George Cooper Stevens est un réalisateur, producteur, scénariste et directeur de la photographie américain, né le à Oakland (Californie) et mort le à Lancaster (Californie).
Réalisateur prolifique, il laisse comme films notables Une place au soleil (1951), L'Homme des vallées perdues (1953), Géant (1956) et Le Journal d'Anne Frank (1959). Alors que plusieurs de ses œuvres sont nommées ou récompensés aux Oscars, il est lui-même par deux fois récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur, en 1952 pour Une place au soleil et en 1957 pour Géant.
Biographie Famille vignette|Avec son fils Georges Stevens Jr. et Dimitri Tomkin George Stevens est né d'une famille d'acteurs de théâtre: Landers Stevens et Georgie Cooper qui avaient leur propre troupe de théâtre, la Ye Liberty Playhouse, à Oakland. Il se marie deux fois : d'abord avec de 1930 à 1947, puis avec Joan McTavish de 1968 jusqu'à sa mort.
De son premier mariage naît George Stevens Jr., qui devient par la suite producteur, scénariste et réalisateur. En 1984, il tourne un film en hommage à son père George Stevens: A Filmmaker's Journey.
Débuts de carrière George Cooper Stevens commence sa carrière comme directeur de la photographie du Hal Roach Studio's sur de nombreux courts métrages de Laurel et Hardy et collabore notamment avec Leo McCarey et James Parrott.
Le réalisateur de films à succès vignette|gauche|George Stevens et Barbara Bel Geddes lors du tournage de Tendresse (I Remember Mama)
En 1935, Katharine Hepburn fit appel à lui pour diriger son film, Désirs secrets (Alice Adams) d'après le roman de Booth Tarkington; c'est le début du succès en tant que réalisateur. Deux ans plus tard en 1937, Stevens dirigea à nouveau Katharine Hepburn dans une adaptation de la pièce de théâtre de J.M.Barrie, Pour un baiser (Quality Street). Sa collaboration avec Katharine Hepburn s'achève en 1941, par le tournage de La Femme de l'année () avec Spencer Tracy, premier film que les deux acteurs ont fait ensemble.
Toujours en 1935, il réalise un film La Gloire du cirque (Annie Oakley) avec Barbara Stanwyck dans le rôle principal.
En 1936, il tourne l'un des meilleurs films du couple Fred Astaire-Ginger Rogers, Sur les ailes de la danse (Swing Time).. En 1937, toujours avec Fred Astaire en compagnie de Joan Fontaine, George Burns et Gracie Allen, il réalise le film Une demoiselle en détresse (A Damsel in Distress) sur une musique de George Gershwin.
En 1939, il réalise et produit un film Gunga Din, d'après un poème de Rudyard Kipling, avec Cary Grant, Joan Fontaine, Victor McLaglen, Douglas Fairbanks Jr.
Avant de s'engager dans l'armée, il tourne trois nouveaux succès La Chanson du passé (Penny Serenade), La Femme de l'année (Woman of the Year ) et déjà cité, Plus on est de fous (The More the Merrier).
Le documentariste de la Seconde Guerre mondiale Comme d'autres anti-nazis, il quitte sa carrière pour s'engager, lors de la Seconde Guerre mondiale, dans les services cinématographiques de l'armée américaine avec le grade de Lieutenant Colonel.. Il participe à la production de films destinés à l'instruction des GI's, souvent mal préparés au début de la participation des États-Unis à la Seconde Guerre mondiale. Il filme le débarquement de Normandie. et également la libération du camp de concentration de Dachau..... ce qui le marquera durablement.. ; selon l'éditeur François Guérif, .. Certains extraits seront projetés lors du procès de Nuremberg.... Parallèlement, il tourne un journal intime ayant pour objet cette période. Ces bobines, au nombre de 14, resteront inconnues jusqu'à son décès ; c'est son fils, George Stevens Jr., qui les découvre en explorant le grenier de la résidence son père..
Retour à Hollywood et fin Revenu aux États-Unis, il fonde avec William Wyler et Frank Capra la société de production Liberty Film qui fait faillite en 1948.
George Stevens retourne à la comédie et avec Irene Dunne, il réalise en 1948 Tendresse (I Remember Mama), adaptation du roman Mama's Bank Account de Kathryn Forbes. George Stevens y fait preuve de sa maestria; c'est le succès, un succès qui couvre un budget de de dollars.
