Pacifique-Henri Delaporte, né le à Tripoli, mort le à Paris Selon son acte de décès visible sur le site des Archives départementales de Paris, acte 1323. Voir aussi le dossier LH/702/65 de la base en ligne Léonore des archives nationales, dossiers de Légion d'honneur: https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/106740 est un diplomate français.

Biographie Fils de l'orientaliste et diplomate Jacques-Denis Delaporte et d'Ange Thérèse Antoinette Regini (1792-1871).

Pacifique-Henri Delaporte commence sa carrière comme consul élève en septembre 1839 avant d'être nommé attaché puis consul à Tunis en 1840. Par la suite, il est nommé au poste de consul au Caire (1848-1856) et à Bagdad (1861-1864)François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, Karthala, Paris, 2012, . .

Il a mis à profit sa maîtrise des réseaux locaux et des langues orientales pour négocier auprès des khédives d'Égypte et des gouverneurs ottomans. Ces actions diplomatiques, mêlant défense des intérêts français et diplomatie culturelle, lui ont permis d'obtenir les décrets indispensables (firmans) au rayonnement des missions scientifiques et archéologiques françaises de l'époque. Sans l'aval politique du Wali, les diplomates ne pouvaient ni employer d'ouvriers locaux, ni surtout faire escorter les convois d'antiquités à travers des régions tribales parfois instables. Il a notamment découvert en 1862 une riche tombe parthe sur le site antique de BabyloneNicole Chevalier, Henri Pacifique Delaporte (1862) et Babylone, Les dossiers d'archéologie, 2008. Passionné d'antiquités, il s'était constitué une riches collections (botaniques, zoologiques, archéologiques, etc.) qu'il offrit au Muséum national d'histoire naturelle et au LouvreMusée du Louvre, Les Donateurs du Louvre : exposition présentée à Paris, Musée du Louvre, Hall Napoléon, 4 avril-21 août 1989, Ministère de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire, Éditions de la Réunion des musées nationaux (RMN), 1989, . .

Son action diplomatique s'est prolongée par une volonté de faire comprendre le monde arabo-musulman en Occident. Membre de la Société asiatique, il publie à la fin de sa vie (1874) la Vie de Mahomet, d'après le Coran et les historiens arabes. Si l'ouvrage est salué par certains contemporains pour sa modération et son ton objectif, le milieu académique — notamment l'orientaliste Jules Mohl dans le Journal asiatique — note de fortes similitudes, non créditées, avec les travaux plus anciens de Jean Gagnier (1732). Les historiens modernes soulignent que ses écrits visaient à encourager la tolérance, la coexistence pacifique et une meilleure compréhension intellectuelle entre chrétiens et musulmans à la différence de Gagnier. Le livre servira de base d'étude au jeune Charles de Foucauld lors de ses recherches sur l'islam.

Il épouse, en 1848, Cornélie Virginie Gobert (1823-1853). Leur fille, Thérèse Ange Noémie, se marie en 1872 avec Paul Blanchemain.

Publication (lire en ligne)

Membre de la Société asiatique..

Distinctions 1845 1866.

Bibliographie Alain Messaoudi, Les Arabisants et la France coloniale. Annexes, ENS Éditions, Lyon, 2015.

Notes et références

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