Louis Charles Libaude dit Louis Lormel, né le dans le 1er arrondissement de ParisActe de naissance n° 615 (vue 15/31) avec mention marginale du mariage. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 1er arrondissement, registre des naissances de 1869. et mort le dans le 8e arrondissementActe de décès n° 724 (vue 2/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1922., est un écrivain, poète et marchand d'art français.

Biographie Né de parents originaires d'Abbeville, Louis Charles Libaude fait ses études au collège Sainte-Barbe (Paris), où il a pour condisciple et ami, le futur peintre Émile Bernard« Louis Lormel » par Jean Dorsal [Émile Bernard], dans Revue illustrée, Paris, 25 novembre 1909 — sur Gallica.. Il fait ensuite son Droit et fréquente le Quartier latin. Selon Bernard, ce serait le frère aîné de Louis qui aurait fondé et lancé Le Scapin ( - ), une revue qui allait devenir l'antichambre des symbolistes.

Le mystérieux Émile-Georges Raymond est-il le frère de Louis Charles Libaude ? Probablement, car l'écrivain avait effectivement un frère aîné prénommé Émile né en 1864Acte de naissance n° 1867 (vue 21/21). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 1er arrondissement, registre des naissances de 1864. Émile Libaude, devenu principal clerc d'avoué, est mort célibataire le 8 septembre 1923 à Saint-Maur-des Fossés.. Toujours est-il que sous le nom de plume de Louis Lormel, le jeune Libaude décide de lancer L'Art littéraire en , avec une bande d'amis, Maurice Chemnitz (dit Maurice Chevrier), Francis Jourdain, , rejoints bientôt par Fabien Launay, Léonard Sarluis, George Bottini, Léon-Paul Fargue, Remy de Gourmont et Alfred Jarry qui y publie son premier texte, et qui aide financièrement Lormel ; d'abord bulletin, le périodique devient une revue mensuelleLaurent de Freitas, « Léon-Paul Fargue et Alfred Jarry autour d'une même passion pour la peinture : 1892-1894 », Actes du colloque 2003, in L’Étoile Absinthe , .(lire en ligne) .. Cette revue prend fin en L'Art littéraire, notice bibliographique du Catalogue général de la BNF..

Lormel-Libaude devient ensuite commissaire-priseur, travaillant à Drouot, et démissionne de la compagnie en 1910.

En , Lormel rejoint Émile Bernard qui avait fondé une nouvelle revue trois ans plus tôt, La Rénovation esthétique, à laquelle s'était joint Armand Point et de nombreux jeunes critiques, mais qui se débattaient dans d'interminables polémiques. L'arrivée de Lormel coïncide avec une reprise en main théorique du support qui disparaît en après soixante livraisons« Ténébreux compagnons de toute solitude » : Émile Bernard et la littérature par Neil McWilliam, Collections électroniques de l'INHA — sur openedition.org.. Dans la foulée, Lormel publie Tableaux d'âme chez Edward Sansot. Avec les années, il va se montrer de plus en plus attiré par le spiritisme : il écrivit dans La Revue spirite et chroniquait sur le sujet dans de nombreux revues et journauxLouis Lormel et le psychisme. Les Potins de Paris, 31 mars 1922, p. 13, à ..

Collectionneur et marchand de tableaux, ouvrant même une galerie en 1911 au 17 de l'avenue TrudainePan, revue de l'art libre, Paris, janvier-février 1911, ., Lormel est l'un des premiers acheteurs de Pablo Picasso alors que celui-ci était un quasi inconnu. Lié un temps par contrat à Maurice Utrillo, il organise la première exposition de ce peintre à la galerie Blot (Paris) en . Il revend une partie de son importante collection en 1920Catalogue des Tableaux, Aquarelles, Pastels, Dessins par Anquetin, Charmy, Dufy, P. Dumont, Forain, Foujita, De Groux, Guigou, Guillaumin, Constantin Guys, Jeanès, Ernest Laurent, Lebourg, Marquet, Modigliani, Manzana-Pissarro, Picasso, O. Redon, Utrillo, Vlaminck, etc., composant la collection de M. Louis Libaude dont la vente aux enchères publiques aura lieu à Paris, Hôtel Drouot, Salle n°11, le Mercredi 19 Mai 1920, Bibliothèque numérique de l'INHA..

Le , Lormel revient sur l'histoire des débuts du symbolisme dans Le Gaulois où il publie un témoignage précieux sur Alfred Jarry<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5388975 Le Gaulois], 3 décembre 1921 — sur Gallica.</ref>.

Mort trois mois plus tard à la clinique Turin à l'âge de 52 ansJournal des débats politiques et littéraires, Paris, 16 mars 1922, , Louis Lormel était veuf de Juliette Paquignon, fille d'un pharmacien parisien, depuis novembre 1902Acte de décès n° 1521 (vue 18/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 9e arrondissement, registre des décès de 1902.. Leur fille unique Germaine (1901-1971) épousera le 26 décembre 1922 Paul Mareuse, un des fils de l'archéologue et historien Edgar Mareuse (1848-1926).

Écrits La Convalescence de Bébé, Paris, Guérin, 1889. L'Écuyère, drame en 1 acte et 2 tableaux, Paris, La Phalange, 1908. Tableaux d'âme'', Paris, E. Sansot, 1908Critique littéraire par Albert de Bersaucourt. Les Entretiens idéalisés, cahier 16, 25 janvier 1908, p. 226, à ..

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