Puis il est engagé par la Paramount, pour laquelle il réalise trois films. Il met d'abord en scène Une place au soleil (A Place in the Sun), adaptation du roman Une tragédie américaine de Theodore Dreiser, avec trois grands acteurs : Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters ; le film remporte six Oscars, dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté. Il tourne ensuite L'Ivresse et l'Amour (Something to Live For), avec Joan Fontaine. Enfin, il est derrière l'un des westerns les plus remarquables, L'Homme des vallées perdues (Shane) d'après le roman de Jack Schaefer, avec Alan Ladd. L'Homme des vallées perdues est inscrit au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès en 1993, pour .
La Warner Bros l'engage, pour laquelle il tourne, en 1956, le film Géant (Giant), adaptation du roman d'Edna Ferber, avec en vedette Elizabeth Taylor, Rock Hudson, et James Dean, dont ce fut le dernier rôle avant son décès à la suite d'un accident automobile.
vignette|George Stevens lors d'une conférence de presse à l'Amstel Hotel, le , à propos du film Le Journal d'Anne Frank alors bientôt tourné à Amsterdam.
La Twentieth Century Fox, ayant obtenu les droits pour l'adaptation de la pièce de théâtre de Frances Goodrich et Albert Hackett, Le Journal d'Anne Frank (The Diary of Anne Frank), fait appel à George Stevens pour réaliser le film, qui sortira en 1959, avec en vedette Millie Perkins, Joseph Schildkraut et Shelley Winters. Le Journal d'Anne Frank remporte trois Oscars et demeure son dernier grand succès.
Il se lance dans une super production pour l'United Artists relatant la vie de Jésus Christ d'après un roman de Fulton Oursler, La Plus Grande Histoire jamais contée (The Greatest Story Ever Told). Le film, d'une durée de quatre heures et malgré une distributions prestigieuse , est un échec.
Il tourne un dernier film Las Vegas, un couple (The Only Game in Town) qui sort en 1970 et s'avère être un nouvel échec, malgré la présence d'Elizabeth Taylor et de Warren Beatty.
Amer, Georges Stevens se retire du cinéma et le , il meurt des suites d'un infarctus dans son ranch à Lancaster (Californie). George Stevens repose au Forest Lawn Memorial Park (Hollywood Hills) de Los Angeles. Ses archives sont consultables à la .
Filmographie Comme directeur de la photographie
1923 : Laurel dans la jungle (Roughest Africa) de Ralph Ceder 1924 : Battling Orioles de Fred Guiol et Ted Wilde 1924 : The White Sheep de Hal Roach 1925 : Looking for Sally de Leo McCarey 1925 : Black Cyclone de Fred Jackman 1925 : No Man's Law de Del Andrews 1926 : The Devil Horse de Fred Jackman 1926 : The Desert's Toll de Clifford Smith 1927 : de Clifford Smith 1927 : En plein méli-mélo (Slipping Wives) de Fred Guiol 1927 : The Honorable Mr. Buggs de Fred Jackman 1927 : Sans loi (No Man's Law) de Fred Jackman 1927 : Lightning de James C. McKay 1927 : Poursuite à Luna-Park (Sugar Daddies) de Fred Guiol et Leo McCarey 1927 : The Girl From Gay Paree de Phil Goldstone et Arthur Gregor 1927 : Les Forçats du pinceau (The Second 100 Years) de Fred Guiol 1927 : Un ancien flirt (Love 'Em and Weep) de Fred Guiol 1927 : Mon neveu l’Écossais (Putting Pants on Philip) de Clyde Bruckman 1927 : Love 'Em and Feed 'Em de Clyde Bruckman 1927 : La Bataille du siècle (The Battle of the Century) de Clyde Bruckman 1928 : Pass the Gravy de Fred Guiol et Leo McCarey 1928 : Laissez-nous rire (Leave 'Em Laughing) de Clyde Bruckman 1928 : Laurel et Hardy constructeurs (The Finishing Touch) de Clyde Bruckman et Leo McCarey 1928 : Came the Dawn d'Arch Heath et Leo McCarey 1928 : Blow by Blow de Leo McCarey 1928 : Tell It to the Judge de Leo McCarey et Hal Yates 1928 : La Minute de vérité (Their Purple Moment) de James Parrott 1928 : Should Women Drive? de Leo McCarey 1928 : Un homme à boue (Should Married Men Go Home?) de James