Le martelage forestier consiste au marquage des arbres fait à l'aide d'un marteau forestierOffice québécois de la langue française, 2015. martelage. ou de peinture.. La première technique fait usage d'un marteau qui comporte un côté portant un signe distinctif et un côté tranchant pour enlever un bout d'aubier jusqu'au bois, afin de faciliter le marquageOffice québécois de la langue française, 2015. Marteau forestier.. Le marquage des arbres est une opération courante de gestion forestière et de sylviculture utilisée dans les forêts du monde entier : des arbres individuels sont marqués dans un peuplement forestier avant que le peuplement ne soit « traité » ou que certains arbres ne soient coupés. Le marquage des arbres est utilisé en foresterie industrielle pour garantir que les entrepreneurs forestiers qui utilisent des machines pour récolter du bois coupent les bons arbres afin de maximiser l'efficacité d'un traitement sylvicole prescrit pour le peuplement par un agent forestier. Le marquage des arbres, dans sa forme la plus élémentaire, consiste à peindre ou à utiliser du ruban indicateur pour marquer les arbres en une, ou plus fréquemment, en deux couleurs..

Aux États-Unis

Les Britanniques utilisaient la Broad arrow pour marquer les arbres (pin blanc) destinés à la construction navale en Amérique du Nord à l’époque coloniale. Trois impacts de hache, ressemblant à une tête de flèche et un trait, étaient imprimé sur de grands arbres de mâture. Le martelage de la Broad Arrow a pris une tournure plus officielle en 1691 lorsque la Charte du Massachusetts, a été modifiée incluant une clause de préservation des bois de mâture.

Au Canada Au Canada, les marques sur les bois ont joué un rôle dans de nombreux aspects importants de l'exploitation forestière. Ils constituaient une preuve de propriété de l'entreprise et étaient utiles aux trieurs de grumes. Les marques étaient également essentielles dans le calcul des taxes et des frais payés par une entreprise. Des coopératives de travailleurs formées par des membres de différents camps de bûcherons étaient chargés de transporter les grumes en aval, de les remorquer et de les trier. Ces flotteurs, de même que les opérateurs sur les toboggans à bois, comptaient le nombre de chaque type de marque sur les grumes qu’ils conduisaient et facturaient les entreprises en conséquence. Le ministère fédéral de l'Agriculture, responsable de l'enregistrement des marques pour les entreprises de transformation du bois, pour éviter toute confusion, pouvait rejeter les marques enregistrées trop similaires, afin d'éviter toute confusion..

En Norvège

En Suède

En France vignette|Marteau forestier n°2, dit marteau de chablis, de l’Office national des forêts vignette|Arbre martelé à la peinture, à destination du bois énergie ou industrie

L’emploi des marteaux serait apparu avec les premiers agents seigneuriaux aux et plusieurs types de marteaux existaient déjà au début du : le marteau royal (plus tard le marteau de l’État), le marteau particulier des agents, le marteau des arpenteurs, le marteau des adjudicataires et le marteau des agents de la marine..

Entre 1815 et 1830, pour les marteaux particuliers, il est rajouté le marteau particulier du Garde général adjoint dont les caractéristiques sont les mêmes que pour le Garde général, mais avec les lettres GGA. La règle est restée la même qu’auparavant pour les marteaux des adjudicataires, mais l’empreinte est de forme triangulaire. Pour les marteaux « de l’État » et les particuliers, l’empreinte est soumise à approbation du ministère de finances.

