Les médias en Ukraine sont l’ensemble des médias présents sur le territoire de l'Ukraine.

Histoire

Durant la période soviétique, tous les médias étaient créés, possédés et contrôlés par l’État. Sur le territoire de la RSS d’Ukraine ils furent tous unifiés et leur nombre était limité par le Parti communiste. L’outil médiatique le plus répandu sur le territoire ukrainien était la presse écrite : chaque région possédait au moins deux journaux, un titre politique et un titre dont l'objet était plus récréatif. Tous les médias étaient utilisés comme une arme politique et comme une machine de propagande communiste et, de plus, toute tentative de liberté d'expression était réprimée. Durant l'été 1990, des lois qui avaient pour but d’augmenter le niveau de la liberté des médias ont été prises.

En 1991, après la dissolution de l’URSS et la proclamation de l'indépendance de l’Ukraine, les médias indépendants ont commencé à se développer, dont un nombre important de médias privés qui profitaient d’une situation politique chaotique. La situation a évolué à la suite de l'élection présidentielle de 1994 à cause d'un développement de la centralisation. La majorité des chaînes de télévision ont été privatisées et c’est à ce moment que les oligarques ont pris la main sur les médias.

En 2004, l’Ukraine entre dans une nouvelle ère dans le domaine des médias. Sous le président Viktor Iouchtchenko, des réformes ont été prises : plus de liberté des médias et moins d’influence gouvernementale et oligarchique.

En 2010, un changement radical a concerné la liberté des médias. L’Ukraine est revenue à la situation de 1991 ; des assassinats de journalistes se sont produits régulièrement. Cependant, grâce au changement politique de la révolution d'Euromaidan en 2014, l’Ukraine a remonté dans le classement mondial de la liberté de la presse de Le rapport de RSF sur l'Ukraine.

Liste des principaux médias présents en Ukraine En 2019, les médias les plus importants par différents types de médias sont MOM project de RSF Selon le site de diffusion en direct de chaîne de radios :

Presse écrite

Par ordre d'audience, d'après les chiffres de 2016Classement du MOM project de RSF : Segodnia Fakty i Kommentarii (Факты и комментарии), journal russophone ; cesse d'être distribué après 2014. Vesti Argumenty i fakty Komsomolskaïa Pravda Ukraine (chaîne de télévision) Korrespondent Ekspress gazeta Gazeta po-ukraïnski Dengi Fokus Novoe Vremia (Новое Время), magazine d'actualité politique et sociale russophone ; parution depuis 2014. Delovaya stolitsa

Autres Ukrinformsite internet de Uktinform, agence de presse d'État. Capital News (Столичные новости)site internet de Capital News Komanda (Команда) Podrobnosti (Подробности)site internet de Podrobnosti Avtobazar (Автобазар)site internet de Avtobazar Media Groupe Ukraine (Медіа Група Україна)site inernet de Media Groupe Ukraine United Media Holding groupsite de United Medi Holding Group Berezil, trimestriel littéraire.

Radio Radio Shansonsite internet de Radio Shanson, Avtoradiosite internet de Avtoradio Radio Era FMsite internet de Radio Era FM Zakarpattya FMsite internet de Zakarpattya FM Hit FM 96.6site internet de Hit FM 96.4 Radio Relax

Télévision TSN (ТСН) site internet de TSN Obozrevatel (Обозреватель) site internet de Obozrevate RBK Ukraine (РБК Украины)site internet de RBK Ukraine Chaîne 24 (24 канал)site internet de Chaîne 24 StarLightMediasite internet de StarLightMedia Media Groupe Ukraine (Медіа Група Україна) Pryamiy kanal

Internet Censor (цензор) site internet de Censor TSN (ТСН) Obozrevatel (Обозреватель) Media Groupe Ukraine (Медіа Група Україна) United Media Holding group

Cadre légal et institutionnel Loi

La liberté d'expression en Ukraine est un droit qui autorise tout le monde à rechercher, recevoir, transmettre, produire et diffuser librement des informations, de n’importe quelle manière, cette loi est garantie par la Constitution.