Parrott et Leo McCarey 1928 : Le valet casse tout (Early to Bed) de Emmett J. Flynn 1928 : Do Gentlemen Snore? de Leo McCarey 1928 : All Parts d'Hal Yates 1928 : V'là la flotte (Two Tars) de James Parrott 1928 : Feed 'em and Weep de Fred Guiol et Leo McCarey 1929 : Vive la liberté (Liberty) de Leo McCarey 1929 : Y a erreur ! (Wrong Again) de Leo McCarey 1929 : C'est ma femme (That's My Wife) de Lloyd French 1929 : Œil pour œil (Big Business) de James W. Horne et Leo McCarey 1929 : On n'a pas l’habitude (Unaccustomed As We Are) de Lewis R. Foster et Hal Roach 1929 : Hurdy Gurdy de Leo McCarey 1929 : Son Altesse Royale (Double Whoopee) de Lewis R. Foster 1929 : La flotte est dans le lac (Men O'War) de Lewis R. Foster 1929 : Ils vont faire boum ! (They Go Boom!) de James Parrott 1929 : Une saisie mouvementée (Bacon Grabbers) 1929 : Derrière les barreaux (The Hoose-Gow) de James Parrott 1929 : Un amour de chèvre (Angora Love) de Lewis R. Foster 1930 : La Vida nocturna de James Parrott 1930 : Radiomanía de James Parrott 1930 : Noche de duendes de James Parrott 1930 : Ladrones de James Parrott 1930 : Les Deux Cambrioleurs () de James Parrott 1930 : Quelle bringue ! (Blotto) de James Parrott 1930 : Les Bons Petits Diables (Brats) de James Parrott 1930 : En dessous de zéro (Below Zero) de James Parrott 1930 : La Maison de la peur (The Laurel-Hardy Murder Case) de James Parrott 1930 : Doctor's Orders d'Arch Heath 1930 : Bigger and Better d'Edgar Kennedy
Comme réalisateur
1930 : Ladies Last 1931 : Blood and Thunder 1931 : High Gear 1931 : Air-Tight 1931 : Call a Cop! 1931 : Mama Loves Papa 1931 : The Kickoff 1932 : Who, Me? 1932 : The Finishing Touch - également scénariste 1932 : Boys Will Be Boys 1933 : A Divorce Courtship 1933 : Family Troubles - également scénariste 1933 : Rock-a-Bye Cowboy - également scénariste 1933 : Should Crooners Marry 1933 : The Cohens and Kellys in Trouble 1933 : Room Mates 1933 : Quiet Please! - également scénariste 1933 : Flirting in the Park - également scénariste 1933 : What Fur - également scénariste 1933 : Grin and Bear It - également scénariste 1934 : Ocean Swells 1934 : The Undie-World 1934 : Kentucky Kernels 1934 : Cracked Shots 1934 : Hollywood Party de Roy Rowland (non crédité) 1934 : Bachelor Bait 1935 : Hunger Pains 1935 : Laddie 1935 : The Nitwits - également scénariste 1935 : Désirs secrets (Alice Adams) 1935 : La Gloire du cirque (Annie Oakley) 1936 : Sur les ailes de la danse (Swing Time) 1937 : Pour un baiser (Quality Street) 1937 : Une demoiselle en détresse (A Damsel in Distress) 1938 : Mariage incognito (Vivacious Lady) - également producteur 1939 : Gunga Din - également producteur 1940 : L'Angoisse d'une nuit (Vigil in the Night) - également producteur 1941 : La Chanson du passé (Penny Serenade) - également producteur 1942 : La Femme de l'année (Woman of the Year) 1942 : La Justice des hommes (The Talk of the Town) - également producteur 1943 : Plus on est de fous (The More the Merrier) - également producteur 1945 : (documentaire) 1945 : (documentaire) 1948 : La Folle Enquête (On Our Merry Way) de Leslie Fenton et King Vidor (non crédité) 1948 : Tendresse (I remember Mama) - également producteur 1951 : Une place au soleil (A Place in the Sun) - également producteur 1952 : L'Ivresse et l'Amour (Something to Live For) - également producteur 1953 : L'Homme des vallées perdues (Shane) - également producteur 1956 : Géant (Giant) - également producteur 1959 : Le Journal d'Anne Frank (The Diary of Anne Frank) - également producteur 1965 : La Plus Grande Histoire jamais contée (The Greatest Story Ever Told) - également scénariste et producteur 1970 : Las Vegas, un couple (The Only Game in Town)
Comme scénariste 1930 : Doctor's Orders, court-métrage d'Arch Heath 1932 : Yoo-Hoo, court-métrage de James W. Horne 1932 : Hesitating Love, de James W. Horne