Gédéon Kyungu Mutanga, de son vrai nom Gédéon Kyungu Mutanga Wa Bafunkwa Kanonga, connu sous le nom de Gédéon, est un milicien congolais lors de la deuxième guerre du Congo.

Biographie

Entre 2002 et 2006, Gédéon et sa milice maï-maï se livrent à des exactions, des pillages des viols et des tueries de masse, et s'oppose aux forces armées congolaises, dans une région du Katanga surnommée alors par les locaux « le triangle de la mort ». Des actes de cannibalisme leurs sont aussi reprochés.

Gédéon Kyungu se rend aux casques bleus de l'ONU, à Malambwe, le . En 2009, Il est reconnu coupable de crimes contre l'humanité commis pendant et après la deuxième guerre du Congo. Gédéon Kyungu est condamné à mort.

Le , il s'évade d'une prison de Lubumbashi après que des membres de sa milice ouvrent le feu sur les gardiens de la prison. Les autorités de la province du Katanga ont offert une récompense de 100 000$ pour les informations conduisant à son arrestation. Après son évasion de prison, il a formé le Maï-Maï Kata Katanga.

En 2014, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, déclare que « Gédéon et ses fidèles sont des cannibales » et demande au gouvernement central de livrer Gédéon à la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité ».

Le , dans un contexte de tensions électorales, il se rend aux autorités congolaises à Malambwe, accompagné d'environ , dont la majorité sont des enfants. Une cérémonie officielle est organisée à cette occasion, en présence du gouverneur du Katanga Jean-Claude Kazembe. Après la reddition, Gédéon Kyungu est placé en résidence surveillée à Lubumbashi sur décision de Joseph Kabila, décision critiquée par Human Rights Watch et l’ONU comme favorisant l’impunité.

Le , il disparait de sa résidence surveillé profitant d'une incursion armée de ses miliciens dans Lubumbashi.

Notes et références

Catégorie:Cannibalisme dans la république démocratique du Congo Catégorie:Deuxième guerre du Congo Catégorie:Militaire congolais (RDC) Catégorie:Criminel congolais (RDC)