Du début jusqu’à la création de l’ONF, le numéro de l'Inspection a disparu des marteaux mais il restait celui de la Conservation, qui devint alors non obligatoire. Un arrêté de 1974 stipule l’existence de deux marteaux de l’État, le (lettres capitales gothiques AF - pour « Administration française (cf référence 6). » dans un cercle) pour les coupes réglées à l’état d’assiette ; le (Lettres capitales romaines AF dans un hexagone) pour les produits autres que réglés à l’état d’assiette. Pour ce qui est des marteaux particuliers, celui du garde et du brigadier (puis en 1950 des Agents Techniques et Chefs de District) est destiné à marquer les bois en délit et chablis. Jusqu’en 1950, l’empreinte est quadrangulaire et comporte les initiales de la fonction, le n° de cantonnement et du triage. Puis à partir de 1950, le n° de cantonnement, triage ou district. À partir de 1975, l’ONF déterminera deux marteaux particuliers, celui du Technicien Forestier, le (lettres capitales romaines TF dans un pentagone, suivi d’un n° entre 1 et 9) ; et le qui est celui de l’Agent Technique (lettres capitales romaines AT dans un carré, suivi d’un n° entre 1 et 9)..

Le marteau et l'apposition de son empreinte est utilisé pour les arbres dont le diamètre à hauteur de poitrine (DHP) est supérieur ou égal à 25 centimètres. Pour les arbres de moindre grosseur, notamment lors des éclaircies, les marques se font à la peinture.

Dans les futaies, les martelages se font, le plus souvent, « en délivrance », et les arbres marqués seront abattus. Dans le cas contraire, notamment dans les taillis où le nombre de tiges est important, le marquage, en général à la peinture, est dit « en réserve », indiquant au bûcheron les tiges de la cépée à conserver.

Les arbres à préserver pour la biodiversité sont marqués d'un triangle inversé de couleur chamois, d’un V rouge ou d’une plaquette verte Arbre pour la biodiversité par les agents de l'ONF.

Lors du martelage, la première marque est faite sur le tronc , tandis que l'autre s'effectue au niveau de la souche — marque au pied. Cette deuxième marque au pied de l'arbre, permet de contrôler après la vidange de la coupe, que seuls les arbres identifiés ont été coupés par les bûcherons et les entreprises de travaux forestiers. En effet, il est formellement interdit de couper un arbre qui ne possède pas de marque de peinture du martelage, sous peine d'être verbalisé. Un contrôle complet et contradictoire se fait par une opération dite de « récolement ».

L’utilisation de ces marteaux est très surveillée, car ils sont l’instrument qui permet à l’administration de gérer et protéger son patrimoine forestier. Les agents sont responsables de leurs marteaux qui sont immatriculés. L’empreinte de chaque marteau est déposée au greffe du Tribunal de grande instance de la résidence administrative des agents. Enfin, afin d’éviter les vols et leur utilisation par des personnes étrangères au service, les marteaux sont conservés sous clé. En cas de perte ou de vol, une plainte est déposée à l’autorité de police compétente et un procès-verbal est établi.

Sous certaines conditions , le martelage peut être fait à la peinture et suit un code couleur et géométrique (trait oblique pour distinguer le bois énergie / bois industrie alors que celui du bois d’œuvre est marqué par un rond ou une croix). Les couleurs chaudes (rouges, orange, jaune) indiquent les arbres à enlever tandis que les couleurs froides (blanc, vert, bleu), sont utilisées pour des marquages pérennes ou directionnels (cloisonnements indiquant des voies d'accès pour le débardage des grumes). Une marque blanche horizontale montre la limite de la zone de l'intervention du bûcheron, un trait jaune ocre qui encercle le tronc symbolise une tige d'avenir, un « M » de couleur verte indique la présence d'un mirador amovible, utilisé à la période de la chasse..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Compas forestier Garde-marteau Histoire de l'Administration des Eaux et Forêts en France Symbole de repérage

Liens externes Une journée en forêt de Sourdun : tout connaître du martelage (reportage photographique - 15 images avec commentaire).

https://www.onf.fr/onf/+/1b7f::in-silva-une-journee-en-martelage-avec-une-technicienne-forestiere-territoriale.html Une journée en martelage avec une technicienne forestière territoriale], sur le site de l'Office national des forêts.

Catégorie:Sylviculture