La chemise de Saint Louis, aussi appelée tunique de Saint Louis, est une chemise vénérée comme une relique par certains catholiques, en raison de son appartenance supposée à , dit Saint Louis, roi de France et saint catholique du . Elle fait partie du trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Description

Fabriquée dans un tissu en lin blanc composé d'environ au pour , cette chemise est large de et haute de . Elle présente des traces de sang. et une manche est manquante.

Un authentique. en parchemin du est cousu à la chemise au niveau du torse. Il porte une inscription en écriture gothique l'attribuant à .

Antoine-Pierre-Marie Gilbert décrit le vêtement en ces termes en . :

Histoire

Origine L'âge exact de la chemise est incertain. Anciennement datée du , sa création remonterait en fait au .

Elle est usuellement appelée chemise de Saint Louis. car elle est réputée avoir appartenu à , qui fut roi de France au . Celui-ci étant considéré comme saint de son vivant, puis canonisé par l'Église catholique, sa chemise a été conservée et est vénérée comme une relique par certains fidèles.

Gilbert se demande si cette chemise ne serait pas celle que le « Vieux de la Montagne » a offerte à lors de son séjour à Saint-Jean-d'Acre en . Cet épisode de la septième croisade est rapporté par un Croisé ayant accompagné , Jean de Joinville, dans sa biographie du roi :

Conservation Quelle que soit son origine, la chemise apparaît pour la première fois en dans l'inventaire du trésor du roi . Après la mort de celui-ci, elle est mise en gage le pour financer ses funérailles ; elle est alors décrite dans le registre des comptes comme . (c'est-à-dire « à laquelle il manque une manche »)..

Elle figure dans l'inventaire de la Sainte-Chapelle à partir de . Puis, le , ordonne son transfert à l'abbaye de Saint-Denis. Elle fait ensuite partie des objets provenant de l'abbaye et apportés à la Convention nationale le . Franciade est le nouveau nom de Saint-Denis depuis .. Le Moniteur universel du , rendant compte du conseil général de la Commune de Paris du « Commune de Paris : Conseil général — Du », Gazette nationale, ou Le Moniteur universel, , , ., rapporte :

Cependant, elle se retrouve plus tard au Cabinet des médailles de la Bibliothèque de la Nation (actuelle Bibliothèque nationale de France). Certaines sources indiquent qu'elle y est transférée en , voire le . D'autres sources relèvent que l'état des objets remis au Cabinet des médailles le liste au 17 .

Elle est transférée le , extrait des Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, , , . à la cathédrale Notre-Dame de Paris à l'occasion du sacre de le dans cette cathédrale.. Elle y est conservée dans la .

Elle présente un certain intérêt pour l'histoire du costume au Moyen Âge : . Aussi est-elle classée monument historique au titre objet le ., puis restaurée en par Chevalier-conservation.

Elle est présentée au public lors de plusieurs expositions : d' à , à la salle des gens d'armes de la Conciergerie, pour le de la mort de Saint Louis ; du au , au musée du Louvre ; du au , à la Conciergerie pour le de la naissance de Saint Louis....

Le , elle est sauvée de l'incendie de Notre-Dame., en même temps que la Sainte Couronne et d'autres reliques, notamment grâce au prêtre Jean-Marc Fournier, aumônier des pompiers de Paris... Elle est par la suite conservée à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.., mais contrairement à œuvres du trésor de Notre-Dame de Paris, elle n'est pas exposée au musée du Louvre du au ..

Elle réintègre Notre-Dame de Paris en pour sa réouverture au public après la fin des travaux de reconstruction.. Exposée comme avant dans la sacristie de la cathédrale, elle se trouve maintenant au centre de celle-ci où elle accueille le visiteur, dans une nouvelle vitrine conçue par l'agence de la scénographe Nathalie Crinière. Contrairement aux autres vitrines conçues à cette occasion, qui privilégient le verre et le métal, celle qui accueille la chemise de Saint-Louis est en bois, pour faire écho aux vitrines qui avaient été installées par Viollet-le-Duc.. lorsqu'il a restauré la cathédrale au et reconstruit la sacristie.

Le styliste Jean-Charles de Castelbajac, qui a dessiné les vêtements et ornements liturgiques pour les messes de réouverture les , dit avoir trouvé son inspiration, lorsqu'il est arrivé à Paris à , dans la chemise de Saint-Louis, devenue son ..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Sources anciennes : .

Sources contemporaines :

. . . . . .

Catalogues d'exposition : . .

Articles connexes Reliques de la Sainte-Chapelle

Liens externes

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