbrück Catégorie:Décès en mai 1945 Catégorie:Décès à Ravensbrück Catégorie:Décès à 40 ans