L’article 34 de la Constitution ukrainienne indique« Каждому гарантируется право на свободу мысли и слова, на свободное выражение своих взглядов и убеждений. Каждый имеет право свободно собирать, хранить, использовать и распространять информацию устно, письменно или иным способом - по своему выбору.

Осуществление этих прав может быть ограничено законом в интересах национальной безопасности, территориальной целостности или общественного порядка с целью предотвращения беспорядков или преступлений, для охраны здоровья населения, для защиты репутации или прав других лиц, предотвращения разглашения информации, полученной конфиденциально, или обеспечения авторитета и беспристрастности правосудия. ».juristoff, 2013. :

« Le droit à la liberté de pensée et d'expression est garanti à tous. Toute personne a le droit de collecter, de stocker, d'utiliser et de diffuser librement des informations oralement, par écrit ou par d'autres moyens, à son choix. L'exercice de ces droits peut être restreint par la loi dans l'intérêt de la sécurité nationale, de l'intégrité territoriale ou de l'ordre public afin de prévenir les troubles ou les crimes, de protéger la santé publique, de protéger la réputation ou les droits d'autrui, d'empêcher la divulgation des informations reçues de manière confidentielle, ou de garantir l'autorité et l'impartialité de la justice. »

Cet article est lié au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui impose que toute personne a droit à la liberté de pensée, à la libre expression de ses opinions (art. 18 et 19). L'article 34 de la Constitution interagit étroitement avec les articles 21, 23, 31, 32, 35. Il peut être considéré comme un développement et une concrétisation certaine des dispositions de la partie 3 de l'article 15 qui protège la mise en œuvre de la censure en Ukraine. Il garantit la liberté spirituelle et créatrice, non limitée par une idéologie obligatoire. Les dispositions de l'article garantissent l'accès des médias aux partis et mouvements politiques, aux organisations publiques, aux syndicats et à chaque personne.

La place de l'Ukraine à l'indice de liberté de la presse variait de 112/134 en 2002 à 89/169. En 2017, l’Ukraine a obtenu une place de liberté de la presse de 102 sur 180, améliorant de cinq points le résultat de l’année dernière.

Service public

Le paysage médiatique en Ukraine est essentiellement constitué de médias privés détenus par des oligarques. Pour éviter cette influence excessive des propriétaires, le but de l’Ukraine est de développer un service public médiatique qui serait plus transparent. Ce service public va permettre de créer une plateforme d’informations fiables et les plus neutres possibles sans influences extérieures, notamment celles des différents partis politiques et des intérêts privés. La réalisation du projet a nécessité la mise en place de nombreuses lois. Ainsi en 2015, après de débat, la loi portant modification à la mise en place du diffuseur UA:PBC est entrée en vigueur en étant signée par le président Porochenko le . Les conditions ont ainsi été créées pour l’instauration d’un service audiovisuel public basé sur le modèle de l’Europe occidentale rapport de RSF ‘’La réalité après l’Euromaidan: la situation des journalistes et des médias en Ukraine’’, juin 2016, ..

D'après cette loi, le nouveau diffuseur doit être une société publique par actions détenue à 100 % par l’État ukrainien. En raison de l'opacité du paysage médiatique ukrainien cette réforme tarde à être appliquée . En outre, d’après le directeur général de la nouvelle société qui a pour tâche de mettre en œuvre la réforme, la nouvelle loi devrait accorder à ce service public 1,1 milliard de hryvnias par an, alors qu'en 2015 seule la moitié de ce montant ( de hryvnia) a été perçue. Pour cette raison, il considère comme une difficulté d'être dépendant à 100 % de l'État ukrainien. Toutefois, la chaîne compte obtenir d’euros d’aide de l’UE en 2016 pour réformer des rédactions régionales et les convertir en un réseau national rapport de RSF ‘’La réalité après l’Euromaidan: la situation des journalistes et des médias en Ukraine’’, juin 2016.

