Louis-Alphonse Hyrvoix, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un négociant puis fonctionnaire français.
Il est connu pour avoir été le chef du service de protection de Napoléon III en tant qu'« inspecteur général de police des résidences impériales » entre 1854 et 1867.
Biographie
Né le dans l'ancien 1 arrondissement de ParisArchives de Paris, état civil reconstitué, V3E/N 1186 (vue 19 sur 50)., Louis-Alphonse Hyrvoix est le fils de Marie-Anne Ducrot et de François-Antoine-Alphonse HyrvoixArchives départementales du Val-de-Marne, état civil de Saint-Mandé, registre des mariages de 1847, acte (vue 180 sur 378). (1786-1874)Archives de Paris, état civil du 8 arrondissement, registre des décès de 1874, acte (vue 28 sur 31)., entrepreneur de convois civils et militaires.
Entre 1827 et 1837, Alphonse Hyrvoix est l'un des élèves de l'institution MassinDix Ans de l'Institution Massin au concours général, Paris, s.d. , ..
Le , à Saint-Mandé, Alphonse Hyrvoix épouse sa nièce Marie-Léonie-Constance Barbier Saint-Ange (1830-1854). Il est alors fermier de l'octroi à Tours. Il occupe un poste similaire à Saint-ÉtienneLa Gazette de France, octobre 1849, . à partir de l'année suivanteArchives départementales du Val-de-Marne, état civil de Saint-Mandé, registre des naissances de 1848, acte (vue 222 sur 394)..
Bonapartiste dès avant le Second Empire, « Hyrvoix jeune » est l'un des membres fondateurs et administrateurs de la Société du Dix-Décembre, créée en 1849 et présidée par le général PiatLa Presse, 31 mars 1850, .. En , l'un des employés d'Hyrvoix à l'octroi de Saint-Étienne affirme avoir été renvoyé en raison de son refus de signer la pétition pour la révision de la Constitution (afin de rendre Louis-Napoléon Bonaparte, président sortant, rééligible pour un second mandat)Le Siècle, 21 juin 1851, , et 2 juilleT 1851, ..
Au début du Second Empire, Alphonse Hyrvoix est sous-chef de la police municipale relevant de la préfecture de police de Paris. En , il succède à Barlet au poste de commissaire des résidences impérialesLe Siècle, juin 1854, .. Un décret du lui donne le titre d'« inspecteur général de police des résidences impériales »Le Siècle, 13 juin 1854, .. Le service qu'il dirige désormais est composé d'une trentaine d'agents détachés par la préfecture de police au service de l'EmpereurPayne, ..
Veuf et père de trois fils, Albert, William et Gaston, Hyrvoix entame en 1864 une liaison avec Léonie Léon, qui donnera naissance à un enfant naturel, Léon-Alphonse Léon (1865-1891)Jean-Marie Mayeur, Léon Gambetta. La Patrie et la République, Paris, Fayard, 2008, , note 53..
Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1854, Hyrvoix est élevé aux grades d'officier (1859) puis de commandeur (1864) de cet ordre.
En , la suppression du commissariat aux résidences impériales et la nomination d'Hyrvoix au poste de trésorier-payeur général du Jura semblent indiquer une disgrâceL'Univers, 27 novembre 1867, .. Celle-ci serait due à l'impératrice Eugénie, qui aurait ainsi voulu priver Napoléon III d'un auxiliaire utile à la protection de sa vie privée extraconjugaleLe Figaro, 5 octobre 1870, .. Une autre version des faits, donnée par Arsène Houssaye dans ses Confessions, veut qu'Eugénie se soit offusquée de la franchise avec laquelle le policier aurait rapporté à l'empereur les grondements de la rue à propos de « l'Espagnole »Le XIX siècle, juillet 1885, ..
Resté fidèle à la cause bonapartiste, Alphonse Hyrvoix est victime d'une attaque d'apoplexie le , alors qu'il s'apprêtait à se rendre à l'église Saint-Augustin pour y assister à une messe en mémoire de Napoléon IIILe Gaulois, 10 janvier 1890, .. Il meurt le douze janvier à son domicile du de la rue du RocherArchives de Paris, état civil du 8 arrondissement, registre des décès de 1890, acte (vue 20 sur 31).. Il est inhumé à Saint-MandéGil Blas, 16 janvier 1890, ..
L'aîné de ses fils, Léon-Albert Hyrvoix de Landosle (1848-1932), éphémère sous-préfet de Pontivy au lendemain du 16 mai 1877, secrétaire d'Albert de Mun et gendre d'Octave-Joseph d'Hespel, est connu pour ses travaux historiques.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Howard C. Payne, The Police State of Louis Napoleon Bonaparte, Seattle, University of Washington Press, 1966, . Liens externes
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