Protection des journalistes

La liberté de la presse est souvent négligée et non respectée. Plusieurs journalistes ont été soit incarcérés, soit assassinés pour leurs idées antigouvernementales. Parmi les victimes, on trouve plusieurs journalistes ukrainiens, dont Oles Bouzina, Gueorgui Gongadzé, Viacheslav Veremïï, ainsi que le journaliste russe Pavel Cheremet. Par ailleurs, pour limiter l’accès de la population ukrainienne aux critiques des journalistes européens de son gouvernement, le président ukrainien Petro Porochenko a expulsé du territoire ukrainien des journalistes de la BBC, dont Steve Rosenberg et Emma Wells avec leur équipe de tournage, ainsi que les reporters espagnols Angel Sastre et Antonio Pampliega. De nombreux États ont exigé des explications pour l'expulsion de leurs journalistes. Le président Porochenko a affirmé dans la plupart des cas que ces journalistes appelaient à la violence et au non-respect des lois ukrainiennes comme le service militaire obligatoire. Il affirmait aussi, sans preuve, que les journalistes en question appellent à des actions de terrorisme contre le gouvernement.

Les entreprises ukrainiennes et les sites web gouvernementaux sont fréquemment victimes d'attaques informatiques. Les observateurs notent que la plupart des attaques semblent provenir de Russie et des collectifs de pirates tels que le cyber-berkanais prorusse et les nationalistes ukrainiens. Cyber Forces ont altéré les sites Web et divulgué des informations pour discréditer leurs ennemis : le Président Porochenko avait précédemment accusé la Russie de mener une cyberguerre secrète contre l'Ukraine. En , Porochenko a insinué que la Russie avait lancé au moins six mille cyberattaques contre des sites internet ukrainiens en l'espace de deux mois.

Les autorités emprisonnent les utilisateurs pour une expression séparatiste et extrémiste dans les médias pour mettre fin aux idées anti-Ukrainiennes. Il y a également eu des cas où l’on a utilisé la violence physique, par exemple le meurtre du journaliste Pavel Cheremet à Kyïv. Pavel Cheremet du site Internet Ukrayinska Pravda a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Kiev, probablement en représailles de ses reportages. Sheremet écrivait des rapports sur la corruption et les violences du gouvernement, ces rapports journalistiques touchaient l’Ukraine, la Russie et la Biélorussie. En , des gardes de sécurité devant le siège du chef du gouvernement régional de Zaporijjia ont attaqué des journalistes qui filmaient pour leur plateforme anticorruption en ligne Nashi Groshi (Notre argent).

Modèles économiques Information payante en Ukraine – les consommateurs des médias

La plupart des propriétaires des groupes médiatiques sont des oligarques, la nation est au courant. 76 % du marché est contrôlé par des oligarques dont les plus grands sont : Petro Porochenko (Président) qui lui par exemple possède Canal 5, une grande chaîne TV ukrainienne ; Ihor Kolomoïsky, Rinat Akhmetov, Viktor Pintchouk (le plus puissant sur le marché des médias) et Dmytro Firtash. Il y a notamment une rivalité entre les groupes d’oligarques. Leur but est d’influencer les lecteurs et les téléspectateurs en fournissant des informations en leur faveur. En Ukraine, les oligarques contrôlent la majorité des secteurs des médias. Ce système est en lien avec la ploutocratie.

L’Ukraine reste un pays où les droits humains sont pas très respectés, bien que le pays soit libre dans ce domaine par rapport à la Russie, la liberté d’expression est très limitée.

Article d’Euromaidanpress.

5 à 10 % des articles contiennent de la propagande ; les journalistes donnent l’apparence d’être objectifs mais finalement on ne se rend pas compte mais en réalité, c’est une campagne ; le coût de cet article est de 7 à 8 fois plus important qu'une publicité normale.